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Casablanca accueille la 4e édition des Journées Pétrole sous le signe de l’attractivité des hydrocarbures africains

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La 4e édition des Journées Pétrole s’est tenue, le 20 mai à Casablanca, sous le thème de « Construire l’attractivité : stratégies et conditions pour le développement des hydrocarbures africains », avec la participation de responsables institutionnels, d’experts et d’acteurs du secteur venus débattre des leviers de gouvernance, de compétitivité et de valorisation des ressources énergétiques du continent.

Initiée par 3M-Partners & Conseils, cabinet africain indépendant basé à Libreville (Gabon), cette 4e édition s’articule autour de plusieurs axes stratégiques portant notamment sur les réformes et la gouvernance, les données et la digitalisation, l’attractivité fiscale, le contenu local, la valorisation du gaz naturel, ainsi que le rôle des hydrocarbures dans la transition énergétique africaine, avec l’ambition de promouvoir une exploitation durable et créatrice de valeur des ressources énergétiques du continent.

Intervenant à cette occasion, Gacyen Mouely, associé gérant de 3M-Partners & Conseils, a souligné que l’Afrique entre dans « une décennie décisive », où les ressources naturelles du continent ne seront plus évaluées uniquement à l’aune de leur abondance, mais également selon la capacité des États africains à les transformer en leviers de souveraineté, de stabilité et de création de valeur durable.

Les Journées Pétrole sont nées de la nécessité de créer un espace africain de réflexion stratégique autour de la gestion des ressources, permettant aux administrations, aux sociétés nationales, aux experts, aux régulateurs et aux partenaires de confronter leurs expériences et de partager les bonnes pratiques, les enseignements ainsi que les défis du secteur.

Selon lui, cette initiative poursuit une ambition claire consistant à aider l’Afrique à « mieux penser, mieux gouverner, mieux négocier et mieux valoriser ses ressources », dans un contexte mondial marqué par l’intensification de la concurrence énergétique et le renforcement des exigences en matière de gouvernance et d’attractivité.

Mouely a, par ailleurs, estimé que le choix du Maroc pour accueillir cette édition constitue un choix « cohérent et stratégique ». « Nous avons voulu tenir cette édition dans un pays qui rappelle une leçon essentielle : l’attractivité ne dépend pas seulement de la géologie. Elle dépend aussi de la stabilité politique. Elle dépend des institutions, de la lisibilité du cadre juridique, des infrastructures, de la connectivité et surtout de la vision ».

À cet effet, M. Mouely a relevé que le Royaume s’affirme aujourd’hui comme une plateforme de dialogue Sud-Sud et un pont entre l’Afrique, l’Europe et les marchés internationaux, jugeant que la tenue de la 4ème édition des Journées Pétrole à Casablanca porte le message selon lequel « l’attractivité est avant tout une construction politique et institutionnelle ».
De son côté, l’ambassadeur du Gabon au Maroc, Branly Martial Oupolo, a noté que ces Journées Pétrole constituent une plateforme stratégique de coopération, de partage d’expériences et de construction de partenariats durables entre les États, les investisseurs et les opérateurs du secteur.

Cet événement rappelle également que l’Afrique, riche de ses ressources et de son potentiel humain, devrait être pleinement l’artisane de son avenir énergétique.

En outre, M. Martial Oupolo a indiqué que le Gabon s’inscrit résolument dans cette dynamique. « Pays producteur de pétrole depuis plusieurs décennies, le Gabon a su bâtir une expérience reconnue dans le domaine des hydrocarbures, tout en affirmant sa volonté de conjuguer exploitation responsable des ressources naturelles, attractivité économique et préservation de l’environnement ».

D’après M. Martial Oupolo, le Gabon souhaite faire du pétrole non seulement une source de revenus, mais aussi un levier de transformation structurelle, de développement industriel, de formation de la jeunesse et de création de valeur locale.

Lancée en 2023, l’initiative des Journées Pétrole a déjà réuni près de 300 hauts cadres, issus de plus de 35 administrations, institutions, entreprises et sociétés nationales, provenant de 12 pays africains.





28 mai 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/05/Casablanca-accueille-la-4e-edition.jpg 854 1280 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-05-28 23:52:482026-05-28 23:52:48Casablanca accueille la 4e édition des Journées Pétrole sous le signe de l’attractivité des hydrocarbures africains

Marrakech abrite un workshop sur les villes intelligentes et la transition énergétique

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Le Workshop Architecture Énergétique Urbaine (WAEU’26), un rendez-vous scientifique et technologique dédié aux infrastructures énergétiques et urbaines de demain, a été organisé, le 23 mai à Marrakech, avec la participation de chercheurs, industriels, startups, experts et décideurs publics.

