Une cérémonie de remise de certificats aux 4e et 5e promotion de la formation qualifiante en faveur des professionnels de la mécanique « Cycle Maalem » s’est déroulée, le 24 avril à Dakhla, à l’initiative de l’Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT) et Afriquia SMDC (Société marocaine de distribution de carburants).

Co-présidée par la directrice générale de l’OFPPT, Loubna Tricha, et le Directeur Général d’Afriquia SMDC, Khalid Mouchtaki, cette cérémonie a été marquée par la remise des certificats de formation qualifiante des professionnels de la mécanique « Cycle Maalem », au profit de 52 lauréats au niveau de la région Dakhla-Oued Eddahab au titre de l’année 2022-2023, après plusieurs mois d’apprentissage et d’échange de savoirs entre les professionnels de la mécanique automobile.

Cet événement a été aussi l’occasion de donner le coup d’envoi officiel pour l’octroi des certificats dans les autres régions du Royaume.

Lancé en 2021, le « Cycle Maalam » a enregistré un bilan très positif, marqué par des réalisations significatives en termes de formation des mécaniciens en exercice au Maroc.

À ce jour, plus de 3.116 mécaniciens membres de Mécano Al Maghrib ont bénéficié de cette initiative, dépassant ainsi l’engagement initial de 3.000 apprenants. Avec l’organisation de sept sessions de formation, soit deux par année de formation, le Cycle Maalam a ouvert de nouvelles opportunités d’emploi pour les bénéficiaires et a renforcé la compétitivité des professionnels du secteur.

S’exprimant à cette occasion, la directrice Générale de l’OFPPT, Loubna Tricha, s’est félicité de la formation de plus de 3.100 mécaniciens membres de Mécano Al Maghrib, depuis le lancement du Cycle Maalem en 2021, dépassant largement l’engagement initial, soulignant la forte implication de l’Office en faveur du renforcement des compétences du métier de mécanicien automobile.

Ce projet, réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé ralliant l’OFPPT et Afriquia SMDC, constitue un programme intégré incluant la formation métier et les soft skills, en l’occurrence les compétences comportementales et sociales, en vue de mieux préparer les apprenants aux évolutions et transformations de leur métier, a noté Mme Tricha.

Ce projet de partenariat public-privé joue un rôle crucial pour la croissance de l’industrie automobile au Maroc, contribuant ainsi au développement socio-économique du pays ».

Pour sa part, le Directeur Général d’Afriquia SMDC, Khalid Mouchtaki, a souligné que l’engagement de former 3.000 mécaniciens a été honoré, reflétant la détermination d’Afriquia SMDC à placer la consolidation des compétences dans l’industrie de la mécanique automobile au cœur de sa stratégie RSE.

Par cette initiative, a poursuivi M. Mouchtaki, Afriquia SMDC œuvre activement à forger un avenir socio-économique plus prometteur pour les membres de Mécano Al Maghrib, tout en s’alignant sur les objectifs nationaux de développement durable.

De même, il a fait part de sa détermination à guider ces mécaniciens vers de nouvelles perspectives, assurant ainsi une progression professionnelle pérenne, sur le long terme, du tissu entrepreneurial marocain, a-t-il soutenu, émettant le souhait d’élargir le champ d’action du Cycle Maalam pour former 5.000 mécaniciens membres de Mécano Al Maghrib supplémentaires à l’horizon de 2029.

« Grâce aux modules variés et complets du Cycle Maalem, les bénéficiaires de ce programme ont acquis non seulement des compétences techniques de haut niveau, mais aussi des soft skills essentielles pour réussir dans le monde professionnel », s’est félicité Salah El Habchi, membre de Mécano Al Maghrib et lauréat de Cycle Maalam, à l’Institut Spécialisé de Technologie Appliquée (ISTA) de Dakhla.

A noter que le « Cycle Maalam » a profité à 916 mécaniciens certifiés, membres de Mécano Al Maghrib au cours des deux sessions, représentant un taux de réussite de 80% sur une base de 1.167 mécaniciens formés. Cette réussite démontre l’engagement continu de l’OFPPT et d’Afriquia SMDC en faveur de l’excellence et de la qualité de la formation.

Dispensées dans 42 centres relevant de l’OFPPT répartis sur 37 villes du Royaume, les 60 heures de formation, réparties en cinq modules, couvrent divers aspects, alliant les compétences relationnelles, la gestion d’atelier et la sécurité automobile, garantissant une préparation exhaustive des mécaniciens pour les nouveaux défis de l’industrie automobile.

