Une convention relative à des projets de production d’électricité à partir des énergies renouvelables a été signée, le 4 novembre à Rabat, sous la présidence du Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch.

Cette convention vise la réalisation de projets intégrés de production d’électricité à partir des énergies renouvelables, dans le cadre des efforts du gouvernement pour renforcer l’efficacité énergétique au Maroc, conformément aux Hautes Orientations Royales, indique un communiqué du Département du Chef du gouvernement.

L’accord réunit le gouvernement, l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), l’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN) ainsi que l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État et de suivi de la performance des établissements et entreprises publics (ANGSPE).

S’inscrivant dans la volonté d’insuffler une nouvelle dynamique à la mise en œuvre du Programme national des énergies renouvelables (PNER), cette convention constitue une étape importante dans la refondation d’un partenariat efficace entre le gouvernement et les établissements et entreprises publics opérant dans le secteur des énergies renouvelables, afin de garantir une transition énergétique souveraine, efficiente et durable.

Elle permettra d’accélérer la mise à disposition de 5 gigawatts d’électricité verte au profit de l’industrie marocaine d’ici à 2030, tout en rationalisant les coûts sur l’ensemble de la chaîne de valeur et en assurant un partage équitable des responsabilités entre l’ONEE et MASEN.
Ce partenariat garantit également la stabilité contractuelle et économique des projets liés aux énergies renouvelables, conformément aux objectifs de la politique de participation de l’État visant à renforcer la complémentarité et la convergence entre les établissements et entreprises publics.

Cité dans le communiqué, le Chef du gouvernement a affirmé que, grâce à la vision clairvoyante de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, les énergies renouvelables représentent aujourd’hui 46% de la capacité installée de production d’électricité, avec pour objectif de porter cette part à plus de 52 % d’ici 2030.

Il a souligné l’engagement ferme du gouvernement à consolider les fondements d’une transition énergétique durable, faisant des énergies renouvelables un pilier essentiel du parcours de développement du Royaume.

Ont signé cette convention, d’une part, la ministre de l’Économie et des Finances, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, ainsi que le ministre délégué chargé du Budget, et d’autre part, le directeur général de l’ANGSPE, le directeur général de ONEE et le président-directeur général de MASEN.




Le Royaume du Maroc et la République islamique de Mauritanie ont signé, le 7 novembre à Belém, un plan d’action bilatéral visant à renforcer leur coopération dans le domaine de l’environnement et du développement durable pour les deux prochaines années.

Signé par la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leïla Benali, et la ministre mauritanienne de l’Environnement et du Développement durable, Messouda Baham Mohamed Laghdaf, en marge du Sommet des dirigeants sur le climat en prélude à la COP30, ce plan s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de coopération entre les deux pays, conclu à Rabat.

Ce plan d’action prévoit notamment l’échange d’expériences dans plusieurs domaines d’intérêt commun, dont la gouvernance environnementale, la lutte contre le changement climatique, la gestion des déchets, la transition écologique, l’économie bleue, la gestion intégrée des zones côtières et la surveillance environnementale.

Les deux parties se sont également engagées à identifier et mettre en œuvre des actions conjointes, tout en œuvrant à la mobilisation de financements auprès d’institutions régionales et internationales.

Parmi les activités programmées figurent des visites d’étude, des ateliers de formation et des participations conjointes à des forums internationaux ainsi qu’aux exercices de simulation relatifs à la lutte contre la pollution marine accidentelle.

Ce plan d’action traduit la volonté commune des deux pays d’œuvrer ensemble pour la protection de l’environnement, la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) et la mise en œuvre effective de leurs Contributions déterminées au niveau national (CDN).



Le Maroc et la République du Congo ont réaffirmé, en marge de la 30e Conférence des Nations Unies sur le climat (COP30), leur volonté commune d’intensifier la coopération bilatérale et régionale en matière de développement durable.

Cette volonté a été exprimée lors d’un entretien entre la ministre marocaine de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, et son homologue congolaise, Arlette Soudan-Nonault, secrétaire exécutive de la Commission Climat du Bassin du Congo (CCBC).

Les deux responsables ont salué la dynamique engagée à travers l’Accord de coopération bilatérale sur l’environnement et le développement durable, signé en août 2024. Cet accord constitue un cadre propice au partage d’expériences dans des domaines d’intérêt commun telles que la gouvernance environnementale, l’économie circulaire et la transition durable.