Coorganisé par la Société régionale multiservices de Marrakech-Safi (SRM MS), l’Ecole Nationale des Sciences Appliquées (ENSA) de Marrakech relevant de l’Université Cadi Ayyad et le Laboratoire d’Ingénierie des Systèmes et Applications, cet événement a réuni des chercheurs et acteurs industriels et institutionnels autour des énergies renouvelables, des enjeux des smart grids, des microgrids, de la mobilité électrique, de l’hydrogène vert et des infrastructures urbaines connectées.

La rencontre a mis l’accent sur l’intégration des énergies renouvelables dans l’espace urbain, le développement d’infrastructures intelligentes, la sobriété énergétique, ainsi que les nouvelles solutions de mobilité électrique et de transport durable, abordant également le rôle des smart grids, des systèmes énergétiques urbains, des systèmes embarqués et de l’intelligence artificielle (IA) dans la gouvernance et l’optimisation des villes de demain.

Cet atelier avait pour objectif de favoriser les collaborations scientifiques et le transfert de connaissances entre universités, centres de recherche, collectivités territoriales et acteurs socio-économiques, contribuant ainsi au développement de modèles urbains durables, sobres en énergie et adaptés aux enjeux de développement durable, tout en renforçant la coopération nationale et internationale dans le domaine de l’architecture énergétique urbaine.
Les échanges du workshop ont aussi mis en relief les nouveaux modèles de gestion intelligente des réseaux urbains, notamment la supervision en temps réel, la maintenance prédictive, l’automatisation des postes électriques, le déploiement de compteurs intelligents et le pilotage intelligent des flux énergétiques.

Lors de cette rencontre, plusieurs projets structurants portés par la SRM Marrakech-Safi ont été présentés, en particulier les systèmes SCADA, GIS et OMS déjà déployés, ainsi que les futures architectures ADMS, AMI et MDMS, destinées à renforcer l’observabilité et la résilience du réseau régional.

Le workshop intervient en outre dans un contexte d’évolution réglementaire nationale autour de l’autoproduction et de l’intégration des énergies renouvelables dans les réseaux de distribution.

À travers cette initiative, la SRM Marrakech-Safi confirme son ambition de positionner la région parmi les territoires pionniers de la transition énergétique et numérique au Maroc, en s’appuyant sur un patrimoine infrastructurel d’envergure régionale.

La région Marrakech-Safi apparaît aujourd’hui comme un véritable laboratoire territorial pour les smart grids, grâce à ses 34 postes sources, une puissance installée de 2 210 MVA et un important programme de digitalisation des infrastructures urbaines.

Le programme de cet événement comprenait plusieurs panels scientifiques consacrés aux réseaux intelligents, aux transports durables, à l’IA appliquée à l’énergie, à la cybersécurité des infrastructures critiques et à la gestion intelligente des données territoriales.

Au programme figurait aussi une compétition estudiantine intitulée “Smart Cities : Energy, Safety & Mobility”, visant à valoriser les innovations technologiques développées par les jeunes talents universitaires.

À travers WAEU’26, la SRM Marrakech-Safi affirme sa volonté de construire une vision territoriale intégrée où infrastructures énergétiques, innovation technologique et développement durable convergent au service de villes plus intelligentes, plus sobres et plus résilientes.





28 mai 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/05/Marrakech-abrite-un-workshop.png 507 902 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-05-28 23:49:592026-05-28 23:49:59Marrakech abrite un workshop sur les villes intelligentes et la transition énergétique

Avec Noureddine Naybet, Vivo Energy Maroc fait du football un terrain d’inclusion

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Vivo Energy Maroc a organisé “B’9loubna Rab7ine”, un tournoi de football solidaire réunissant, au sein d’équipes mixtes, les bénéficiaires de l’École de la Deuxième Chance – Nouvelle Génération (E2C-NG) de l’Heure Joyeuse et les enfants des collaborateurs de l’entreprise.

Organisé au terrain Ba M’hammed, dans le quartier de Sbata à Casablanca, à proximité de l’école, cet événement se déroule avec le soutien exceptionnel de Noureddine Naybet, légende du football marocain et ambassadeur de la marque Vivo Energy Maroc. 

Sa présence porte un message d’inspiration, de persévérance et de confiance auprès des jeunes participants.

Après des phases de présélection organisées les 29 avril et 6 mai derniers, les 110 bénéficiaires de l’École de la Deuxième Chance – Nouvelle Génération et les enfants des collaborateurs de Vivo Energy Maroc, âgés de 14 à 16 ans, disputent les demi-finales et finale dans un esprit de rencontre et de fair-play.

