Les travaux du séminaire Maroc-Suisse sur l’économie circulaire et durable se sont tenus, le 20 octobre à Tanger, sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI.

Organisé par l’Alliance Suisse Maroc (ASM), sous l’égide du ministère de la Transition énergétique et du développement durable, cet événement d’envergure réunit des hauts représentants politiques et institutionnels, des dirigeants d’entreprises et des experts du Maroc et de la Suisse pour stimuler les échanges entre les deux pays et construire ensemble des économies compétitives et durables.

Cet événement de haut niveau, organisé en partenariat avec l’Ambassade de la Confédération suisse au Maroc, la Wilaya de la région, le Conseil régional, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (TTA), le Conseil régional d’investissement (CRI) et d’autres partenaires institutionnels, constitue une plateforme d’échange et de partenariat entre responsables publics, acteurs économiques, universitaires et experts des deux pays, en vue d’explorer les opportunités de collaboration autour d’un modèle de croissance verte et inclusive.

Placée au cœur des échanges bilatéraux entre le Royaume du Maroc et la Confédération suisse, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de coopération internationale visant à renforcer la transition écologique, la compétitivité des entreprises et la durabilité des modèles économiques.

S’exprimant à cette occasion, El Yazid Mouhsine, co-président de l’ASM, a souligné que ce séminaire est avant tout une belle aventure collective, née d’une conviction simple, mais essentielle: la nécessité d’unir nos forces pour bâtir un modèle de développement à la fois plus respectueux de la planète et plus équitable pour nos sociétés.

« C’est exactement ce que représente l’Alliance Suisse–Maroc: une passerelle entre deux pays, entre deux cultures, mais aussi entre des femmes et des hommes qui partagent la même envie d’agir, la même foi en la coopération et la même confiance dans la puissance du dialogue », a-t-il enchainé, notant que l’économie circulaire n’est pas qu’un concept technique, mais une manière de repenser nos habitudes, de redonner vie à nos ressources et de créer autrement avec sens, respect et innovation.

El Yazid a affirmé qu’il s’agit d’une réelle opportunité de réinventer nos modèles économiques, de créer de l’emploi durable et de renforcer les liens entre nos territoires, soulignant que ce séminaire représente un espace de rencontre, d’échange et de co-construction, un lieu où les idées se croisent, où les collaborations se tissent, et où peuvent émerger les projets de demain.

Pour sa part, la directrice de l’économie circulaire et de la lutte contre la pollution au sein du ministère de la Transition énergétique et du développement durable, Hafsa Lakhlifi, a indiqué que le sujet de l’économie circulaire et durable est au coeur des priorités stratégiques du Royaume, relevant que cette rencontre s’inscrit en droite ligne de la vision éclairée de SM le Roi Mohammed VI, qui fait du développement durable et de la justice sociale et territoriale un pilier fondamental du Nouveau modèle de développement et de la stratégie nationale de développement durable (SNDD) à l’horizon 2035.

Après avoir rappelé l’engagement du Maroc à construire une économie verte, compétitive et sobre en carbone, Mme Lakhlifi a précisé que l’économie circulaire et durable représente une véritable philosophie du développement fondée sur la responsabilité, l’efficacité et la solidarité, mettant l’accent sur les initiatives lancées par le Maroc notamment dans les domaines de la gestion des déchets solides, de la valorisation des eaux usées et du développement des énergies renouvelables.

Elle a, à cet égard, souligné que le Maroc a lancé la préparation d’une feuille de route nationale pour l’économie circulaire, qui vise à transformer nos modèles de production et de consommation, à encourager l’innovation et à accélérer la transition vers un développement durable et inclusif, notant que cette rencontre constitue une opportunité précieuse pour engager un dialogue constructif autour des perspectives de coopération entre le Maroc et la Suisse, rapprocher les secteurs privés des deux pays et encourager les investissements responsables, ainsi que pour faciliter les échanges technologiques et promouvoir les bonnes pratiques dans des secteurs clés.