Dans la continuité du programme de formations qualifiantes, deux nouvelles promotions ont respectivement démarré au titre de 2023-2024, à compter de novembre 2023, puis mars 2024, avec un effectif total de 1.013 bénéficiaires.

De plus, une nouvelle filière « E-Maalam » sera lancée pour compléter le programme initial du cycle Maalam, en mettant l’accent sur des thématiques avancées, telles que les voitures hybrides et électriques. Cette extension du programme vise à répondre aux besoins évolutifs de l’industrie automobile.

L’engagement de la jeunesse marocaine en faveur du développement durable et de la justice climatique a été mis en avant lors du Forum de la Jeunesse qui se tient au siège des Nations Unies à New York à l’initiative du Conseil économique et social de l’ONU (16-18 avril).
Placé sous le thème « Renforcer l’Agenda 2030 et éradiquer la pauvreté en période de crises multiples: la mise en œuvre efficace de solutions durables, résilientes et innovantes », cet événement a été aussi l’occasion de souligner les efforts déployés par le Maroc pour une Afrique prospère et inclusive.

Intervenant à cette occasion, Hatim Aznague, ambassadeur du Hub Climatique de la Jeunesse africaine, a relevé la haute sollicitude dont Sa Majesté le Roi Mohammed VI ne cesse d’entourer la jeunesse marocaine en vue de leur autonomisation et leur participation pleine et entière dans la dynamique de développement.

“Sous le leadership de SM le Roi, le Maroc associe les jeunes dans tout processus de développement conformément à une approche participative et inclusive”.Aznague, qui est également fondateur et président de l’Association des jeunes du développement durable au Maroc, a par ailleurs, relevé le rôle des jeunes dans l’évaluation de l’ODD 16 qui consiste à promouvoir des sociétés pacifiques et ouvertes, à assurer l’accès à la justice pour tous et à mettre en place des institutions efficaces et responsables.

Il a, dans ce cadre, mis en avant les efforts déployés par le Maroc pour mettre en place des institutions inclusives et responsables, ainsi que pour promouvoir l’éducation et l’action climatique.

Lors d’une réunion tenue dans le cadre du Forum sur les défis dans la région arabe, M. Aznague, a souligné l’engagement de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods, en faveur de la cause palestinienne, notant que le Maroc est le seul pays à acheminer une aide humanitaire directe à Gaza par voie terrestre inédite.

Cet acte de solidarité souligne l’engagement constant du Maroc en faveur de la paix, la sécurité et le bien-être des peuples.

Le Forum des jeunes de l’ECOSOC est une plate-forme mondiale de dialogue entre les États membres de l’ONU et les jeunes dirigeants sur les solutions aux défis actuels. Il permet aux participants de partager leur vision et leurs actions et offre également l’opportunité de faire progresser les solutions des jeunes pour accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 et des 17 Objectifs de développement durable.

Le Maroc est fortement engagé en faveur de la décarbonation du secteur des transports, a affirmé, le 24 avril à Rabat, le ministre du Transport et de la Logistique, Mohamed Abdeljalil.

Les ambitions du Maroc en matière de développement durable sont « très élevées », a ajouté M. Abdeljalil qui s’exprimait à l’ouverture d’une rencontre organisée dans le cadre d’une coopération avec le Forum International des Transports (ITF), sous le thème « Décarboner le secteur des transports dans les économies émergentes« .

Lors de l’atelier inaugural sur la décarbonation des transports au Maroc, le ministre a relevé dans ce sens que la performance de l’économie nationale, la qualité de vie de citoyens, l’inclusion sociale et l’attractivité touristique dépendent fortement d’une mobilité performante et propre.

Par conséquent, a-t-il dit, l’adaptation des infrastructures et des systèmes de mobilité aux nouvelles conditions climatiques est indispensable pour assurer le fonctionnement du transport et prévenir des pertes économiques voire des catastrophes humanitaires.

Selon le ministre, cette rencontre se veut une plateforme d’échange entre les participants autour des scénarios envisageables pour la décarbonation des transports, surtout dans le contexte actuel marqué par les effets ressentis du changement climatique sur le globe et les circonstances économiques compliquées suite aux crises successives que connait le monde d’une manière générale.