« Le football a cette capacité unique de rassembler, de créer des liens et de transmettre des valeurs essentielles aux jeunes générations. C’est un plaisir pour moi de participer à une initiative qui place le partage et l’inclusion au cœur du terrain », a déclaré Noureddine Naybet.

À travers cette initiative, Vivo Energy Maroc réaffirme son engagement en faveur de l’éducation et de l’inclusion des jeunes à travers le sport. Le football constitue en effet un puissant vecteur d’inclusion sociale, d’apprentissage et d’épanouissement personnel pour les adolescents en situation de déscolarisation accueillis par l’École de la Deuxième Chance – Nouvelle Génération. En favorisant la mixité des équipes et les échanges entre les participants, “B’9loubna Rab7ine” entend créer un moment de rencontre, de convivialité et de confiance, dans un cadre fédérateur et porteur de perspectives pour les jeunes bénéficiaires.

« Cet événement est une belle illustration de ce que nous construisons avec Vivo Energy Maroc depuis plus de vingt ans en faveur de l’inclusion et de l’épanouissement des jeunes en situation de déscolarisation. Voir Noureddine Naybet à leurs côtés aujourd’hui, c’est leur envoyer un message fort : leur parcours, quel qu’il soit, peut les mener loin. », a souligné Leila Benhima Cherif, Présidente de l’Heure Joyeuse.

« À travers “B’9loubna Rab7ine”, nous voulons réaffirmer notre conviction que l’éducation ne se limite pas aux salles de classe. Le sport représente un formidable outil d’inclusion, de dépassement de soi et de développement personnel pour ces jeunes, et c’est dans cet esprit que cette rencontre est organisée », déclare Hind Mejjati Alami, Directrice Communications et RSE de Vivo Energy Maroc.

Partenaire de l’association L’Heure Joyeuse depuis 2002 et premier soutien de l’École de la Deuxième Chance – Nouvelle Génération depuis son lancement en 2019, Vivo Energy Maroc place l’éducation au cœur de sa stratégie de responsabilité sociétale. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie RSE de l’entreprise, articulée autour de trois axes majeurs : l’éducation, les énergies renouvelables et la santé à travers la sécurité routière.





28 mai 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/05/Vivo-Energyok-scaled.jpg 1740 2560 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-05-28 23:48:162026-05-28 23:48:16Avec Noureddine Naybet, Vivo Energy Maroc fait du football un terrain d’inclusion

Mounir El Bari réélu à la présidence de la COVAD pour le mandat 2026-2031

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Mounir El Bari a été réélu, le 7 mai courant à Casablanca, président de la Coalition pour la Valorisation des Déchets (COVAD) pour le mandat 2026-2031, à l’issue de l’Assemblée Générale Élective de la coalition.

Un communiqué de la COVAD indique que cette Assemblée s’est tenue en présence des membres de la Coalition, des opérateurs de la collecte, du tri, du recyclage et de la valorisation, ainsi que des représentants institutionnels, économiques et associatifs engagés dans la structuration de l’économie circulaire au Maroc, marquant une nouvelle étape pour accompagner la mise en œuvre effective des politiques d’économie circulaire au Maroc.

La même source souligne que cette Assemblée s’est tenue avec la participation de représentants du ministère de la Transition Énergétique et du Développement Durable, du ministère de l’Industrie et du Commerce, de l’Association des Enseignants des Sciences de la Vie et de la Terre (AESVT), de l’Agence Marocaine de l’Efficacité Énergétique et de l’ONEE Branche Eau, traduisant la dimension collective, public-privé et intersectorielle de ce chantier national.

Selon la COVAD, cette réélection s’inscrit dans la continuité d’un premier mandat 2021-2025 consacré à la structuration institutionnelle de la Coalition, au renforcement du dialogue public-privé et au positionnement de la valorisation des déchets comme levier central de l’économie circulaire au Maroc.

Sous la présidence de Mounir El Bari, poursuit le communiqué, le mandat 2021-2025 a permis à la COVAD de passer d’une coalition émergente à un acteur institutionnel reconnu. Cette dynamique s’est structurée autour de plusieurs avancées majeures : l’élargissement de la gouvernance interne, la mise en place de commissions thématiques, la conduite de missions stratégiques avec des partenaires nationaux et internationaux, la consolidation d’un dialogue institutionnel continu avec les pouvoirs publics, ainsi que le renforcement des mécanismes de transparence, de reporting et de redevabilité vis-à-vis des membres et parties prenantes.

