Le chef du gouvernement, Saad-Eddine El Othmani, s’est entretenu, mardi (26/06/18) à Rabat, avec le ministre-président wallon, M. Willy Borsus.

Le ministre-président de la Wallonie, Willy Borsus, a salué, le 27 juin à Rabat, les engagements pris par le Maroc en matière de lutte contre le réchauffement climatique, à la lumière de l’adoption de la proclamation de Marrakech, lors de la Conférence mondiale sur le climat (COP22).

Lors de ses entrevues avec le ministre de l’Énergie, des Mines et du Développement durable, Aziz Rabbah, M. Borsus, en visite de travail dans le Royaume du 24 au 27 juin, s’est félicité de l’excellence des relations de coopération entre le Maroc et la Wallonie, rappelant le riche passé minier de la Belgique, en mettant en avant les importants apports et contributions du Maroc au développement de l’activité d’extraction en Belgique par l’envoi de travailleurs immigrés marocains.

M. Borsus a, également, salué les partenariats industriels dans les secteurs innovants de la production et le stockage d’énergie, notamment dans le domaine thermo-solaire, avec des projets de partenariats écosystème entre des entreprises wallonnes et marocaines, soulignant la consécration, en 2014, par la Belgique d’une année de commémoration des 50 ans de l’immigration marocaine en Belgique, et « qui ont honoré une génération qui a fait de la Belgique une des premières puissances industrielles du début du 20e siècle ».

Pour sa part, M. Rabbah a passé en revue les différentes politiques entreprises par le Royaume en matière de développement du secteur énergétique et la prise en compte des besoins industriels en matière de respect de l’environnement, notamment dans le domaine de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables. Il s’est félicité des rapprochements entre l’Office National des Hydrocarbures et des Mines et le Réseau LIEU (Liaison Entreprises-Universités des universités et hautes écoles de Wallonie) en vue de faciliter des collaborations scientifiques et technologiques dans le domaine minier d’une part, et entre l’Agence Marocaine pour l’Efficacité Energétique et le cluster wallon TWEED (Technologie Wallonne Energie – Environnement et Développement durable) pour la formation d’experts conseillers marocains en efficacité énergétique, d’autre part.

Les deux responsables se sont également entretenus sur des sujets de coopération bilatérale dans les domaines du génie minier, de l’efficacité énergétique, du développement durable et des énergies renouvelables. Ils ont convenu de donner une impulsion politique commune afin de soutenir ces initiatives de partenariat et d’encourager de nouvelles collaborations dans les secteurs du développement durable.

Celles-ci pourront se matérialiser par l’organisation de séminaires conjoints lors de la mission économique des trois régions de Belgique, prévue en novembre prochain 2018, ainsi que par des actions soutenues par les deux gouvernements. Les deux ministres ont également convenu de poursuivre les échanges afin d’aboutir à une entente qui pourra être signée durant ladite mission par M. Rabbah et son homologue Pierre-Yves Jeholet, vice-président du gouvernement de la Wallonie et Ministre de l’Economie, de l’Industrie, de la Recherche, de l’Innovation, du Numérique, de l’Emploi et de la Formation.

Sur le plan bilatéral, les deux responsables ont affiché leur volonté d’œuvrer à leur consolidation et à leur diversification. Ils se sont également réjouis de la convergence de leurs vues sur la question du développement économique et durable.

Le Conseil de gouvernement, réuni le 21 juin sous la présidence du chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmani, a adopté le projet de loi No 49/17 relatif à l’évaluation environnementale, a indiqué le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et la Société civile, Mustapha El Khalfi.

Présenté par le ministre de l’Energie, des Mines et du Développement durable, ce projet de loi qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la loi-cadre No 12/99 portant Charte nationale de l’environnement et du développement durable, vise à surmonter certaines lacunes qui ont vu le jour lors de l’application de la loi No 12/03 relatif à l’étude d’impact sur l’environnement, dont le non recours aux études d’impact sur l’environnement pour certains projets polluants et la non-conformité du système de contrôle avec l’évolution institutionnelle qu’a connu la police environnementale.