De son côté, le secrétaire général de l’ITF, Young Tae Kim, a relevé que le Maroc, en tant que carrefour stratégique en matière de commerce et de transport international, constitue un acteur clé dans les contextes régional et mondial.

L’approche proactive du Maroc a été établie pour soutenir le secteur du transport, a-t-il dit, faisant savoir qu’à travers cette collaboration, son organisme œuvre à améliorer ce chantier.
En cette période charnière de décarbonation et de reprise économique, a-t-il soutenu, « notre projet de développer des voies de décarbonation pour le transport des voyageurs est d’une importance plus cruciale que jamais », relevant que le paysage politique actuel renforce la nécessité de mettre en place un système de transport à faible émission de carbone afin de réduire la dépendance de celle-ci.

Cet événement de trois jours a discuté des résultats préliminaires du processus de simulation des politiques publiques actuelles de décarbonatation du secteur des transports au Maroc, ainsi que la formation aux outils de simulation utilisés.

La rencontre a constitué une occasion d’échanger avec des experts internationaux sur les défis et les opportunités permettant de formuler et développer des mesures ambitieuses pour décarboner les activités de transport.

Au programme de la rencontre figuraient des ateliers de formation sur l’utilisation des outils de simulation utilisés par les experts de l’ITF pour déterminer des scénarios de réduction des émissions de carbone dans le secteur des transports.

Des experts nationaux et internationaux se sont réunis, le 22 avril à Tanger, dans le cadre d’une conférence internationale sur la transition énergétique juste.

Initié par la Fondation « Carnegie Endowment for International Peace« , en partenariat avec l’Observatoire de protection de l’environnement et du patrimoine historique de Tanger, cet événement de deux jours connait la participation de représentants des pays d’Afrique du Nord, dont le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye et l’Égypte, et se décline en six sessions thématiques.

Les débats porteront sur plusieurs sujets, notamment les défis et risques climatiques majeurs en Afrique du Nord, les vulnérabilités liées au climat dans les infrastructures d’exportation et d’importation de pétrole, ainsi que les défis économiques et environnementaux auxquels la région est confrontée.

Les participants discuteront également des opportunités offertes par la transition énergétique, du cadre du discours climatique à travers la recherche, le développement, l’éducation et les technologies modernes, ainsi que des défis liés à la gouvernance et à l’élaboration des politiques climatiques en Afrique du Nord.

A cette occasion, le directeur du programme Moyen-Orient de la Fondation Carnegie Endowment for International Peace, Amr Hamzawi, a expliqué que le concept de la transition énergétique juste implique « la gestion du processus de passage de l’énergie non renouvelable à l’énergie renouvelable, en tenant compte des préoccupations des différentes franges de la société, garantissant ainsi les droits des générations actuelles et futures ».

Concernant les pays d’Afrique du Nord, M. Hamzawi a mis en avant l’urgence de la transition vers les énergies renouvelables pour réduire les coûts liés à l’importation des énergies fossiles, en particulier pour les pays à forte densité de population comme l’Égypte, le Maroc et la Tunisie.

Il a noté que l’obtention d’investissements importants pour financer cette transition est un défi majeur, nécessitant le soutien de la communauté internationale et des fonds dédiés.

Évoquant les difficultés des pays exportateurs d’énergie fossile,M. Hamzawi a relevé la nécessité de diversifier les ressources et les produits économiques pour réduire la dépendance à ces énergies, soulignant que la transition énergétique serait beaucoup plus difficile pour les pays, dont les économies reposent largement sur les revenus de l’exportation de l’énergie fossile.

Pour sa part, le président de l’Observatoire pour la protection de l’environnement et des monuments historiques de Tanger, Abdelaziz Janati, a mis en lumière l’importance de cette rencontre visant à examiner la situation de la transition énergétique en Afrique du Nord, évoquant « l’équation 90 », où les pays non producteurs de pétrole importent plus de 90% de leurs besoins énergétiques, tandis que les pays producteurs dépendent à plus de 90% de leur PIB des recettes des énergies fossiles.

« Avec l’évolution de la demande énergétique, la transition vers les énergies renouvelables est devenue incontournable, nécessitant des conditions de durabilité et le transfert vers des technologies plus respectueuses de l’environnement« , a-t-il noté.

Selon le président de l’Observatoire, cette conférence est un moyen de suivre les stratégies de transition énergétique pour les pays d’Afrique du Nord et de comparer les résultats obtenus avec les objectifs fixés.