La même source affirme que les prises de parole du ministère de la Transition Énergétique et du Développement Durable, du ministère de l’Industrie et du Commerce et de l’AESVT ont d’ailleurs salué les réalisations portées par la COVAD sous le premier mandat de M. Mounir El Bari, ainsi que son engagement constant en faveur de la structuration de l’écosystème. Elles ont également rappelé l’urgence d’accélérer la transition vers un modèle plus circulaire, dans un contexte où la gestion des déchets devient un enjeu de compétitivité industrielle, de souveraineté, d’accès aux marchés internationaux, de finance climat, de sécurité des ressources et de création d’emplois.

En effet, le Maroc dispose aujourd’hui d’un socle stratégique, institutionnel et financier important pour accélérer cette transition. L’enjeu est désormais de transformer ce potentiel en exécution effective, en activant de manière cohérente les leviers réglementaires, économiques, territoriaux et opérationnels nécessaires au passage à l’échelle. Cela suppose de passer d’un cadre réglementaire largement établi à une application plus structurée, notamment à travers la mise en place effective de la Responsabilité Élargie du Producteur, l’encadrement de la réincorporation des matières recyclées dans les processus productifs, ainsi que le renforcement du contrôle et de la traçabilité sur l’ensemble de la chaîne de valeur.

Cette dynamique devra également s’appuyer sur une fiscalité verte et des mécanismes économiques incitatifs, capables d’orienter les comportements des producteurs, des consommateurs et des opérateurs vers la prévention, le tri à la source, l’investissement et la valorisation. Elle implique enfin une gouvernance territoriale intégrée, permettant d’aligner les orientations nationales avec les réalités des communes, des régions, des zones industrielles et des bassins de consommation.

À cette échelle, l’économie circulaire ne se décrète pas uniquement par les textes : elle se construit par la coordination des acteurs, la qualité des flux collectés, la viabilité économique des filières et l’adhésion progressive des citoyens. C’est à cette condition que le déchet pourra être pleinement reconnu comme une ressource à réintroduire dans l’économie nationale, au service de la compétitivité, de l’emploi et de la résilience des territoires.

Pour cette nouvelle séquence, la COVAD entend poursuivre son rôle de plateforme de dialogue, de plaidoyer et de coordination, en appui à la mise en œuvre effective des politiques d’économie circulaire au Maroc. Sa contribution portera sur la remontée des réalités du terrain, l’accompagnement du dialogue public-privé, l’appui à la structuration des filières et la promotion de modèles de valorisation capables de créer de la valeur, des emplois et un impact mesurable pour les territoires.





28 mai 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/05/Mounir-El-Bari.jpg 941 1672 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-05-28 23:45:332026-05-28 23:45:33Mounir El Bari réélu à la présidence de la COVAD pour le mandat 2026-2031

SITeau : Appel à l’adoption d’une approche systémique face aux crises climatiques, hydriques et énergétiques actuelles

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La 9e édition du Salon international des technologies de l’eau, de l’assainissement et de l’énergie (SITeau) a pris fin le 15 mai, avec l’adoption de la Déclaration de Marrakech, un appel à mettre en œuvre une approche systémique face aux crises climatiques, hydriques, énergétiques, alimentaires et sanitaires fragilisant les sociétés contemporaines.

Le document met l’accent sur l’importance de l’adoption de l’approche Nexus Eau-Énergie-Agriculture-Santé, comme cadre structurant permettant de renforcer simultanément la sécurité hydrique, énergétique, alimentaire, sanitaire et écologique.

Le texte appelle aussi à la création de mécanismes interministériels dédiés au Nexus Eau-Énergie-Alimentation-Santé, au développement de cadres réglementaires intégrés, à la mobilisation de financements innovants, au renforcement des systèmes d’information partagés, au soutien aux innovations territoriales, au développement de la médiation pour une gestion inclusive de l’eau à l’échelle des territoires et au renforcement de la diplomatie de l’eau et de la coopération internationale.

Rappelant que l’eau constitue le cœur stratégique des équilibres économiques, sociaux, environnementaux et géopolitiques, la Déclaration de Marrakech plaide en faveur d’une gouvernance territoriale intégrée, fondée sur la planification concertée, le partage des données, les processus de médiation territoriale et des financements favorisant les synergies entre les secteurs.

Elle insiste aussi sur la pertinence de la gestion intégrée des ressources en eau comme fondement opérationnel des politiques publiques, relevant que la coopération et la diplomatie de l’eau constituent désormais des leviers essentiels de stabilité, de paix et de résilience collective, notamment en Afrique et dans le bassin méditerranéen.

La Déclaration appelle également à la mise en place de mécanismes de gouvernance innovants et inclusifs permettant une meilleure coordination intersectorielle, le développement de projets Nexus applicables et finançables, l’intégration de la santé des populations et des écosystèmes dans les politiques publiques, ainsi qu’au recours responsable aux outils numériques et à l’intelligence artificielle pour une gouvernance prédictive des ressources.