De son côté, l’ambassadeur de la Confédération suisse au Maroc, Valentin Zellweger, a relevé que le thème choisi pour cette rencontre: « Comment avancer ensemble vers des économies à la fois compétitives et durables? » illustre parfaitement les ambitions partagées du Maroc et de la Suisse face aux défis économiques, environnementaux et sociaux de notre époque, soulignant que la Suisse, en inscrivant le Maroc parmi ses pays partenaires « prioritaires », reconnait le rôle du Royaume comme acteur clé du développement régional et mondial.

Il a, par ailleurs, salué le rôle important de l’ASM dans la construction de ponts durables entre les deux pays, grâce au dialogue, au partage d’expériences et à la valorisation des réussites communes, exprimant le souhait que cette rencontre puisse inspirer de nouveaux projets, renforcer les synergies et consolider l’ambition commune: avancer ensemble vers des économies à la fois compétitives, inclusives et durables.

Quant au directeur général des services au Conseil régional, Rabie El Khamlichi, il a affirmé que l’économie circulaire représente une orientation stratégique pour le Maroc, engagé dans une dynamique de durabilité sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi, notant que le Conseil régional a mis en place un cadre d’intervention stratégique à travers son Plan de développement régional, articulé autour de cinq axes, avec l’économie circulaire placée au cœur des priorités.

Il a, dans ce sens, réaffirmé l’engagement du Conseil à soutenir et accompagner cette dynamique, formulant le souhait que cette rencontre permette d’identifier des pistes d’action concrètes et des solutions durables pour renforcer l’économie circulaire.

Le programme de cet événement de deux jours a traité des thématiques sur les politiques publiques, la coopération économique et les innovations circulaires, une table ronde de haut niveau réunissant dirigeants d’entreprises, experts et décideurs marocains et suisses, et des sessions “Leaders en action”, dédiées aux retours d’expérience d’entreprises pionnières dans la valorisation des déchets, la construction durable, le textile circulaire ou encore l’agriculture biologique.

Cette rencontre a été marquée également par des visites de terrain de sites emblématiques de la transition circulaire, dont la plateforme Geocycle (Oum Azza – Rabat), le Port de Tanger Med et le Parc éolien de Tanger.

Il est à noter que l’Alliance Suisse-Maroc a été fondée en 2023 pour renforcer les liens de coopération et d’amitié entre le Maroc et la Suisse, dans un esprit de partenariat équilibré et d’engagement commun en faveur d’un avenir durable.

À travers ce séminaire, l’Alliance ambitionne de fédérer les efforts publics et privés en faveur d’une gestion circulaire des ressources et d’une économie plus compétitive, respectueuse de l’environnement et créatrice d’opportunités.







Le président du Conseil mondial de l’eau, Loïc Fauchon, a salué, le 22 octobre à Fès, la politique marocaine en matière de gestion et de sécurisation des ressources en eau, la qualifiant d’ »exemple pour le monde ».

‘’L’expérience marocaine est un exemple pour le monde, le Royaume, qui fait face aux évolutions du climat et de la croissance démographique, ayant su mettre en œuvre des solutions appropriées pour sécuriser la ressource en eau’’, a souligné M. Fauchon, qui s’exprimait lors de la 7è Conférence panafricaine sur le génie rural, placée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI.

Le président du Conseil mondial de l’eau a mis l’accent, à cet effet, sur les projets colossaux mis en place et les nouvelles technologies introduites, dont le dessalement, le recyclage des eaux usées et le transfert d’eau pour garantir à la population marocaine l’accès à cette ressource, mais aussi pour ouvrir la voie aux pays africains dans le domaine.

‘’La conférence de Fès est l’occasion pour les pays d’Afrique de s’inspirer de l’expérience marocaine remarquable, qui permet au Royaume d’être l’une grandes nations dans le monde’’.