Il est à noter que les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord tirent 97% de leur énergie des combustibles fossiles, ce qui en fait les régions les plus exposées aux changements climatiques.
Afin de faire face à ces défis, il est nécessaire d’orienter les efforts vers l’adaptation du système énergétique, tant dans les pays producteurs que dans les pays importateurs de pétrole, afin de trouver des solutions aux troubles sociaux et économiques existants.

Le Maroc est un partenaire privilégié pour l’Italie en matière des énergies renouvelables et de la transition énergétique, a affirmé, le 17 avril à Benguérir, l’ambassadeur d’Italie à Rabat, Armando Barucco.

Dans une déclaration en marge de la première édition de l’Africa Smart City Forum, organisé par l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), le diplomate italien a indiqué que le sujet de ce forum est « très important pour nous dans le cadre du plan Mattei que l’on vient de lancer à l’occasion du Sommet Italie-Afrique » et dans lequel le Maroc est l’un des partenaires privilégiés surtout en matière des énergies renouvelables et de la transition énergétique.

« C’est un grand plaisir pour moi d’assister à cet évènement organisé par l’UM6P avec laquelle nous avons une collaboration établie« , a ajouté M. Barucco, mettant en avant le niveau élevé de la coopération entre les institutions universitaires marocaines et italiennes, avec plus de 150 accords bilatéraux.

Barucco qui a fait part de sa volonté d’œuvrer davantage pour le renforcement du partenariat maroco-italien dans tous les domaines, s’est dit « heureux » de prendre part à ce Forum pour « apporter notre contribution, mais aussi pour explorer de nouveaux volets de coopération avec le Maroc, en particulier, et l’Afrique, en général« .

Il a, par ailleurs, expliqué que les Smart Cities constituent l’une des clés du développement dans l’avenir, en particulier en Afrique, étant donné que le continent compte désormais des mégalopoles de plus de 10 millions d’habitants avec tout ce qui en découle en termes de contraintes émergentes liées à la gestion de ces villes et de leurs rapports avec le reste des territoires.

Porté par l’’UM6P et coordonné par son école d’architecture, d’urbanisme et de design (SAP+D), ce forum organisé sous le thème « Smart City, vecteur de développement territorial durable », entend examiner les voies permettant de se servir des ressources locales et des connaissances technologiques pour proposer des solutions novatrices de planification et de gestion territoriale. L’objectif étant d’orienter la croissance urbaine vers des villes africaines inclusives, résilientes et durables.

Cet événement de trois jours (17-19 avril), qui rassemble chercheurs, universitaires et acteurs de divers domaines, dont l’urbanisme, l’innovation, l’éducation et la technologie, tend à décortiquer les défis urbains/territoriaux émergents en Afrique, à favoriser l’innovation parmi les citoyens, les chercheurs, les entrepreneurs et d’autres acteurs des secteurs public et privé, et à promouvoir l’échange d’expériences, de modèles et d’applications de solutions urbaines intelligentes expérimentées et adoptées dans différentes villes africaines.

Le Conseil de gouvernement, réuni le 18 avril, s’est informé d’un accord conclu dans le cadre de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, portant sur la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine au-delà des zones de juridiction nationale, adopté à New York le 19 juin 2023 et signé par le Royaume du Maroc le 21 septembre 2023, ainsi que du projet de loi n° 10.24 portant approbation dudit accord.

Les deux textes ont été présentés par la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, au nom du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

Cet accord vise à conserver la biodiversité marine dans les zones situées au-delà des zones de juridiction nationale et à l’utiliser de manière durable à travers notamment la mise en œuvre efficace des dispositions connexes de la Convention, ainsi que le renforcement et la consolidation de la coopération et de la coordination internationales.

Le Conseil a également examiné les grandes lignes du projet de loi n°22.24 modifiant et complétant la loi n°47.18 relative à la réforme des Centres régionaux d’investissement et à la création des Commissions régionales unifiées d’investissement, dans la perspective de le soumettre au Conseil de gouvernement pour approbation.

La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a appelé, le 23 avril à Casablanca, à accroître massivement des financements abordables à long terme et à développer des fonds d’investissement adaptés pour un développement durable en Afrique.