Le document souligne que la dimension intergénérationnelle a également été identifiée comme une condition majeure de la résilience, appelant dans ce cadre à une transmission des savoirs entre les générations et à une mobilisation accrue des talents des jeunes en vue d’assurer une transition durable.

Tout en considérant que l’eau est le pilier du Nexus Eau-Énergie-Alimentation-Santé, les participants réaffirment, à travers cette déclaration, leur engagement collectif en faveur d’un modèle de développement résilient, inclusif et durable, basé sur une solidarité renforcée entre les peuples, les générations et les territoires, seule garante de l’avenir de l’humanité en harmonie avec la planète.

Placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le SITeau est initié en partenariat avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), la Coalition marocaine pour l’eau (COALMA), l’Université Cadi Ayyad (UCA) de Marrakech, ainsi que des acteurs médiatiques et institutionnels, en plus de partenariats spécifiques liés aux différentes séquences du salon.

Le programme scientifique de cette édition comprenait une rencontre intergénérationnelle intitulée « Intergenerational 4 Water », qui a réuni jeunes et experts autour du thème « Le nexus eau-énergie-agriculture-santé au service du développement durable : le cas du Maroc », dans une logique de transmission et de partage d’expériences.

Au menu figuraient également une compétition de golf visant à promouvoir les golfs écologiques, une exposition consacrée aux métiers de l’eau, de l’assainissement et de l’énergie avec l’intégration des secteurs de l’agriculture et de la santé, en plus d’un atelier ludique destiné aux enfants, axé sur le thème « L’eau, école de citoyenneté ».

 

Cérémonie de remise du Prix international GAÏA 2026

La cérémonie de remise du Prix international GAÏA 2026 a eu lieu, vendredi à Marrakech, dans le cadre de la 9e édition du Salon international des technologies de l’eau, de l’assainissement et de l’énergie (SITeau), en présence de nombreuses personnalités du monde académique, institutionnel et associatif.

Ce prix distingue des figures engagées en faveur de l’environnement, de la recherche scientifique, du dialogue entre les peuples et du développement durable, tout en mettant en lumière des parcours inspirants au service des sociétés méditerranéennes et africaines.

Ainsi, le Prix international GAÏA 2026 (catégorie « Rive Sud ») a été décerné à Soukaina Bouraoui (Tunisie), qui s’est illustrée par son engagement en faveur des droits des femmes, du dialogue euro-méditerranéen et du droit de l’environnement.

Directrice exécutive du Centre de la Femme Arabe pour la Formation et la Recherche (CAWTAR) et fondatrice de plusieurs initiatives académiques pionnières dans le monde arabe et africain, cette universitaire de renom a également contribué au rayonnement de la recherche scientifique sur les questions liées au genre, à l’urbanisme et au développement durable.

Le Prix « Rive Nord » est revenu à SAR le Prince Nicolas Petrovitch Njegosh (Monténégro), un fervent défenseur des causes écologiques engagé dans les domaines de l’urbanisme, de l’environnement et de la culture ayant également contribué à la mise en place du Prix GAÏA.

Pour ce qui est du Prix du Pays d’accueil « L’Autorité scientifique », il a été attribué au Pr. Mohamed Naciri, figure majeure de la recherche urbaine et rurale. Reconnu pour ses travaux intégrant les dimensions historiques et anthropologiques dans l’analyse des phénomènes d’urbanisation, il a consacré une grande partie de sa carrière à l’étude des problématiques du développement rural et territorial au Maroc.

S’agissant du Prix international GAÏA, catégorie « la Recherche scientifique », il a été remis au Pr. Laila Mandi, de l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, en reconnaissance de son parcours remarquable dans les domaines de l’eau et de l’environnement.

Chercheuse de renommée internationale, cette universitaire a initié et coordonné plusieurs projets innovants liés au traitement des eaux usées à faible coût et au renforcement du lien entre la recherche scientifique et le monde socio-économique. Son engagement lui a valu de siéger au sein de plusieurs organismes scientifiques internationaux spécialisés dans les questions de l’eau et de l’assainissement.

Le Prix spécial « Jeunesse & Innovation » a été décerné à Aymane Ben Jaa, jeune marocain installé en France et fortement engagé dans le rapprochement entre les deux rives de la Méditerranée.

Responsable du pôle jeunesse du Cercle Eugène Delacroix et récemment nommé à la tête de la Communauté méditerranéenne des énergies renouvelables (CEMER), il multiplie les initiatives citoyennes en faveur du dialogue, de la coopération internationale et de la paix. Il est également l’un des principaux organisateurs de l’événement « Une Voix pour la Paix », consacré à la promotion de la tolérance et du dialogue interreligieux.