Les échanges ont également porté sur l’état d’avancement des travaux de la CCBC, notamment la stratégie de financement du Bassin et les préparatifs de la table ronde stratégique des bailleurs de fonds et du quatrième Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la CCBC l’année prochaine.

Également en marge de la conférence, Mme Benali s’est entretenue avec Abdullah Bin Ali Al-Amri, président de l’Autorité de l’Environnement du Sultanat d’Oman. Cette rencontre a permis un échange approfondi sur les priorités climatiques régionales et internationales, notamment en matière d’adaptation au changement climatique et de finance climat.

Les deux parties ont insisté sur la nécessité d’intensifier la coopération entre pays partenaires afin d’accélérer la mise en œuvre des engagements climatiques. Mme Benali a présenté la vision du Maroc en matière de mise en œuvre des politiques climatiques, en évoquant notamment la CDN3.0 et les innovations méthodologiques qu’elle propose.





Des dirigeants locaux et maires en provenance de vingt pays, dont le Maroc, se sont engagés à Rio de Janeiro à soutenir la mise en œuvre des objectifs climatiques nationaux et à porter des projets concrets pour renforcer la résilience des villes face au changement climatique.
Cet engagement figure dans une déclaration finale adoptée mercredi à la clôture du Forum des dirigeants locaux de la COP30, organisé dans la capitale de l’État de Rio de Janeiro, au sud-est du Brésil.

Ce rendez-vous international précède la 30e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP30), qui se tiendra du 10 au 21 novembre à Belém, en Amazonie.
« Ensemble, nous nous engageons à rendre la vie des populations plus digne et durable, en construisant des communautés plus résilientes, en élargissant l’accès aux énergies renouvelables, en promouvant l’efficacité énergétique, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, en soutenant des solutions fondées sur la nature et en protégeant les forêts, la biodiversité et les ressources hydriques », souligne la déclaration.

Les responsables locaux s’engagent à accompagner leurs pays dans la réalisation des objectifs climatiques nationaux en agissant comme partenaires dans la mise en œuvre et en favorisant une transition juste et résiliente ; à garantir un portefeuille solide de plus de 2.500 projets locaux transformateurs et finançables afin de canaliser le financement climatique vers la mitigation et l’adaptation ; et à renforcer la collaboration entre différents niveaux de gouvernance pour faire du processus de la COP un espace d’action et de responsabilité partagée.

Les signataires défendent une approche fondée sur les territoires, affirmant que les villes sont au cœur de la lutte climatique, puisque 80 % des émissions mondiales proviennent des zones urbaines, qui abritent aujourd’hui la majorité de la population mondiale.

« Les dirigeants locaux jouent un rôle essentiel dans la nouvelle architecture mondiale du financement climatique. Ils disposent du pouvoir de réguler, planifier, taxer et mobiliser le capital », indique la déclaration, notant que 44 % des instruments de tarification du carbone dans le monde sont mis en œuvre à l’échelle subnationale.

Les signataires représentent plus de 14.000 collectivités territoriales, provinces et régions. Outre le Maroc, la déclaration est signée par des représentants du Brésil, de la France, du Royaume-Uni, de la Suède, du Canada, du Japon, de la République de Corée, du Pérou, de la Sierra Leone, de l’Australie, de l’Allemagne, du Mexique, de l’Italie, des États-Unis, de l’Argentine, des Philippines, de l’Afrique du Sud, de la Roumanie et de l’Ukraine.

La délégation marocaine était composée de plusieurs maires et présidents de régions, témoignant de l’engagement du Royaume à tous les niveaux de gouvernance dans la lutte contre le changement climatique.

De son côté, le maire de Rio de Janeiro, Eduardo Paes, a salué la capacité d’action des villes: « Ces trois jours ont illustré ce que les maires et gouvernements régionaux répètent depuis longtemps : la capacité des villes à concrétiser les transformations nécessaires. Le grand débat ici a été de savoir comment transformer la poésie en financement. Le Sud global a besoin de ressources, et les municipalités disposent d’un immense potentiel pour mettre en œuvre des politiques ambitieuses. »

Pour sa part, le maire de Belém, Igor Normando, a rappelé que « c’est dans les villes que la vie se déroule ».