S’exprimant dans une capsule vidéo projetée lors d’une conférence organisée par Casablanca Finance City Authority (CFCA) en partenariat avec le Centre de développement de l’Organisation pour la Coopération et le Développement Économiques (OCDE), Mme Benali a relevé que « le continent africain est confronté à des défis persistants, alors qu’il a tous les atouts pour devenir la solution aux grands défis du 21è siècle « .

Ainsi, elle a souligné que le discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à la COP 28, a rappelé que l’Afrique reçoit moins de 12% de ses besoins en financement climatique et que le continent a pourtant tous les atouts pour devenir la solution climatique mondiale, et l’absence d’une solidarité agissante ralentissait considérablement l’élan de son accord.

Cette conférence, qui a mis en lumière la 5ème édition du rapport « Dynamiques du développement en Afrique : investir dans le développement durable » conjointement produit par la Commission de l’Union africaine et le Centre de Développement de l’OCDE, résonne profondément avec l’engagement de longue date du Maroc en faveur des partenariats mutuellement bénéfiques pour les pays de l’Afrique, a affirmé la responsable.

De son côté, le Directeur Général de Casablanca Finance City Authority (CFCA), Saïd Ibrahimi, a mis en exergue le défi urgent du financement du développement durable sur le continent.

« Il est vrai que l’Afrique est la région qui émet le moins de gaz à effet de serre mais qui en subit le plus les conséquences« , a noté M. Ibrahimi, affirmant que face à cette situation préoccupante le continent n’a pas d’autres choix que de s’engager résolument dans une politique ambitieuse et volontariste puisant à exploiter le riche potentiel dont il dispose.

D’après le DG de CFCA, cette initiative nécessite à coup sûr un volume approprié d’investissements verts, et l’engagement de la communauté internationale reste déterminant pour les mobiliser.

Il a ainsi indiqué que Casablanca Finance City, dont la vocation est d’être une plateforme privilégiée pour l’investissement en Afrique, joue un rôle important dans cette dynamique en facilitant l’accès au capital pour les projets ayant trait notamment aux énergies renouvelables, à la gestion durable des ressources naturelles et aux infrastructures vertes.

Pour sa part, la directrice du Centre de développement de l’OCDE, Ragnheidur Elin Arnadottir, a insisté sur la nécessité de développer les chaînes de valeur régionales à la fois pour libérer le potentiel économique du continent, notamment dans le secteur énergétique, et le prémunir des chocs extérieurs.

Elle a également relevé l’importance du rôle de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) qui pourrait plus que doubler les investissements directs étrangers de l’Afrique par rapport aux niveaux de 2017 en établissant des positions communes sur les lois sur l’investissement, la concurrence et la propriété intellectuelle.

Lors de la présentation du rapport, le Chef de l’Unité Europe, Moyen-Orient et Afrique au Centre de développement de l’OCDE, Arthur Minsat, a rappelé que le déficit de financement pouvait être comblé moyennant une coordination internationale et régionale, faisant valoir que ce déficit représentait moins de 0,2 % de la valeur des actifs financiers mondiaux et seulement 10,5 % des actifs financiers détenus par les Africains.

Cette édition du rapport porte sur les défis du financement des objectifs du développement durable (ODD) en Afrique, et s’inscrit dans un contexte où le continent est confronté à un déficit de financement estimé à 1.600 milliards dollars jusqu’en 2030.

Cette conférence s’inscrit dans le cadre de conférences CFC Insights trimestrielles organisées par CFCA et vise à informer les membres de la place financière et les parties prenantes de l’écosystème institutionnel et économique marocain quant aux perspectives offertes par le continent africain.

Le Maroc et l’Espagne ont des réponses communes face aux défis du changement climatique, a souligné, le 23 avril à Meknès, le ministre espagnol de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation, Luis Planas.

Dans une déclaration à l’issue d’une rencontre avec le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Mohamed Sadiki, tenus en marge du Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM), M. Planas s’est félicité de la « très grande » confiance mutuelle qui permet aux deux pays d’œuvrer ensemble pour réussir à relever ces défis.

« L’identification des réponses communes aux défis climatiques me rend très optimiste quant à l’avenir et renforce ma conviction en la grande confiance mutuelle qui nous anime« , a dit le ministre espagnol, ajoutant que cette confiance est le fondement de la capacité des deux pays à travailler ensemble pour progresser et surmonter ces challenges.

Planas a, par ailleurs, indiqué que cette rencontre a été l’occasion de discuter des échanges commerciaux qui témoignent de la solidité des relations bilatérales et de l’engagement conjoint, réaffirmant la volonté commune de renforcer la coopération en vue d’accroître davantage ces échanges.