Fauchon a souligné, notamment, l’importance du Centre mondial des eaux non conventionnelles et des énergies renouvelables, qui sera créé au Maroc, ajoutant que ce centre ‘’illustrera le savoir-faire du Royaume dans les domaines des eaux non-conventionnelles et des énergies renouvelables’’.

Dans son intervention à l’ouverture de cette conférence, l’expert a cité, en particulier, la station de dessalement de Dakhla, aux côtés de celle de Rabat en cours de réalisation, comme « un exemple unique dans le monde », d’autant plus qu’elles fonctionnent entièrement avec des énergies renouvelables, ce qui permet de réduire considérablement le prix du m3.

Après avoir énuméré les multiples défis auxquels fait face le monde sur le plan agricole et climatique, il a mis en avant le rôle ‘’déterminant’’ des élus et des gouvernants dans la défense de la cause des agriculteurs et du monde rural qui assurent la sécurité alimentaire et de l’eau.

Il a souligné la nécessité d’exiger des décideurs de s’opposer à la disparition des espaces agricoles et des ressources en eau, à l’image du Maroc, en faisant voter les lois et les budgets nécessaires.

Après avoir relevé l’importance de la jeunesse rurale, appelée à assurer la souveraineté et sécurité alimentaire de demain, M. Fauchon a noté qu’une irrigation plus intelligente conduit à une production diversifiée, d’où la nécessité de renforcer la capacité d’innover.

Cette rencontre est initiée par l’Association nationale des améliorations foncières, de l’irrigation, du drainage et de l’environnement (ANAFIDE), en partenariat avec l’Association africaine du génie agricole et l’Association américaine des ingénieurs agricoles et biologiques, avec le soutien de plusieurs partenaires nationaux et internationaux, dont le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, la Commission internationale de l’irrigation et du drainage, et l’Institut international de gestion de l’eau.

L’organisation de cette conférence intervient dans la continuité du succès d’événements internationaux précédents organisés par ANAFIDE, notamment la 5e Conférence régionale africaine de la Commission internationale de l’irrigation et du drainage (Marrakech en 2021), et la 10e Conférence internationale sur la micro-irrigation (Dakhla en 2023).





Une convention de partenariat a été signée, le 27 octobre à Rabat, pour la mise en œuvre du programme de renforcement des effectifs des doctorants-moniteurs dans les domaines de la transition énergétique et du développement durable à l’horizon 2028.

Signée par la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali et le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Azeddine El Midaoui, cette convention vise à encourager les meilleurs étudiants titulaires d’un master à poursuivre leurs études en doctorat grâce à l’octroi de 50 bourses mensuelles pendant trois ans, afin de mener des recherches dans les domaines de la transition énergétique et du développement durable.

Cet accord s’inscrit dans le cadre des efforts déployés pour intégrer les priorités nationales en matière de transition énergétique et de développement durable dans les politiques de recherche scientifique et d’innovation, conformément aux orientations de la stratégie nationale du développement durable 2035.

Dans une déclaration à la presse, Mme Benali a souligné que ce partenariat constitue un investissement dans l’avenir du Maroc et dans sa jeunesse à travers l’octroi de bourses d’études à près de 50 doctorants-chercheurs dans les domaines des énergies renouvelables, de la transition énergétique et du changement climatique.

Cette initiative intervient aussi dans le cadre de la mise en œuvre des orientations stratégiques du Royaume, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, et vient s’ajouter à plusieurs autres accords élaborés depuis le début de l’année en cours.

Soulignant la nécessité d’investir dans la transition énergétique et le développement durable en s’appuyant sur la recherche scientifique et l’innovation, la ministre a fait savoir que le Maroc a besoin de cadres spécialisés dans ces domaines vitaux en vue d’atteindre la transition énergétique escomptée.

De son côté, M. El Midaoui s’est félicité, dans une déclaration similaire, de la conclusion de cette convention, notant que « les jeunes constituent l’épine dorsale et l’un des mécanismes stratégiques pour l’accompagnement des différentes mutations technologiques et scientifiques ».