Le projet vise également à mettre en place un mécanisme juridique pour l’évaluation de l’impact environnemental des politiques publiques, des stratégies, des programmes et des plans de développement, ce qui permettra d’intégrer en amont les impacts et les grands défis ayant trait à la dimension sociale, environnementale et économique dans le processus de prise de décision dans le domaine de la planification stratégique.

Parmi les nouveautés de ce texte, on peut citer l’obligation de soumettre à l’évaluation stratégique environnementale les politiques, les stratégies, les programmes, les plans et les schémas de développement sectoriel ou régional qui sont susceptibles d’avoir des impacts sur l’environnement, la définition des modalités de l’étude de l’évaluation environnementale stratégique et le recours à la consultation publique, le renforcement des rôles des commissions par la création des sous-commissions régionales, en plus de l’adoption de l’audit environnementale prévu dans la loi-cadre précitée.

Après une première édition tenue à Marrakech en 2017, c’est au tour de la capitale administrative ivoirienne Yamoussoukro d’accueillir la deuxième édition du «Green Africa Innovation Booster» (GreenAIB), une plateforme de rencontres, d’échanges et de promotion de l’innovation verte itinérante en Afrique.

Organisée par l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles du Maroc (IRESEN), en partenariat avec l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Côte d’Ivoire (INP-HB), les travaux de la 2e édition se dérouleront les 26 et 27 juin courant, avec la participation de plusieurs personnalités et académiciens de différents pays africains, ainsi que d’acteurs de la recherche & développement et de l’innovation en énergies renouvelables en Afrique. Au total, ce sont plus de 100 startups et 1.000 participants qui se réuniront sur cette plateforme autour de conférences, de tables-rondes et d’un espace d’expositions.

Le GreenAIB prévoit également le «Green Africa Innovation Contest», un concours annuel qui vise à renforcer l’esprit d’innovation verte entre opérateurs africains.
En organisant cette compétition, souligne un communiqué de l’IRESEN, l’Institut entend promouvoir l’excellence en matière d’énergie verte et soutenir la recherche et développement ainsi que l’innovation en Afrique. Pour cela, plusieurs sessions de pitching seront organisées pour des porteurs de projets venant du monde entier.

Le concours d’Innovation «Green Africa Innovation Contest» récompensera trois catégories : «Les meilleures startups innovantes», «Le meilleur projet R&D innovant» et «La meilleure thèse de doctorat».

Le Maroc et le Burkina Faso ont signé récemment à Rabat une convention-cadre de partenariat visant le développement de projets d’énergies renouvelables dans les deux pays, a indiqué l’Agence marocaine pour l’énergie solaire (MASEN) dans un communiqué.

Signée par le président de MASEN, Mustapha Bakkoury et le ministre burkinabé de l’Energie, Bachir Ismaël Ouedraogo, cette convention vise à renforcer le socle de coopération entre les deux pays dans le domaine des énergies renouvelables à travers notamment l’échange d’informations, d’expertises, d’expériences et de savoir-faire.
Elle constituera ainsi la plateforme des échanges entre les deux parties, en vue de porter la pénétration des énergies renouvelables dans le mix énergétique à des niveaux appréciables.

A cette occasion, M. Bakkoury a affirmé que « chez Masen, nous croyons fermement que le partage d’expertise et de savoir-faire avec nos voisins du Sud et du Nord, est essentiel au développement technologique et économique des énergies renouvelables, afin d’en faire des technologies compétitives et accessibles ».

Le ministre burkinabé de l’Energie a effectué une visite officielle au Maroc, du 07 au 09 juin, au cours de laquelle il a eu une série de rencontres avec des responsables marocains en charge du secteur de l’énergie.
Cette visite fait suite à l’accord de coopération dans les domaines de l’énergie, des mines et de la géologie signé récemment par le ministre de l’Énergie, des mines et du développement durable, Aziz Rabbah, et le ministre burkinabé du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat Harouna Kaboré.