« Trop souvent, on commence par s’adresser aux chefs d’État ou aux gouverneurs avant de parler aux villes. Or, si nous voulons protéger la vie et améliorer la qualité de vie, il faut dialoguer avec ceux qui vivent dans les villes », a-t-il souligné, ajoutant que la tenue de la COP en Amazonie représente une reconnaissance symbolique et historique.

« L’Amazonie a longtemps aidé le monde à respirer. Aujourd’hui, elle demande au monde de l’aider à vivre ».

Dans une déclaration, Mohamed Sefiani, président de la commune de Chefchaouen et membre du bureau exécutif de la Convention mondiale des maires pour le climat et énergie (GCOM), a mis l’accent sur le leadership du Royaume du Maroc au niveau continental et mondial en matière de climat et de durabilité, grâce à la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

L’implication des villes marocaines dans la lutte contre les changements climatiques, tant en matière d’atténuation que d’adaptation, est une réalité, a-t-il affirmé, notant que le partenariat multi-niveaux constitue une approche adoptée par les villes marocaines, avec l’appui du ministère de l’Intérieur et d’autres départements concernés.

À titre d’exemple, et à l’instar d’autres villes marocaines, les secteurs de l’eau potable, de l’assainissement liquide, de l’énergie et des infrastructures de base sont autant d’exemples de réussite à Chefchaouen, illustrant la pertinence de l’approche multi-niveaux adoptée par le Maroc.





La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leïla Benali, a appelé, le 7 novembre à Belém, au cœur de l’Amazonie brésilienne, à un nouveau pacte de confiance pour relancer la dynamique multilatérale autour de l’action climatique, en présentant la nouvelle méthodologie du Maroc dans sa Contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0).

Intervenant lors d’une session de haut niveau sous le thème « Dix ans de l’Accord de Paris: Contributions déterminées au niveau national et financement climatique », organisée dans le cadre du Sommet des dirigeants sur le climat en prélude à la COP30, Mme Benali a rappelé que le Maroc avait soumis sa CDN 3.0 bien avant la conférence, portant son ambition climatique à 53 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2035, dont 22 % à titre inconditionnel.

« Cette nouvelle CDN est assurément plus ambitieuse, mais, plus encore, elle apporte deux contributions méthodologiques novatrices au processus des CDN : elle démontre que l’efficacité économique, la rentabilité financière et les bénéfices environnementaux et sociaux de l’action climatique ne sont ni exclusifs ni contradictoires ».

Détaillant ces deux innovations, la ministre a expliqué que la première consiste en l’utilisation d’indicateurs de coût d’atténuation (en dollars par tonne de CO2e réduite) par secteur, prenant en compte les rendements réels sur investissement. Sur le plan politique, cet outil constitue un levier puissant pour accélérer l’ambition collective, notamment dans les secteurs les plus émetteurs comme l’énergie, les métaux ou le transport maritime.

La seconde innovation réside, selon elle, dans la mise en relation directe des flux financiers avec des projets d’adaptation territoriaux, en s’appuyant sur les efforts d’atténuation réalisés, notamment dans les transitions énergétique, minière et industrielle du pays. Si le cadre de la CDN du Maroc était amplifié par d’autres pays, il pourrait constituer une contribution précieuse au deuxième Bilan mondial (Global Stocktake) en 2028 et orienter l’action collective face à l’urgence climatique.

La ministre a, par ailleurs, souligné que la COP30 doit démontrer que le véritable multilatéralisme ne se construit pas sur des négociations interminables, mais « parfois sur la responsabilité partagée, souvent la solidarité et toujours sur la préservation de la paix et de la sécurité internationales ».

Pour que la COP Climat demeure pertinente, selon Mme Benali, le Maroc identifie deux priorités essentielles dans le paquet de résultats nécessaires à la restauration de la confiance : accroître le financement climatique à travers une feuille de route opérationnelle de Bakou à Belém, et mettre en œuvre des CDN innovantes qui relient l’action climatique à des projets concrets et mesurables sur le terrain, sauvant des vies, éradiquant la pauvreté et la faim, protégeant les plus vulnérables et comblant les écarts de mise en œuvre.

« C’est la seule voie pour rendre opérationnel l’objectif mondial d’adaptation, car à ce stade, la mise en œuvre et la confiance sont nos seuls véritables tests », a-t-elle insisté, déplorant que « la majeure partie des 100 milliards de dollars promis ait pris la forme de prêts non concessionnels, aggravant les crises de la dette et sapant la confiance ».