Le ministre a également mis en exergue l’importance de former des cadres et des compétences scientifiques afin d’accompagner ces transformations, les projets et les chantiers stratégiques en cours au Maroc, comme l’autonomie technologique liée à la transition numérique et au développement durable.

S’étalant sur trois ans (2026-2028), le programme de renforcement des effectifs des doctorants-moniteurs dans les domaines de la transition énergétique et du développement durable bénéficie d’une enveloppe budgétaire globale estimée à 63 millions de dirhams, entièrement financée par le ministère de la Transition énergétique et du développement durable, alors que sa mise en œuvre et le suivi des bénéficiaires seront assurés par le Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST).

Ce programme permettra de former et encadrer les étudiants chercheurs en les incitant à trouver des solutions innovantes aux problématiques que connaît le Maroc dans un certain nombre de domaines tels que les énergies renouvelables, l’hydrogène vert, l’économie circulaire et le changement climatique.





L’ambassadeur du Maroc en Suède, Karim Medrek, a présenté à Stockholm les principales stratégies nationales mises en œuvre par le Royaume dans le domaine de la transition énergétique et du développement durable.

Intervenant lors d’une table ronde sur la transition verte et les politiques climatiques internationales, M. Medrek a indiqué que le Maroc, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, a fait du développement durable et de la diplomatie climatique un pilier central de son modèle de développement et de sa politique étrangère.

Medrek a passé en revue, à cette occasion, les stratégies phares du Maroc dans ce domaine, notamment la Stratégie énergétique nationale à l’horizon 2030, la Stratégie bas carbone 2050, ainsi que la Feuille de route nationale pour l’hydrogène vert (2021).

Il a également évoqué la nouvelle politique énergétique et industrielle du Royaume, qui vise à intégrer les impératifs de durabilité au cœur des chaînes de valeur et à favoriser l’émergence d’écosystèmes industriels bas carbone, compétitifs et innovants.

Pour le diplomate marocain, la transition verte constitue un enjeu global qui exige une action collective, une innovation partagée et une coopération sincère entre les nations.

Cette rencontre, organisée par l’Ambassade du Maroc à Stockholm en partenariat avec le groupe de réflexion suédois Mundus International, a réuni plusieurs chefs de mission diplomatique accrédités en Suède, ainsi que des experts et responsables suédois, pour un échange approfondi sur les politiques nationales et internationales de durabilité et de coopération climatique.

La table ronde a connu la participation de deux experts de haut niveau : Magnus Nilsson, consultant et expert des politiques européennes en matière de climat, d’énergie et de transport, et Mikael Anzén, ambassadeur suédois pour le commerce durable et l’innovation.
Les discussions ont permis d’examiner en profondeur les politiques climatiques européennes et la contribution de la Suède à la transition verte et d’aborder les mécanismes législatifs européens de réduction des émissions, les défis liés à la séquestration du carbone et les stratégies industrielles visant la neutralité climatique.

Les intervenants ont souligné que la Suède s’est fixée des objectifs plus ambitieux que ceux exigés par l’Union européenne, misant sur l’innovation technologique et la capture du carbone pour les atteindre, mettant en lumière la démarche singulière de la Suède en matière de durabilité, issue d’une culture d’ingénierie, d’innovation et de pragmatisme.

Et de rappeler que le modèle énergétique suédois, fondé sur l’hydroélectricité, le nucléaire et les énergies renouvelables, repose sur une stratégie de long terme visant une économie presque totalement décarbonée. Le modèle Team Sweden, qui réunit institutions publiques et secteur privé pour promouvoir les investissements responsables et le transfert de technologies vertes, a été présenté comme un levier essentiel de la diplomatie économique suédoise.

Fondé à Stockholm, Mundus International est un groupe de réflexion et de communication spécialisé dans l’analyse des politiques publiques, des relations internationales et des enjeux de durabilité en Suède et dans la région nordique. À travers ses publications et ses forums d’échange, Mundus International contribue à rapprocher la communauté diplomatique, les institutions publiques et les acteurs économiques autour de thématiques globales, notamment la transition énergétique, l’innovation et la coopération internationale.