Les exportations jouent un rôle crucial dans le soutien aux agriculteurs, a-t-il jugé, rappelant les efforts déployés par l’Espagne et le Maroc pour accompagner les agriculteurs afin de face aux défis climatiques actuels.

Le ministre espagnol a, parallèlement, indiqué que la coopération entre les deux pays cible plusieurs secteurs, dont le digital et les avancées technologiques dans le domaine hydrique, ainsi que le développement de projets hydriques par des entreprises espagnoles au Maroc, notamment à Agadir. En outre, il a mis l’accent sur les défis en matière de santé animale et végétale, précisant que le Maroc, en tant que pays frontaliers de l’Afrique, et l’Espagne, pays frontaliers de l’Union européenne, sont appelés à gérer ces problèmes étroitement.

« Il reste beaucoup à faire dans le domaine agricole (…) Nous devons garantir la sécurité alimentaire de nos populations, car l’instabilité politique dans certaines parties du monde impacte nos marchés internationaux, et nos gouvernements sont confrontés à de nombreux défis pour assurer cette sécurité alimentaire« , a relevé M. Planas.

Pour sa part, M. Sadiki a noté que le choix de l’Espagne en tant qu’invité d’honneur de la 16ème édition du SIAM, témoigne avant tout de la relation « forte et très solide » entre les deux Royaumes dans tous les domaines.

« Nous partageons une histoire commune et portons ensemble la culture méditerranéenne, et dans le secteur de l’agriculture, nous partageons les mêmes défis et entretenons une excellente relation. Les défis des agriculteurs marocains sont également ceux des agriculteurs espagnols« .
Et d’ajouter : « En tant que deux pays situés à l’ouest de la Méditerranée, nous sommes confrontés à des défis, mais nous disposons également d’énormes potentialités uniques à notre région. Nos populations d’agriculteurs sont innovantes lorsqu’il s’agit de faire face aux changements climatiques et aux chocs environnementaux, en particulier l’impact sur les ressources hydriques qui sont difficiles à gérer ».

Sadiki a ainsi insisté sur l’importance de renforcer la coopération autour de ces thèmes. « C’est à travers l’innovation et la recherche que nous pourrons résoudre l’équation de faire plus avec moins en termes de ressources. L’Espagne et le Maroc ont le privilège de mener des recherches de premier plan ensemble. Nous disposons de toutes les conditions nécessaires, que ce soit sur le plan expérimental, des ressources génétiques ou des ressources humaines ».

Le Maroc et la Belgique ont signé, le 15 avril à Rabat, deux mémorandums d’entente et une feuille de route de coopération à l’occasion de la tenue de la 3e réunion de la Haute Commission mixte de Partenariat Maroc-Belgique

Ces accords, signés lors de cette réunion co-présidée par le Chef de gouvernement, Aziz Akhannouch, et le Premier ministre belge, Alexander De Croo, concernent des mémorandums d’entente sur la modernisation de l’Administration judiciaire et l’énergie verte ainsi qu’une feuille de route relative aux actions menées dans le cadre du dialogue politique.
Le mémorandum d’entente portant sur le domaine de l’énergie verte, signé par la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, et Mme Hadja Lahbib, ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et du Commerce extérieur et des Institutions culturelles fédérales, ambitionne de développer la coopération entre les deux parties, sur la base d’un bénéfice mutuel, dans le domaine de l’énergie verte, y compris l’ammoniac vert et ce, à travers l’encouragement des échanges dans ces domaines et le soutien des efforts fournis par les deux parties pour la production et la distribution d’hydrogène vert et d’ammoniac pour la consommation locale, l’export régional et international vers les clusters industriels du Royaume de la Belgique et d’autres pays de l’Union Européenne.

Le Groupe OCP, leader mondial de la nutrition des plantes et des engrais à base de phosphate, et Fortescue Energy, faisant partie du leader mondial d’énergie verte, de métaux et de technologie Fortescue Ltd (Fortescue), ont annoncé une Joint-Venture pour le développement de l’énergie verte, l’hydrogène vert et l’ammoniac vert au Maroc.