Cet accord fixe le cadre de la coopération entre les deux pays dans les domaines de l’énergie, des mines et de la géologie notamment en matière d’échange d’informations, d’expertise, d’expériences et de savoir-faire dans ces domaines.
Dans le cadre de cette visite, M. Ouedraogo a eu des entretiens avec le Directeur Général de l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE) Saïd Mouline, axés sur le développement de la coopération entre le Maroc et le Burkina Faso dans le domaine de l’efficacité énergétique.

Le ministre burkinabé a également visité le complexe solaire Noor Ouarzazate et s’est dit « émerveillé » par la taille et la qualité de l’investissement. Il a fortement apprécié cette performance du Maroc en la qualifiant de « fierté africaine ».

La Fédération de l’Energie vient d’accueillir quatre nouveaux membres en 2018.

Il s’agit de :

  •  Enel/Endesa
  •  Aveo
  •  Voltalia
  •  Norton Rose Fulbright.

Dans le cadre de sa stratégie de développement au Maroc et en Afrique, Eaton, leader mondial en gestion de l’énergie électrique, vient d’annoncer la signature d’un accord avec l’entreprise Schiele-Maroc, qui dispose d’une expertise locale et à l’international dans le secteur de la distribution de produits électriques et électroniques ainsi que l’ingénierie industrielle.

Ce partenariat stratégique permettra à Eaton-Maroc de vendre ses produits et solutions dans tout le Royaume, d’assurer la disponibilité de ses produits et de renforcer la proximité clients, ont précisé les deux entreprises dans un communiqué conjoint. De par son historique au Maroc et son expertise professionnelle dans la distribution électrique, Schiele-Maroc est un partenaire de choix qui accompagnera Eaton à développer ses parts de marchés et à renforcer sa présence au Maroc principalement dans les secteurs tertiaire et industriel, pour les activités de distribution de produits électriques et tableaux de distribution électriques en basse tension.

Ayant pour priorité la sécurité des personnes et des biens, Eaton s’appuie sur les compétences de ce partenaire pour fournir à ses clients des solutions de qualité, sûres et conformes aux standards de sécurité requis par le secteur électrique. Depuis sa présence au Maroc en 2007, Eaton dirigée par M. Kassem Benhaddou, Directeur Général Afrique du Nord et Afrique Francophone, a réussi à multiplier par dix ses ventes et ses effectifs.

Eaton souhaite inscrire sa démarche dans la dynamique de développement de l’économie marocaine en fournissant des solutions adaptées aux différents besoins du marché actuel, telles les énergies renouvelables, les infrastructures, l’industrie et aussi le tertiaire, a expliqué la même source. Eaton-Maroc dispose d’un site de production au Midparc de Casablanca s’étendant sur une superficie de plus de 15 000 m² de terrain, et emploie 300 personnes. Cette usine représente un site de production pilote des packs et systèmes de batteries de stockage énergétique, en plus d’autres produits comme les disjoncteurs hydromagnétique, les accessoires onduleurs et les cartes électroniques.

Présent au Maroc depuis près de 25 ans, Schiele-Maroc compte parmi les leaders dans le secteur de la distribution électrique, la fabrication des tableaux et armoires électriques ainsi que le développement de solutions pour l’automatisme, le contrôle industriel, les énergies renouvelables et les télécommunications. A travers ses 160 collaborateurs, dont 30 ingénieurs, Schiele-Maroc offre à sa clientèle une expertise pointue et une valeur ajoutée locale pour développer leur gain de productivité.