Le Maroc et la Pologne ont fait part, le 24 octobre, de la détermination à renforcer leur coopération dans les domaines de la transition énergétique et du développement durable.

Lors d’un entretien à Rabat entre la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, et le ministre des Actifs de l’État de Pologne, Wojciech Balczun, les deux parties se sont félicitées de la solidité des relations multidimensionnelles bilatérales.

La rencontre a également été l’occasion pour les deux responsables de souligner la nécessité de hisser la coopération entre Rabat et Varsovie en matière énergétique au niveau de partenariat renforcé.

Dans une déclaration à la presse à l’issue de cette entrevue, M. Balczun a mis en exergue la volonté de son pays de donner une forte impulsion aux relations entre le Maroc et la Pologne et de consolider leur coopération énergétique.

Il a également mis en avant la dynamique économique que connaissent les deux pays, notant que la Pologne veut partager son expérience et son expertise avec le Royaume dans différents secteurs stratégiques.

Pour sa part, Mme Benali a dit avoir évoqué avec le ministre polonais les moyens de promouvoir l’échange du savoir-faire et des expériences dans les secteurs de la transition énergétique et du développement durable.

« Notre ambition aujourd’hui est de travailler ensemble pour consolider la sécurité énergétique dans nos deux pays » dans une conjoncture mondiale délicate, a-t-elle expliqué. 



Le Conseil de gouvernement a approuvé, le 23 octobre à Rabat, le projet de décret n° 2.25.100 fixant les conditions et les modalités de réalisation et d’exploitation des installations d’autoproduction de l’énergie électrique.

Présenté par la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, ce projet de décret s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions des articles 3, 4, 5 et 6 de la loi n° 82.21 réglementant l’autoproduction de l’énergie électrique, lesquels prévoient la mise en place de trois régimes régissant la construction et l’exploitation des installations d’autoproduction d’électricité, à savoir, le régime de déclaration, le régime d’approbation de raccordement et le régime d’autorisation.

Ce projet de décret vise à établir un cadre réglementaire complet pour les régimes d’autorisation, de raccordement et d’exploitation relatifs à ces installations d’autoproduction d’électricité, en définissant le régime d’autorisation pour la construction et l’exploitation de ces installations d’autoproduction d’électricité raccordées à des installations d’autoconsommation non raccordées au réseau électrique national.

Il définit également le régime d’autorisation pour la construction et l’exploitation des installations d’autoproduction d’électricité raccordées ou dont le raccordement est prévu au réseau basse tension, outre la fixation du système d’approbation de raccordement, des modalités d’exploitation et des conditions de retrait de l’approbation ou de l’autorisation.

D’autre part, le Conseil a décidé de reporter à une réunion ultérieure l’examen du projet de décret n° 2.25.01 fixant les conditions de révision du plafond de l’excédent de la capacité de production des installations d’autoproduction de l’énergie électrique. 



La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a mis en exergue, le 14 octobre à Chengdu (Chine), la Vision à long terme de SM le Roi Mohammed VI, qui a permis au Maroc de se transformer en pionnier régional des énergies renouvelables depuis le lancement de la stratégie énergétique nationale en 2009.

Dans une déclaration en marge de la deuxième réunion ministérielle du Groupe mondial de l’énergie de fusion (WFEG) de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Mme Benali a indiqué que cette rencontre de haut niveau a « offert une belle plateforme pour présenter la vision à long terme de SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste ».

La Vision éclairée du Souverain a permis, dès l’adoption de la stratégie énergétique du Maroc en 2009, d’accorder une place de choix aux énergies propres qui contribuent à la prospérité mondiale, notamment les énergies renouvelables ainsi que le nucléaire à usage civil.
Réitérant l’engagement du Maroc en tant que « membre très actif de l’AIEA et défenseur du multilatéralisme », Mme Benali a souligné l’importance des approches coopératives dans l’avancement de la technologie de fusion, évoquant les enjeux technologiques et financiers majeurs que présente cette source énergétique du futur.