Lors de cette cérémonie, des hommages posthumes appuyés ont également été rendus à deux grandes figures marocaines ayant marqué, chacune dans son domaine, les champs du savoir, de la culture et du patrimoine.

Ainsi, un vibrant hommage a été rendu à feu Ahmed Ghazali, ingénieur, écrivain, muséologue, homme de théâtre et de culture.

Passionné par la valorisation du patrimoine, il a contribué à la création de plusieurs musées en Europe, en Asie et dans le monde arabe, notamment le Musée de la civilisation de l’eau du Maroc à Marrakech. Cofondateur de l’organisation culturelle « Jiwar Creation and Society », basée à Barcelone, il a œuvré au rapprochement entre les cultures et à l’encouragement de la création artistique.

Un hommage a également été rendu au Pr. Mohamed El Faïz, universitaire de renom, économiste, historien de l’agronomie et spécialiste des jardins arabes. À travers ses recherches et ses publications, le défunt a consacré une part importante de son parcours à l’étude des savoirs scientifiques, agricoles et culturels au Maroc et dans le monde arabe.







28 mai 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/05/SITeauok.jpg 563 1070 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-05-28 23:44:012026-05-28 23:44:01SITeau : Appel à l’adoption d’une approche systémique face aux crises climatiques, hydriques et énergétiques actuelles

L’ONEE et inwi lancent un nouveau programme de coopération stratégique pour accélérer la transformation numérique

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L’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) et inwi ont annoncé la signature d’une convention visant à lancer un nouveau programme de coopération stratégique pour accélérer la transformation numérique à travers le déploiement d’infrastructures de télécommunication au Maroc.

« Cet accord s’inscrit dans le cadre d’une vision commune visant à accélérer la transformation numérique, consolider le développement des télécommunications et optimiser la gestion des infrastructures nationales de fibre optique. Il traduit aussi une volonté forte de consolider la souveraineté numérique du Maroc et de renforcer sa compétitivité à l’horizon 2030 ».

Ce partenariat repose sur le déploiement d’un réseau national de fibre optique à très haute capacité. Ce socle mutualisé permettra de créer de nouvelles synergies opérationnelles et de conduire des projets conjoints de modernisation et d’extension des infrastructures de télécommunication, au service du développement territorial.

La convention ouvre également de nouvelles perspectives dans la digitalisation des services, la gestion des données opérationnelles, la cybersécurité et l’intelligence des réseaux. Les deux partenaires s’engagent à déployer des solutions innovantes renforçant la résilience, la redondance et la continuité des services.

Par cet accord, l’ONEE et inwi réaffirment leur ambition partagée d’accompagner la transformation numérique du Maroc et de consolider le positionnement du Royaume en tant que hub régional des infrastructures digitales, au service des citoyens, des entreprises et des institutions, conclut le communiqué.



28 mai 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/05/LONEE-et-inwiok.jpg 599 898 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-05-28 23:39:012026-05-28 23:39:01L’ONEE et inwi lancent un nouveau programme de coopération stratégique pour accélérer la transformation numérique

L’ONEE met en service une 2e ligne THT pour l’alimentation électrique des besoins futurs du complexe Nador West Med

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Dans le cadre du programme stratégique d’alimentation électrique du complexe industrialo-portuaire Nador West Med (NWM), l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) a procédé, le 24 mai, à la mise sous tension d’une deuxième ligne Très Haute Tension (THT) 225 kV destinée à renforcer le dispositif d’alimentation électrique pour couvrir les besoins à court et moyen termes du Complexe.

Cette nouvelle infrastructure, mise en service un an après la première ligne 225 kV, réalisée par l’ONEE en mai 2025, constitue une deuxième étape importante dans le déploiement du schéma global d’alimentation électrique du complexe portuaire et de ses futures zones industrielles.
La réalisation de cette infrastructure a mobilisé d’importants moyens humains et techniques avec l’appui constant des autorités locales, permettant une mise en service dans les délais requis.

Cette nouvelle réalisation, fait savoir la même source, permettra de renforcer la sécurisation de l’alimentation électrique du complexe Nador West Med et d’accompagner la montée en puissance des futures activités portuaires et industrielles prévues au niveau du site.

A travers ce projet structurant, l’ONEE confirme son engagement en faveur du développement des infrastructures électriques stratégiques du Royaume et de l’accompagnement de la dynamique économique et industrielle que connaît la région de l’Oriental.



28 mai 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/05/LONEE-met-en-service.jpg 720 1279 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-05-28 23:36:372026-05-29 00:03:26L’ONEE met en service une 2e ligne THT pour l’alimentation électrique des besoins futurs du complexe Nador West Med

Le Maroc s’affirme comme un futur hub de l’énergie verte pour l’Europe

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Le Maroc consolide progressivement son positionnement en tant que futur hub énergétique vert pour l’Europe grâce au développement de vastes infrastructures solaires dans le Sahara marocain, écrit le 19 mai le journal espagnol Vozpópuli.