Ce partenariat à parts égales vise à fournir de l’hydrogène vert, de l’ammoniac vert et des engrais verts au Maroc, à l’Europe et aux marchés internationaux, indiquent le Groupe OCP et Fortescue, notant qu’il comprend également le développement potentiel d’installations de fabrication et un Hub de R&D pour faire avancer l’industrie de l’énergie renouvelable en rapide croissance au Maroc.

Fortescue et le Groupe OCP, leaders dans leurs domaines respectifs du minerai de fer et du phosphate, sont unis dans leur objectif d’atteindre leurs cibles de réduction des émissions. Ils partagent une vision commune sur le rôle crucial de l’hydrogène vert et de l’ammoniac vert dans la création d’un avenir durable à l’échelle mondiale.

Ainsi, cet accord souligne la vision partagée du Groupe OCP et de Fortescue pour contribuer à faire du Maroc une puissance de production d’énergie verte, de fabrication et industrielle, avec des avantages significatifs à long terme pour le Maroc.

Les partenaires ont présenté des plans pour quatre projets phares au Maroc. Il s’agit ainsi d’une capacité de production intégrée à grande échelle d’ammoniac vert et d’engrais verts, incluant les énergies renouvelables, la génération d’énergie, l’électrolyse, l’ammonification et la production d’engrais, et la fabrication de technologie et d’équipements verts.

Ces projets incluent aussi un Hub de R&D et de Technologie, situé à proximité de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) près de Marrakech, pour renforcer la JV, l’écosystème et autres acteurs, avec de la recherche dans les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et le traitement des minéraux, ainsi que la collaboration de fonds de capital-risque d’entreprise pour stimuler l’investissement dans les avancées technologiques clés.

L’objectif des partenaires est de fournir de l’hydrogène vert et de l’ammoniac vert pour une utilisation à la fois comme source d’énergie verte et dans la fabrication d’engrais neutres en carbone et customisés qui sont accessibles et abordables pour les agriculteurs du monde entier.

« Notre partenariat stratégique avec Fortescue témoigne de notre engagement commun envers la décarbonation, pilotant ainsi le développement d’installations de pointe et fournissant de l’énergie renouvelable, des produits et des technologies à prix compétitifs« , a indiqué le Président-Directeur Général du Groupe OCP, Mostafa Terrab.

« Ceci est une étape clé vers la réalisation de notre vision, qui est d’assurer simultanément la sécurité alimentaire mondiale et de lutter contre le changement climatique« .

Pour sa part, le Président Exécutif et Fondateur de Fortescue, Andrew Forrest AO, a affirmé que « Fortescue et OCP construiront une plateforme de premier plan mondial et compétitive à l’échelle internationale pour contribuer à l’ambition du Maroc de devenir une puissance de production, de fabrication et industrielle en énergie verte. Ensemble, nous serons un acteur clé et un couloir vert pour l’Europe, vers et depuis le bassin atlantique« .

« Le Maroc est appelé à devenir un acteur majeur dans la transition énergétique mondiale étant donné qu’il abrite certaines des ressources éoliennes et solaires parmi les plus prometteuses au monde, qu’il possède deux grandes façades maritimes, et qu’il se trouve à proximité de l’Europe et des Amériques« , a-t-il ajouté, exprimant la fierté de Fortescue pour son association à l’OCP « avec qui nous partageons un engagement ambitieux à investir dans l’énergie renouvelable, les produits et les technologies afin de réduire les émissions mondiales ».

Dans ce sens, le PDG de Fortescue Energy, Mark Hutchinson, a assuré que « OCP et Fortescue sont parfaitement alignés sur leurs ambitions. Nous avons l’intention de créer au Maroc l’une des entreprises intégrées de pointe mondiales en matière d’énergie renouvelable, de fabrication et de technologie, fournissant non seulement un marché domestique large et en croissance pour les produits verts, mais aussi ayant le potentiel de fournir à d’autres pays et continents« .
Et d’ajouter : « C’est un moment marquant pour Fortescue, le Groupe OCP et le Maroc alors que nous contribuons à révolutionner la manière dont nous alimentons notre planète et à diversifier la sécurité énergétique mondiale future, tout en créant des milliers d’emplois et des industries au Maroc« .

Ces projets proposés bénéficieront également de l’expertise d’INNOVX, une plateforme d’entreprise multisectorielle dédiée au développement d’entreprises innovantes et durables, et à la contribution à la création d’écosystèmes émergents avec un fort impact local.
La création de cette JV demeure soumise aux conditions suspensives usuelles, y compris les approbations réglementaires.