« La fusion requiert la maîtrise de températures extrêmes excédant les 100 millions de degrés Celsius, et les financements indispensables se chiffrent en milliards de dollars », a-t-elle expliqué, tout en précisant qu' »à l’horizon 2050, la fusion pourrait constituer la technologie à même d’apporter des réponses adaptées aux besoins mondiaux, si elle parvient à concurrencer les énergies renouvelables. »

Dans cette optique, la ministre a appelé à s’appuyer sur la mobilisation autour de la recherche et développement dans la fusion, afin de promouvoir des modèles collaboratifs et des partenariats multilatéraux permettant d’offrir aux nations du Sud global une voie d’accès au développement.

La deuxième réunion ministérielle du WFEG de l’AIEA représente, à cet égard, une opportunité de réaffirmer la fonction essentielle de la science et de la technologie dans la promotion de la paix et de la prospérité à l’échelle planétaire.

Se déroulant sur trois jours au Centre international de conférences Tianfu à Chengdu, la deuxième réunion ministérielle du WFEG de l’AIEA fait suite à la première réunion inaugurale organisée en 2024 à Rome.

Ce conclave international rassemble des ministres, scientifiques, chercheurs, dirigeants d’entreprises, entrepreneurs et investisseurs du secteur de l’énergie, afin d’échanger sur les stratégies de développement et d’expérimentation de l’énergie de fusion.

Les participants aborderont notamment les cadres politiques et financiers, les progrès technologiques, la commercialisation et la coopération internationale en mesure depromouvoir l’énergie de fusion comme source propre, décarbonée et capable de répondre aux besoins croissants en énergie durable dans le monde.



Voici les principales mesures de la politique fiscale et douanière prévues par le projet de loi de finances (PLF) de l’année 2026 et contenues dans le rapport d’exécution budgétaire et de cadrage macroéconomique triennal 

  1. Politique douanière :

– Mise en place d’un dispositif de marquage des produits pétroliers en collaboration avec le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, afin de répondre aux enjeux fiscaux liés aux hydrocarbures et de prévenir les diverses formes de fraude dans ce secteur;
– Élargissement du marquage fiscal appliqué aux boissons et tabacs, pour couvrir aussi d’autres produits (connexes du tabac et produits contenant du sucre), en vue de protéger le consommateur et d’harmoniser les instruments juridiques avec les standards internationaux en matière de traçabilité et de suivi des produits soumis aux Taxes Intérieures de Consommation (TIC);

– Parachèvement des travaux d’instauration d’une taxe carbone en vue d’adapter la fiscalité et la réglementation douanière aux enjeux climatiques, en collaboration avec les parties concernées (le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, le ministère de l’Industrie et du Commerce et l’Agence marocaine de l’efficacité énergétique);

– Poursuite de l’application pour la cinquième année consécutive de la réforme de la taxation au titre de la TIC applicable aux cigarettes et qui arrive à échéance en 2026;

– Adaptation du cadre juridique relatif aux pierres et métaux précieux, avec poursuite de la mise en place du cadre réglementaire du métier d’affineur pour assurer la traçabilité;

– Initiation de la réforme de certains articles du code de recouvrement des créances publiques, en concertation avec la Trésorerie Générale du Royaume (TGR), notamment ceux se rapportant aux frais de recouvrement. Cette mesure serait à même d’améliorer les possibilités de recouvrement effectif des créances publiques;

– Réaménagement tarifaire du chapitre 30 des droits d’importation relatif aux produits pharmaceutiques pour corriger des distorsions et préserver l’approvisionnement du marché local en médicaments, tout en soutenant la production nationale;

– Modification des quotités du droit d’importations (DI) applicables à certains produits pour renforcer la protection locale et encourager l’implémentation de nouvelles unités industrielles.