Réaffirmant l’engagement du Royaume à renforcer sa résilience, Mme Benali a invité les pays à faire preuve du même sens de justice et de détermination et à s’inspirer des innovations marocaines.

« Seules des actions tangibles et ambitieuses permettront de restaurer la confiance dans le multilatéralisme et de préserver la possibilité d’atteindre les objectifs climatiques convenus au niveau international… car, dans ma région du monde, le seuil de 1,5°C n’est plus une simple alerte : il a déjà été dépassé depuis des années ».





En marge du Sommet des dirigeants sur le climat à Belém, en prélude à la COP30, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leïla Benali, a eu une série d’entretiens axés sur le renforcement de la coopération internationale dans les domaines du financement climatique et de l’investissement.

Mme Benali s’est notamment entretenue avec Mafalda Duarte, directrice exécutive du Fonds vert pour le climat (FVC), autour des moyens de consolider le partenariat stratégique entre le Maroc et le Fonds à travers un nouveau programme pays axé sur la mise en œuvre de la CDN 3.0.

Ce programme ambitionne de promouvoir des projets conjuguant efficacité économique, rentabilité financière et retombées environnementales et sociales positives des actions climatiques.
Cet échange a également permis de réaffirmer le vif intérêt du Maroc pour l’accueil d’un bureau régional du FVC, en cohérence avec les efforts déployés par le Royaume au niveau africain en matière d’action climatique, de finance durable et de coopération Sud–Sud.

Mme Benali a, par ailleurs, mis en avant l’importance de capitaliser sur l’initiative innovante du Corridor OTC (« Origination, Transit et Certification »), afin de positionner le Maroc comme un hub énergétique et logistique africain, capable de relier durablement les économies du continent aux marchés internationaux.

Elle a souligné que le Maroc dispose de tous les atouts pour s’affirmer comme un pôle régional de la finance verte et durable, en parfaite cohérence avec ses objectifs nationaux de développement durable et de transition énergétique.

La ministre s’est également entretenue avec Bo Li, directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), autour des mécanismes de la finance climatique et de la nécessité de diversifier les sources de financement au-delà des canaux traditionnels, au profit des projets d’atténuation et d’adaptation relevant de la CDN 3.0.

Le but est d’atteindre les objectifs de décarbonation et renforcer la résilience des populations et des secteurs vitaux, à travers une approche territoriale permettant d’adapter les moyens aux besoins spécifiques de chaque région.

La rencontre a également permis d’explorer les formes d’assistance technique que le FMI pourrait apporter au Maroc en matière de budgétisation et de finance vertes, ainsi que dans le domaine de l’analyse quantitative du stress climatique.

Mme Benali a par ailleurs rencontré John W.H. Denton AO, secrétaire général de la Chambre de commerce internationale (ICC). Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération entre l’ICC et le Maroc, notamment dans les domaines de l’entrepreneuriat, du développement économique et de la promotion de l’investissement.

Denton a salué, à cette occasion, les réalisations du Royaume et félicité particulièrement le Groupe OCP, cité comme un modèle d’entreprise publique performante illustrant les succès marocains en matière d’investissement, de rendement et de bonne gouvernance.

Il a également exprimé un intérêt marqué pour la participation de l’ICC au Marrakech Mining Forum, soulignant le rôle stratégique du Maroc dans la défense des intérêts du continent africain et dans la promotion d’une transition industrielle, minière et énergétique durable.
Mme Benali a rappelé que, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, les avancées économiques et institutionnelles du Royaume sont le fruit de plus de trois décennies d’efforts soutenus et de réformes structurantes.

Les échanges ont également permis d’aborder le projet du Corridor OTC, ainsi que les perspectives d’une coopération renforcée entre l’ICC et le Maroc, dans l’objectif d’élargir les partenariats existants au service du développement du continent africain.

D’autres part, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, s’est entretenue avec le vice-ministre pour la Coopération internationale au ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas, Steven Collet.

Cette rencontre a mis en lumière la solidité du partenariat stratégique entre le Maroc et les Pays-Bas, notamment dans les domaines de l’énergie, fondé sur une approche pragmatique et tournée vers l’avenir.

Les deux responsables ont ainsi mis en avant la convergence de leurs visions en matière de transition énergétique, d’innovation technologique et de développement durable, réaffirmant leur volonté de mutualiser leurs expertises afin de relever les défis énergétiques mondiaux et promouvoir une économie plus verte et inclusive.