Dans un article consacré au complexe Noor Atlas, le média espagnol souligne que cette infrastructure énergétique, présentée comme l’une des plus importantes installations solaires au monde, disposerait d’une capacité installée de 20.000 mégawatts sur une superficie de 45.000 hectares.

Selon la publication, le complexe combine plusieurs technologies de production et de stockage énergétiques, notamment des panneaux photovoltaïques, des tours solaires à concentration ainsi qu’un système de stockage thermique par sels fondus permettant d’assurer une production électrique stable même après le coucher du soleil.

Le quotidien espagnol met également en avant la capacité de stockage thermique du site, estimée à 16 heures, considérée comme l’un des principaux atouts techniques du projet par rapport à de nombreux parcs solaires conventionnels dépendant exclusivement de l’ensoleillement direct.

Le média relève, en outre, que l’électricité produite est acheminée vers le nord du Maroc à travers une ligne de transmission à haute tension en courant continu (HVDC) de 1.400 kilomètres, avant d’être reliée au réseau électrique espagnol via une interconnexion sous-marine traversant le détroit de Gibraltar.

Vozpópuli rappelle que le Maroc exporte déjà de l’électricité vers l’Espagne depuis 1997, estimant que cette nouvelle infrastructure permettrait de renforcer davantage les échanges énergétiques entre les deux pays.

L’auteur de l’article souligne également l’intérêt croissant manifesté par plusieurs pays d’Afrique du Nord pour le développement de projets similaires, dans un contexte marqué par l’accélération de la transition énergétique et la recherche de nouvelles sources d’électricité renouvelable destinées au marché européen.

Selon le support médiatique espagnol, le développement de ce type d’infrastructures pourrait contribuer, à terme, à faire du Maroc un acteur clé de l’approvisionnement de l’Europe en énergie verte, tout en réduisant progressivement la dépendance régionale aux combustibles fossiles.

Le média note toutefois que l’expansion de ce modèle nécessitera d’importants investissements dans les infrastructures de transport énergétique, ainsi qu’une adaptation des réseaux électriques européens aux nouveaux flux d’électricité renouvelable.





28 mai 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/05/Le-Maroc-saffirme.jpg 720 1280 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-05-28 23:28:442026-05-28 23:28:44Le Maroc s’affirme comme un futur hub de l’énergie verte pour l’Europe

Autorisation de projets énergétiques d’une capacité de 3 000 mégawatts au premier trimestre 2026

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La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a affirmé le 20 mai devant la Chambre des conseillers que, durant le premier trimestre de l’année 2026, plusieurs projets énergétiques d’une capacité totale avoisinant 3000 mégawatts ont été autorisés, pour des investissements estimés à près de 22 milliards de dirhams.
Mme Benali a expliqué, en réponse à une question orale sur les « mesures et moyens visant à ouvrir et renforcer les investissements dans le secteur de l’énergie », que ces projets représentent « près du tiers de la capacité installée actuelle au Maroc », considérant que le premier trimestre 2026 constitue « le deuxième tournant en matière d’investissements et d’autorisations ».
Elle a ajouté que le ministère a autorisé, depuis 2021, environ 66 projets d’énergies renouvelables d’une capacité totale de 6 gigawatts, pour des investissements dépassant 55 milliards de dirhams, contre seulement 23 autorisations entre 2011 et 2021.

Elle a précisé que le rythme d’octroi des autorisations est désormais huit fois supérieur à celui enregistré avant 2021.

La ministre a indiqué que la part des énergies renouvelables est passée de 37% en 2021 à 46% en 2025, soit une hausse de neuf points en quatre ans, relevant que cette proportion demeure « bien inférieure à la part réelle », au regard des chiffres des panneaux solaires importés et des efforts déployés dans le domaine de l’autoproduction.

Elle a souligné que le soutien à l’investissement dans le secteur énergétique constitue un levier de création d’emplois et de renforcement de la compétitivité de l’économie nationale, tout en répondant à l’enjeu de la souveraineté énergétique.

Elle a mis en avant que les réformes institutionnelles, législatives et réglementaires engagées par le gouvernement visent à faire face aux contraintes internes et externes auxquelles ce chantier est confronté.

Dans ce contexte, Mme Benali a indiqué que la loi 82.21 relative à l’autoproduction d’électricité ouvre la voie aux citoyens et aux entreprises pour produire une électricité propre destinée à leur propre consommation, tandis que la loi 40.19 relative aux énergies renouvelables a permis de simplifier les procédures et de réaliser, pour la première fois, des installations de stockage d’électricité.