2. Politique fiscale :

– Renforcement des actions du gouvernement pour faciliter l’intégration des unités de production informelles dans l’économie structurée, notamment à travers l’élargissement et l’amélioration du mécanisme de la retenue à la source pour inciter à la transparence fiscale et lutter efficacement contre la fraude fiscale;

– Amélioration de l’environnement des affaires par une révision des incitations fiscales liées aux opérations de restructuration des entreprises, particulièrement à travers la simplification, la mise en place des garanties et des mécanismes de suivi;

– Adaptation du système fiscal et harmonisation des règles fiscales à travers des mesures visant à clarifier et réadapter certaines règles d’assiette, pour éviter les divergences d’interprétation et améliorer les relations de confiance avec les contribuables, et à harmoniser certains traitements fiscaux avec les normes et les meilleures pratiques internationales.




La Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) et la Caisse des Dépôts et des Prêts italienne (Cassa Depositi e Prestiti – CDP) ont signé, le 3 octobre à Rome, un mémorandum d’entente visant à établir un cadre de coopération pour le développement de projets d’investissement dans des secteurs clés de l’économie.

Paraphé par le directeur général de la CDG, Khalid Safir et le directeur général de la CDP, Dario Scannapieco, ce premier mémorandum d’entente porte sur plusieurs domaines parmi lesquels l’énergie propre, les infrastructures, l’eau, la santé, l’agriculture, le tourisme et le développement urbain.

Il prévoit également un soutien accru au secteur privé, notamment aux PME, la dynamisation des marchés des capitaux, le renforcement des partenariats économiques bilatéraux et l’échange d’expertise à travers la participation commune aux grands réseaux internationaux.
S’exprimant à cette occasion, M. Safir a indiqué que la conclusion de ce mémorandum d’entente témoigne de l’engagement commun des deux institutions en faveur d’une nouvelle dynamique à même de raffermir leur coopération solide, qui coïncide avec le bicentenaire des relations diplomatiques entre le Maroc et l’Italie.

Cet accord vient concrétiser une longue histoire de collaboration bilatérale et ouvre la voie à un partenariat stratégique renforcé, axé sur la promotion de la croissance inclusive et le renforcement des investissements entre les deux pays.

Safir a souligné que les deux institutions se sont ainsi engagées à coordonner leurs stratégies, leurs concepts et leurs activités pour atteindre les Objectifs de développement durable, tout en œuvrant ensemble pour intensifier leur coopération et coordonner leurs efforts, afin d’apporter un soutien conjoint et capitaliser sur leur expertise respective dans des domaines d’intérêt commun.

« La priorité est désormais de traduire nos idées communes en actions concrètes, durables, sûres et rentables pour toutes les parties », a-t-il insisté, mettant l’accent sur l’importance d’explorer de nouvelles perspectives de collaboration.

Safir a, à cet égard, affiché la disposition de la CDG à mettre toute son expertise et son expérience à la disposition de la CDP, convaincue que ce partenariat dynamisera davantage leur coopération bilatérale dynamique.

« Nous envisageons également que notre collaboration favorisera des partenariats internationaux ayant un impact significatif en Afrique et, à terme, à l’échelle mondiale ».

La coopération entre la CDG et la CDP remonte à 1959, témoignant d’une relation ancienne fondée sur des échanges institutionnels réguliers et un intérêt commun pour le développement économique et social. Au-delà de leurs relations bilatérales, les deux organismes collaborent activement au sein de plusieurs instances internationales, notamment le Forum des Caisses de Dépôt, le Cadre permanent de concertation des Caisses méditerranéennes ainsi que le réseau D20-LTIC.

La Cassa Depositi e Prestiti est l’institution financière italienne dédiée à la coopération internationale au développement. Elle agit également en tant qu’institution nationale de promotion de la Péninsule, contribuant au financement de la croissance et à l’accompagnement de l’expansion internationale des entreprises italiennes. La CDP a inauguré en décembre 2024 son bureau de représentation à Rabat, témoignant de sa volonté de renforcer ses liens avec les partenaires locaux et régionaux.