Mme Benali a évoqué à cette occasion la Contribution Déterminée au niveau National (CDN 3.0) du Maroc, récemment actualisée, en soulignant les innovations méthodologiques qu’elle introduit pour renforcer la crédibilité, la transparence et l’efficacité des politiques climatiques et qui pourraient inspirer d’autres pays dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris.

La ministre a également mis en avant les progrès du Royaume dans les énergies renouvelables et l’hydrogène vert, rappelant que le Maroc « place la coopération internationale au cœur de sa stratégie énergétique, fondée sur la crédibilité et la création de valeur partagée ».

Les deux parties ont, par ailleurs, salué les résultats du cadre de coopération bilatéral signé en 2023 dans le domaine des énergies renouvelables et de l’hydrogène vert, qui a permis le renforcement des échanges d’expertise, la montée en compétences et la participation conjointe à des événements internationaux majeurs, tels que le Power-to-X Summit de Marrakech et le World Hydrogen Summit de Rotterdam.

Cet entretien a permis de réaffirmer la volonté du Maroc et des Pays-Bas de renforcer un partenariat stratégique tourné vers l’innovation, la durabilité et la responsabilité partagée face aux défis climatiques mondiaux.



Sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc a engagé une nouvelle étape de son développement énergétique : la mise en place d’une filière nationale de l’hydrogène vert et de ses dérivés.
La circulaire du Chef du Gouvernement du 11 mars 2024 a marqué le lancement opérationnel de l’initiative « Offre Maroc pour l’Hydrogène Vert », construite autour de trois principes structurants : cohérence institutionnelle, compétitivité économique et création de valeur durable.
Cette démarche traduit la volonté du Royaume d’aborder cette filière émergente avec méthode, coordination et crédibilité.

Dix-huit mois après son lancement, l’Offre Maroc affiche des résultats concrets et mesurables. Le cinquième comité de pilotage, tenu le 17 septembre 2025, a validé plusieurs jalons majeurs, confirmant la progression méthodique de la filière et la solidité du dispositif de gouvernance mis en place.

À ce jour, sept projets intégrés ont été sélectionnés.
L’un d’eux a finalisé sa phase d’étude préliminaire dans les délais et s’apprête à entamer la phase d’études avancées, tandis que les six autres ont lancé leurs travaux de pré-FEED.
Portés par des consortiums marocains et internationaux de premier plan, implantés dans les trois régions du Sud, ces projets traduisent la confiance des investisseurs dans le cadre national et la crédibilité du modèle marocain de développement de la filière hydrogène.

La coordination entre le secteur privé, les départements ministériels, les agences publiques et MASEN, en tant que point focal, a permis de consolider les fondations techniques, réglementaires et institutionnelles nécessaires au déploiement progressif de projets bancables, techniquement maîtrisés et économiquement viables.

En parallèle de cette dynamique, la structuration d’accords d’offtake à long terme constitue désormais un levier essentiel pour accélérer la mise en œuvre industrielle et financière des projets. Cet élément clé de la bancabilité renforcera la visibilité des investisseurs et soutiendra la montée en puissance de la filière à l’échelle nationale et internationale.

Forte de cette approche planifiée et pragmatique, la stratégie hydrogène du Maroc s’inscrit dans la continuité du modèle national des énergies renouvelables, qui allie vision de long terme, attractivité pour l’investissement privé et ancrage territorial.
La filière hydrogène vert s’affirme ainsi comme un nouveau pilier du modèle énergétique marocain, porteur d’opportunités industrielles, d’emplois qualifiés et de partenariats durables pour les décennies à venir.

Le Maroc reste un « acteur très actif » et un « leader » des négociations climatiques mondiales, a affirmé le 24 octobre Ana Toni, directrice générale de la COP30, à moins de deux semaines de l’ouverture de la conférence sur le climat que le Brésil accueillera à Belém.
« Le Maroc est un partenaire avec lequel nous collaborons intensément, non seulement parce qu’il a accueilli la COP22, mais surtout parce qu’il figure parmi les pays les plus mobilisés sur les questions climatiques », a souligné Mme Toni lors d’une rencontre avec la presse étrangère organisée par l’Association de la presse internationale (AIE), sous le thème « Alerte climatique, focus sur les forêts : créer des ponts avec le monde jusqu’à la COP30 ».