De même, ses succursales présentes à Agadir, Tanger et Fès permettent une large couverture et favorisent une proximité et réactivité pour répondre aux besoins de sa clientèle. Schiele-Maroc s’est aussi forgé une solide expérience en Afrique de l’Ouest concrétisée par la création de sa filiale Schiele Côte d’Ivoire en 2016. Installée en Afrique depuis 1927, Eaton dispose de bureaux en Afrique du Sud, au Kenya, en Ethiopie, en Côte d’Ivoire, au Maroc et au Nigeria, avec plus de 60.000 m² d’espace de fabrication situé en Afrique du Sud et au Maroc.

Eaton propose un large portefeuille complété par des produits et services «made for Africa». Egalement 900 employés d’Eaton et de nombreux distributeurs dans la région se sont voués à la croissance et à la transformation des entreprises africaines. Eaton est une société de gestion de l’énergie qui a réalisé un chiffre d’affaires de 20,4 milliards de dollars en 2017, elle fournit des solutions économes en énergie qui aident ses clients à gérer efficacement la puissance électrique, hydraulique et mécanique de manière plus efficace, sûre et durable.

Eaton se consacre à l’amélioration de la qualité de vie et de l’environnement grâce à l’utilisation de technologies et de services de gestion de l’énergie. Eaton compte environ 96.000 employés et vend des produits à des clients dans plus de 175 pays.

Geneve, le 12 mars 201.
Images d’illustration autour des bornes Schneider Electric sur le stand Renault au Salon Automobile de Genève 2011. Photo Pierre Albouy.

Après la mise en service des bornes sur ce premier axe autoroutier, l’équipement du réseau Green Miles va se poursuivre jusqu’à Agadir sur une longueur totale reliant la ville du détroit à la capitale de Souss-Massa de 800 km. Y seront installés 37 bornes avec 74 points de recharge de différentes puissances au niveau des aires de repos, tous les 60 km.

À partir de la fin de ce mois de juin, les propriétaires de voitures électriques circuleront sans stress sur les deux sens de l’axe autoroutier Tanger-Casablanca. Entendez, ils trouveront facilement des bornes électriques pour recharger leurs batteries. Partant, ils ne se feront plus de souci à ce sujet. C’est du moins ce que révèle l’IRESEN : « Le réseau Green Miles de bornes de recharge électrique est prêt à hauteur de 85% sur l’axe Tanger-Casablanca. Les quelques bornes qui restent seront installées incessamment et leur mise en service est programmée à la fin du mois de juin ».

Cet axe autoroutier sera donc le premier équipé et ouvert aux usagers. La mise en place du réseau Green Miles se fait dans le cadre d’une approche globale intégrant le couplage avec des ombrières solaires, la communication intelligente entre les bornes et le développement de solutions innovantes prenant en considération toutes les spécificités du contexte socio-économique marocain.

Cette approche est privilégiée pour contribuer à développer le marché local et à créer l’écosystème de la mobilité électrique au Maroc. Autrement dit, les promoteurs du projet, principalement l’IRESEN et Schneider Electric, veulent aller au-delà de la simple installation de bornes de recharge électrique. En effet, à travers Green Miles, ils ont commencé à éveiller la conscience des distributeurs de carburants et de leurs partenaires sur ce projet, sur la nécessité de basculer vers l’énergie solaire qui leur permet de faire des économies substantielles sur leurs factures. Résultat: nombre d’entre eux, à commencer par les réseaux Afriquia et Shell, sont en train de revoir toutes les installations de leurs stations-services.

La Banque mondiale a annoncé, le 12 juin, un appui additionnel de 125 millions de dollars en faveur du développement de technologies solaires innovantes au Maroc. Ce financement, auquel contribue le Fonds pour les technologies propres à hauteur de 25 millions de dollars, soutiendra le développement et la construction des centrales de Noor-Midelt I et II, qui cumuleront à terme une capacité de 600 à 800 MW.

Ces installations constitueront le deuxième complexe solaire thermodynamique à concentration (CSP) construit dans le cadre du Plan solaire marocain Noor. Ce plan occupe une place centrale dans la volonté du Maroc de générer 52 % de son électricité à partir de sources renouvelables d’ici à 2030.