En marge du Power-to-X Summit à Marrakech, le 1er octobre 2025 – MGH Energy, entreprise spécialisée dans la décarbonation des transports à travers la production de carburants de synthèse et le département systèmes CO2 et agritech de l’IRESEN (Institut de Recherche en Énergie Solaire et Énergies Nouvelles) unissent leurs forces au sein du projet « DakH2A » pour réaliser un état de l’art complet des technologies innovantes de DAC (Direct Air Capture) et installer le premier démonstrateur de capture du CO2 dans l’air au Maroc.

Le projet DakH2A vise à réaliser un état de l’art complet des technologies innovantes de DAC afin d’identifier la plus prometteuse. Il vise ensuite à installer un démonstrateur au Maroc pour optimiser certains paramètres afin d’en réduire les coûts.

DakH2A s’inscrit dans la continuité des échanges déjà initiés entre les équipes de MGH Energy et différents fournisseurs de technologies DAC.

Ce projet scientifique enrichit la connaissance nécessaire au développement des projets industriels de production de carburants de synthèse, notamment le projet Janassim que porte MGH Energy dans la Région de Dakhla-Oued Ed-Dahab. En effet, une fois mature et optimisée, la technologie DAC pourrait être déployée sur le projet Janassim, facilitant ainsi la production de carburants de synthèse renouvelables dans les zones désertiques.

Au Maroc, le gisement en énergies renouvelables est exceptionnel et permet de produire l’un des hydrogènes verts les plus compétitifs au monde. DakH2A propose de le valoriser directement sur site en le combinant à du CO₂ capté dans l’air, une ressource inépuisable.

DakH2A contribue au développement d’une industrie à haute valeur ajoutée et s’inscrit parfaitement dans le développement encouragé par l’Offre Maroc pour l’Hydrogène Vert, en permettant de maximiser les retombées sur l’ensemble de la chaine de valeur. Il contribue de même au renforcement des liens bilatéraux entre la France et le Maroc en matière de transition énergétique.

Le 4 juillet 2024, l’Institut de Recherche en Énergie Solaire et Énergies Nouvelles (IRESEN), la Société d’Accélération du Transfert de Technologies de Paris-Saclay (SATT Paris-Saclay) et l’Agence Française de Développement (AFD) ont signé une convention tripartite pour soutenir des projets franco-marocains de recherche appliquée dans le domaine de l’hydrogène décarboné. Cet accord a ouvert la voie au lancement, en 2024, de l’Appel à Projets (AAP) Inno France–Maroc Green H2 Tech Transfert. Cet appel vise à promouvoir l’innovation technologique en matière d’hydrogène décarboné, en encourageant le développement de solutions transformables en produits industriels, à renforcer la coopération scientifique et industrielle entre la France et le Maroc à travers des partenariats entre centres de recherche, universités et acteurs économiques, et à contribuer aux trajectoires nationales de décarbonation. Il s’inscrit dans le cadre du projet CMA1327 – FEXTE H2 Maroc, financé par l’AFD et mis en œuvre en vertu de la convention de partenariat signée entre l’AFD, l’IRESEN et la SATT Paris-Saclay.

Le projet DAK H2A, lauréat de cette première édition, a satisfait les standards définis par cet appel à projets, franchi avec succès toutes les phases de soumission et démontré sa pertinence scientifique, technologique et industrielle, ce qui lui a permis de figurer parmi les lauréats de ce programme. 

« Nous sommes très enthousiastes à l’idée de collaborer avec l’IRESEN dans le cadre de ce partenariat stratégique. Il nous permettra d’approfondir notre maitrise de la DAC. Cette technologie prometteuse est essentielle au développement massif des carburants de synthèse destinés à la décarbonation des transports aériens et maritimes. Cette technologie pourrait être employée sur notre projet Janassim situé à Dakhla. », a déclaré Jean-Michel Germa, Président de MGH Energy.