En réponse à une question de MAP-Brasilia sur la manière dont le Maroc pourrait renforcer la résilience climatique et l’adaptation en Afrique dans le cadre d’une approche multilatérale à la veille de la COP30, Ana Toni a salué l’engagement du Royaume au sein du continent, notamment sur les questions d’énergie, de conservation des forêts et de préservation de l’environnement.

Elle a cité deux initiatives dans lesquelles le Brésil collabore avec le Maroc et le continent africain : la « cuisson propre » visant à remplacer les combustibles traditionnels par des méthodes de cuisson plus efficaces et moins polluantes, et la Mission 300, projet ambitieux visant à étendre l’accès à l’électricité à 300 millions d’Africains d’ici 2030.

La directrice générale de la COP30 a également souligné les actions marocaines dans les domaines des forêts et de l’eau, précisant que ces enjeux rejoignent ceux du Brésil, où leur importance est comparable. « Nous travaillons très étroitement ensemble ».

Soulignant que Belém ambitionne d’être « la COP de la mise en œuvre », Ana Toni a précisé que le sommet donnerait une visibilité accrue aux solutions déjà disponibles, du reboisement à l’hydrogène vert, pour accélérer leur déploiement. L’inclusion des peuples autochtones et de la jeunesse figurera parmi les priorités.

La lutte contre le greenwashing et le lobbying abusif sera également renforcée : seules les entreprises et organisations respectant des obligations de transparence sur la plateforme NAZCA de l’ONU figureront sur l’Agenda de l’action.

Ana Toni a enfin évoqué la création d’une Coalition ouverte sur les marchés du carbone, pilotée par le Brésil, destinée à aligner les systèmes internationaux et renforcer leur crédibilité.
Sur le plan logistique, 163 délégations ont déjà demandé leurs accréditations et 132 ont obtenu leurs accommodations complètes. Les pays les plus vulnérables bénéficieront du soutien d’organisations philanthropiques pour faciliter leur hébergement.

Concernant le financement climatique, Ana Toni a rappelé que la COP30 n’avait pas pour objectif de fixer de nouveaux montants, le cap des 300 milliards de dollars par an pour les pays en développement ayant été acté lors de la COP29. La conférence se concentrera sur la mise en œuvre des solutions et sur la mobilisation des acteurs économiques et financiers pour atteindre les objectifs, notamment celui des 1.300 milliards de dollars de financements.
Enfin, sur la dimension énergétique et géopolitique, la directrice générale de la COP30 a jugé que la récente autorisation d’exploration pétrolière au large de l’Amazonie par Petrobras, ne remettait pas en cause la crédibilité du Brésil comme hôte, soulignant la maturité du débat énergétique brésilien et la nécessité d’établir collectivement la future matrice énergétique du pays, tout en poursuivant les efforts de protection des forêts et de lutte contre le déboisement.





Vivo Energy Maroc consolide son engagement sociétal en renouvelant son partenariat stratégique avec l’association INJAZ Al-Maghrib. Une nouvelle convention a été signée, le 24 octobre, pour la période 2025-2027 afin de poursuivre le développement de programmes éducatifs et entrepreneuriaux destinés à la jeunesse marocaine. 

« Notre partenariat historique avec INJAZ Al-Maghrib traduit notre engagement durable en faveur de la jeunesse marocaine. Nous sommes convaincus que l’éducation et l’entrepreneuriat représentent des leviers puissants pour favoriser l’inclusion et encourager le développement du potentiel des jeunes. La mobilisation de nos collaborateurs mentors est une fierté et une preuve concrète de notre volonté d’agir collectivement pour l’avenir », a déclaré Matthias de Larminat, Directeur Général de Vivo Energy Maroc. 

Ce partenariat, initié en 2009, s’inscrit dans la durée et illustre la volonté commune des deux institutions de promouvoir l’éducation et de stimuler l’esprit d’entreprise comme leviers d’inclusion et de développement humain. 

Depuis plus de seize ans, cette collaboration a permis d’impacter des milliers de jeunes à travers le Royaume, en leur offrant les compétences et les outils nécessaires pour construire leur avenir professionnel et entrepreneurial. Depuis 2009, cette collaboration a permis de former plus de 250 000 jeunes et de créer plus de 300 junior-entreprises et en mobilisant plus de 170 collaborateurs mentors de Vivo Energy Maroc dans le cadre du mécénat de compétences. Cette nouvelle convention porte principalement sur le Company Program, programme phare d’INJAZ Al-Maghrib qui initie les lycéens et étudiants à l’entrepreneuriat à travers la création et la gestion d’entreprises en conditions réelles. 