La centrale de Noor-Ouarzazate, qui devrait être livrée cette année avec une capacité de 580 MW, sera le plus grand complexe CSP au monde. Elle permettra d’alimenter en électricité plus d’un million d’habitants, mais aussi de réduire la dépendance du Maroc au pétrole à hauteur de 2,5 millions de tonnes par an, et les émissions de carbone de 760 000 tonnes par an. Quand il sera terminé, le complexe solaire de Noor-Midelt sera encore plus grand que celui de Noor-Ouarzazate.

« Pour le Maroc, c’est une nouvelle étape vers un avenir propre », souligne Marie Françoise Marie-Nelly, Directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb, citée dans le communiqué, ajoutant que « le complexe électrique de Noor-Midelt confirme le rôle pionnier du Maroc dans la région en matière d’énergie renouvelable ». Les deux centrales de Noor-Midelt bénéficieront d’une nouvelle conception combinant les technologies CSP et photovoltaïque. Si l’énergie photovoltaïque est moins coûteuse, elle a une capacité de stockage inférieure à la technologie CSP, qui a l’avantage de continuer à produire de l’électricité même sans soleil.

« La conception de Noor-Midelt repose sur des technologies éprouvées. Son fonctionnement inédit permettra de tirer à la fois parti des technologies CSP mais aussi photovoltaïques sur un seul site », indique Moëz Cherif, économiste principal de l’énergie à la Banque mondiale pour le Maghreb. La conception et la construction du nouveau complexe seront pilotées par l’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN), indique la même source, notant que cette dernière a déjà mené à bien le premier complexe solaire via un partenariat public-privé (PPP), et appliquera le même modèle au projet Noor-Midelt.

Ce modèle a permis de mobiliser des financements auprès du secteur privé en faveur du développement d’infrastructures énergétiques renouvelables et de faire baisser le prix de la CSP en recourant à des appels d’offres concurrentiels. L’Agence a en outre émis la première obligation verte du Maroc en 2016 afin de financer la transition vers des énergies propres.

« La ‘start-up’ MASEN est arrivée à maturité en quelques années seulement, montrant aux autres pays de la région qu’ils peuvent s’inspirer de son exemple pour mettre en œuvre avec succès leurs politiques d’énergie renouvelable », conclut Sameh Mobarek, spécialiste senior de l’énergie à la Banque mondiale et coresponsable des projets Noor.

 

Le ministre des Mines, des carrières et de l’énergie du Burkina Faso, Bachir Ismaël Ouedraogo, a effectué une visite au Maroc pour prospecter de nouvelles opportunités de coopération avec le Royaume. Cette visite fait suite à l’accord de coopération dans les domaines de l’énergie, des mines et de la géologie signé récemment par le ministre de l’Énergie, des mines et du développement durable, Aziz Rabbah, et le ministre burkinabé du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat Harouna Kaboré. Cet accord fixe le cadre de la coopération entre les deux pays dans les domaines de l’énergie, des mines et de la géologie notamment en matière d’échange d’informations, d’expertise, d’expériences et de savoir-faire dans ces domaines.

Ainsi, dans le cadre de cette visite, M. Ouedraogo a eu le 11 juin des entretiens avec le Directeur Général de l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE) Saïd Mouline, axés sur le développement de la coopération entre le Maroc et le Burkina Faso dans le domaine de l’efficacité énergétique. M. Mouline a donné à son interlocuteur un aperçu sur le rôle de l’Agence dans la mise en œuvre de la stratégie énergétique au Maroc, avant d’aborder les différents projets et programmes structurants menés par cette institution dans les secteurs de l’industrie, du bâtiment, de l’agriculture, du transport et de l’éclairage public.