Elle a également évoqué l’élaboration du plan d’équipement électrique de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable pour la période 2025-2030, un « plan vert » pour lequel des investissements de 120 milliards de dirhams ont été mobilisés.

Ce plan prévoit une capacité additionnelle de 15 gigawatts, dont plus de 12 gigawatts provenant de sources renouvelables, soit 88 % des nouvelles capacités.

Concernant le secteur des produits pétroliers, elle a affirmé que le ministère a poursuivi la mise en œuvre de réformes visant à renforcer l’investissement et la concurrence, à travers la simplification et la numérisation des procédures administratives.

Elle a signalé que plus de 800 stations-service ont été créées grâce à des investissements avoisinant 2,5 milliards de dirhams, générant plus de 4000 emplois.

La ministre a fait savoir le gouvernement a engagé, entre autres réformes, celui de l’Office national des hydrocarbures et des mines, dans le but d’élaborer un projet de loi encadrant le secteur du gaz naturel, lequel a été soumis au Secrétariat général du gouvernement.





28 mai 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/05/Autorisation-de-projets-energetiques.jpg 330 660 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-05-28 23:25:402026-05-28 23:25:40Autorisation de projets énergétiques d’une capacité de 3 000 mégawatts au premier trimestre 2026

Chimie et parachimie : les énergies renouvelables, facteur clé de compétitivité pour les entreprises

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Le recours aux énergies renouvelables dans les industries chimique et parachimique constitue un levier stratégique pour renforcer la compétitivité des entreprises nationales, a affirmé, le 13 mai à Rabat, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

Dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général du Département de la Transition énergétique, Mohamed Ouhmed, à l’ouverture du 4e Forum International de la Chimie, Mme Benali a souligné que l’utilisation de ces énergies permet aussi de réduire l’empreinte carbone des entreprises et améliorer leur résilience face à la volatilité des marchés énergétiques internationaux.

Grâce au développement du solaire, de la capacité de stockage et de solutions d’autoproduction, les industries marocaines, notamment dans le secteur de la chimie, disposent désormais d’opportunités concrètes pour décarboner leurs procédés, optimiser les coûts énergétiques et répondre aux niveaux d’exigence environnementale des marchés internationaux.
En outre, la ministre a noté que l’hydrogène vert apparaît comme une solution stratégique pour accélérer la décarbonation de l’industrie lourde en offrant une alternative propre aux poussières combustibles dans plusieurs paysages industriels.

D’après elle, le développement de cette filière permettra non seulement de réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi de positionner le Royaume comme un hub régional de production et d’exportation de molécules vertes et de produits industriels décarbonés à forte valeur ajoutée en cohérence avec les ambitions nationales en matière de transition énergétique et de développement durable.

Pour sa part, le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, a relevé que l’industrie chimique s’impose plus que jamais comme un vecteur central de l’intégration économique et de l’équité territoriale au Maroc.

« L’enjeu consiste désormais à poursuivre et approfondir les efforts en matière d’intégration industrielle régionale, conformément à la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, érigeant ce secteur en un véritable choix stratégique pour consolider la souveraineté nationale et bâtir une économie résiliente face aux chocs exogènes ».

Mettant en exergue le rôle fondamental et transversal de la chimie, M. Hejira a indiqué que ce secteur est appelé à accompagner avec succès les transitions technologique, énergétique et environnementale en cours à l’échelle mondiale.

De son côté, le vice-président de la CGEM, Said Elhadi, a estimé que la chimie représente le « fil conducteur invisible » traversant l’ensemble des filières pour constituer le moteur le plus puissant de l’intégration industrielle nationale.

Elhadi a insisté sur la nécessité de dépasser le stade de l’exportation de matières brutes au profit de la création de la valeur ajoutée locale, citant le Groupe OCP où la transformation du phosphate brut en engrais permet de multiplier la valeur de la roche de 3 à 5 fois.

Dressant le diagnostic de la situation actuelle, il a jugé important le renforcement de la souveraineté industrielle du Royaume à travers la substitution locale des importations de produits chimiques intermédiaires.

Placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ce forum se positionne comme un rendez-vous stratégique pour accompagner l’émergence d’un écosystème industriel intégré, où la chimie joue un rôle central dans la création de synergies, la montée en gamme des filières et le développement d’une industrie durable et connectée aux dynamiques mondiales.



28 mai 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/05/Chimie-Parachinie.jpg 1704 2560 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-05-28 23:22:352026-05-28 23:22:35Chimie et parachimie : les énergies renouvelables, facteur clé de compétitivité pour les entreprises
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