Elle inclut également la participation de Vivo Energy Maroc à d’autres initiatives éducatives et d’innovation menées par l’association selon les besoins identifiés. 

La spécificité majeure du partenariat réside dans le mécénat de compétences, à travers lequel des collaborateurs de Vivo Energy Maroc s’engagent comme mentors bénévoles. En partageant leur expérience professionnelle et leur savoir-faire, ils accompagnent les jeunes dans le développement de leurs projets et participent activement à leur apprentissage. Cette mobilisation humaine et solidaire constitue une dimension essentielle du partenariat. « Le renouvellement de notre partenariat confirme la solidité de la relation entre INJAZ AlMaghrib et Vivo Energy Maroc. Ensemble, nous poursuivons la même ambition : offrir aux jeunes Marocains les moyens de développer leurs compétences, de gagner en confiance et de contribuer à leur ouvrir l’accès à la vie active dans les meilleures conditions», a souligné Wafaa Joundy, Présidente d’INJAZ Al-Maghrib. 

« Participer au Company Program m’a permis de transformer une idée en projet concret. Avec Saferide, nous avons développé une solution technologique pour renforcer la sécurité des usagers de la route. Grâce à l’accompagnement d’INJAZ Al-Maghrib et des mentors de Vivo Energy Maroc, j’ai appris à croire en mon potentiel et à envisager l’entrepreneuriat comme un véritable levier de changement », a témoigné Abir Aman, lauréate du Company Program 2025 de l’Université Mohammed V – Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales d’Agdal. 

A travers ce partenariat structurant, Vivo Energy Maroc réaffirme sa volonté de contribuer activement au développement humain du Royaume et à la promotion d’une jeunesse entreprenante et responsable. Cette initiative s’inscrit pleinement dans la continuité des actions citoyennes de l’entreprise, articulées autour de trois axes stratégiques : l’éducation, les énergies renouvelables et la santé à travers la sécurité routière.





L’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) vient de procéder à la mise en service de deux nouveaux postes de transformation 225/22 kV, à Skhour Rhamna et Benslimane, pour un investissement global de près de 350 millions de dirhams, dans le cadre de la modernisation et l’extension continue du réseau national de transport d’électricité.
Le poste de Benslimane (140 MVA) comprend la construction du poste 225 kV et la réalisation d’environ 37 km de lignes Très Haute Tension. Il contribue au renforcement de l’alimentation électrique de la région et à l’amélioration durable de la qualité de service, tout en accroissant la fiabilité et la performance du réseau.

Quant au poste de Skhour Rhamna (80 MVA), il sécurise l’approvisionnement électrique de la Province de Rhamna et accompagne la dynamique économique et industrielle autour du pôle de Benguerir. Son raccordement au réseau national, via le rabattement d’environ 14 km d’une ligne 225 kV, renforce la flexibilité et la stabilité du système électrique national.

Ces deux ouvrages viennent renforcer les infrastructures électriques nationales, avec une capacité additionnelle de 220 MVA, et s’ajoutent aux nombreuses réalisations mises en service depuis le début de l’année 2025, confirmant la dynamique engagée par l’ONEE pour répondre à la croissance de la demande en électricité et moderniser durablement ses infrastructures électriques.

En effet, depuis janvier 2025, plusieurs postes et lignes stratégiques ont été mis en service ou renforcés, représentant une puissance totale installée d’environ 1 330 MVA et 264 kilomètres de lignes Très Haute Tension. Il s’agit notamment des postes de Mghila (70 MVA), Agadir (150 MVA), Fouarat (+150 MVA), Tizgui (+150 MVA), Loukkos (+150 MVA), Ghanem (150 MVA), Laawamar (150 MVA), Guelmim (140 MVA), Skhour Rhamna (80 MVA) et Benslimane (140 MVA).

Ces réalisations traduisent l’engagement constant de l’ONEE à renforcer la sécurité d’approvisionnement en électricité, à accompagner le développement régional et à soutenir la transition énergétique du Royaume et l’intégration massive des énergies renouvelables, conformément aux Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.