M. Mouline a ajouté à cette occasion que l’AMEE, qui collabore avec plusieurs agences et institutions africaines, est très sollicitée pour des actions de renforcement de capacité et d’échange d’expériences, et ce, grâce à la « Green platform », centre de formation pratique de l’AMEE à Marrakech qui est classé aujourd’hui, sous l’égide de l’Unesco, en tant que centre régional d’excellence de catégorie II pour l’efficacité énergétique. Ce centre, relève la même source, a pour mission de renforcer la coopération internationale et régionale pour le développement des ressources humaines et institutionnelles dans le domaine de l’efficacité énergétique et du développement durable.

Aziz Rabbah s’entretient à Rabat avec le secrétaire général de la Charte internationale de l’énergie, Urban Rusnak.

De par ses multiples atouts, le Maroc apporterait par son adhésion au Traité de la Charte internationale de l’énergie une valeur ajoutée pour l’ensemble de ses membres, a indiqué, mercredi 30 mai à Rabat, le secrétaire général de la Charte internationale de l’énergie, Urban Rusnak.

« La politique africaine menée par le Maroc, ainsi que sa position géographique en tant que pont reliant l’Afrique à l’Europe, la sécurité et la stabilité dont il jouit et sa politique de protection des investissements, obligent la Charte de l’énergie à approfondir et accélérer les négociations en vue de son adhésion.

Le Royaume dispose, en effet, de l’ensemble des atouts nécessaires et apporterait par son adhésion au Traité de la Charte internationale de l’énergie une valeur ajoutée pour l’ensemble de ses membres », a affirmé M. Rusnak, dans une déclaration à la MAP, au terme de ses entretiens avec le ministre de l’Énergie, des Mines et du Développement durable, Aziz Rabbah.

Le Royaume « s’est engagé très tôt dans l’adhésion à cette Charte en signant en tant que premier pays africain en 2012 la Charte européenne de l’énergie et a couronné cet engagement par l’organisation, en février 2015, du +Rabat Energy Forum+, conjointement avec le secrétariat de la Charte de l’énergie », en plus de sa participation active à toute les sessions de négociation comme preuve tangible de sa volonté d’honorer ses engagements internationaux, a souligné M. Rusnak.

Le Maroc a également signé la Charte internationale de l’énergie en 2015, lors de la conférence ministérielle de La Haye II, a de même rappelé M. Rusnak, faisant remarquer que le Royaume, qui œuvre sans cesse pour la promotion des énergies renouvelables, verrait sa position au niveau international se renforcer davantage grâce à l’adhésion au Traité de la Charte de l’énergie.

A noter que la Charte de l’énergie est une convention sectorielle multilatérale, signée à l’issue de la conférence de La Haye en décembre 1991. Juridiquement non-contraignante, elle met en place le cadre, les fondements et les principes généraux nécessaires à la création d’un climat approprié pour la coopération régionale et internationale dans le domaine de l’énergie.

La Charte a pris, en 1994, la forme d’un instrument international juridiquement contraignant, à savoir le Traité de la Charte de l’énergie, dont la fonction est d’établir et d’améliorer le cadre juridique pour la coopération énergétique, prévu par la charte.

Pour sa part, M. Rabbah a mis en avant la volonté ferme du Maroc pour honorer l’ensemble de ses engagements internationaux, notant que son adhésion au Traité de la Charte devrait prendre compte des opportunités que le Royaume peut s’offrir à travers cette adhésion, ainsi que ses retombées et impacts.

Il a relevé les principaux objectifs de cette Charte concernent le développement des échanges dans le domaine de l’énergie, la coopération, l’efficacité énergétique et la protection de l’environnement, expliquant que la décision doit émaner de l’ensemble des parties concernées, dont le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

M. Rabbah a de même fait savoir que le Royaume place la réussite de la transition énergétique au centre de ses priorités, en assurant le suivi et la mise en place d’un marché libre pour les énergies renouvelables, laquelle politique préfigure les principes prônés par la Charte.

A l’issue de ces entretiens, les deux parties ont convenu d’élaborer conjointement une feuille de route, accompagnée d’un plan d’action et de la création d’un comité ad hoc chargé d’assurer le suivi des négociations, si toutes les parties prenantes décident de ladite adhésion.