Les travaux de la 6è conférence internationale sur la coopération sino-arabe en matière d’énergie se sont tenus, le 5 novembre au Caire, avec la participation des experts et responsable chinois et arabes en la matière.

Le Maroc est représenté à cette conférence qui se tient sous le thème « voie unique, ceinture unique, des opportunités d’investissement prometteuses », le directeur de l’énergie au Ministère de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, Mohamed Slimani et le responsable de la coopération internationale et des partenariats à l’Agence marocaine pour l’énergie solaire (Masen), Jalil Slimani.

La conférence qui se veut une plateforme d’échange de points de vue sur la coopération commune et d’instauration de jalons de partenariat prometteur dans le domaine de développement durable, a examiné, quatre jours durant, les opportunités et les défis d’investissements dans le domaine de l’énergie en Chine et dans les pays arabes et les perspectives de coopération entre les deux parties.

A cette occasion, le secrétaire général adjoint des affaires économiques de la Ligue des Etats arabes, Kamal Hassan Ali a souligné que la Chine est un acteur mondial majeur, notant que l’Empire du milieu est, selon les experts, le véritable régulateur du marché pétrolier en prenant en 2017 la place des Etats unis comme principal importateur du pétrole brut au Monde.

Pour sa part, le directeur adjoint de l’Administration nationale de l’Energie en Chine, Liu Baw ho, a relevé que cette conférence est une nouvelle plateforme de coopération entre la Chine et les pays arabes, notant que le partenariat entre les deux parties en matière d’énergie offre d’énormes perspectives d’investissement. 

La stratégie innovante du Maroc dans le domaine des énergies renouvelables et les réalisations du Royaume en la matière ont été exposées et mises en exergue lors d’un panel de haut-niveau du Global Innovation Index 2018 (GII), organisé le 29 octobre au Graduate Institute de Genève, sous le thème « Innover pour l’avenir de l’énergie ».

Lors de ce panel organisé avec le concours de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), l’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, Omar Zniber, a exposé la politique volontariste de développement du secteur vert dans laquelle le Maroc s’est résolument engagé depuis 2009, conformément aux Hautes directives Royales, afin de sécuriser son approvisionnement en énergie dans un contexte de forte croissance de la demande mondiale.

M. Zniber, qui a participé à ce panel à l’invitation du directeur général de l’OMPI, Francis Gurry, modérateur de la rencontre, a ainsi décliné la stratégie énergétique du Maroc basée sur les plans solaire, éolien et hydraulique de 2000 MW chacun, à réaliser d’ici 2020, faisant remarquer que lors de la COP22, le Maroc a relevé de 42% d’ici 2020 l’objectif de la part des énergies renouvelables issues de la production d’électricité à 52% d’ici 2030.

Le dialogue interactif avec les participants a été l’occasion pour M. Zniber, seul diplomate convié à prendre part à ce panel en reconnaissance du leadership régional et mondial du Maroc en matière des énergies renouvelables, d’évoquer le contexte national et international ayant présidé à cette stratégie et de mettre en avant les objectifs réalisés, ce qui a permis au Maroc de devenir l’un des acteurs majeurs de la transition énergétique dans le monde et plus particulièrement sur le continent africain.

Il a ainsi mis l’accent sur les réalisations accomplies par le Royaume sur la voie de la consécration énergétique, notamment la diminution des subventions allouées pour maintenir les prix du pétrole et du gaz à des niveaux abordables, la réduction de la dépendance énergétique et l’atteinte de 34% de la capacité installée d’origine renouvelable en termes de mix électrique au début de cette année, la préservation de l’environnement et la lutte contre le changement climatique, à travers la limitation des émissions de gaz à effet de serre, la consolidation du positionnement du Maroc comme leader régional et carrefour d’échange électrique entre l’Europe et l’Afrique subsaharienne.

L’ambassadeur a, en outre, mis en perspective les enjeux globaux concernant l’accès à l’énergie dans le monde, étant donné que la population mondiale connait une progression constante et que les pays émergents, y compris les exportateurs de matières fossiles, sont dans le défi de couvrir une consommation énergétique de plus en plus importante, particulièrement sur le continent africain.
Pour rappel, le GII 2018 classe les performances d’innovation de quelque 130 pays et économies du monde entier sur la base de 80 indicateurs. Il est coédité par l’OMPI, l’Université Cornell (USA) et l’Institut européen d’administration des affaires (INSEAD).

L’édition 2018 analysera le paysage de l’innovation dans le domaine de l’énergie pour la prochaine décennie et recense les avancées qui pourraient être réalisées en matière de production, de stockage, de distribution et de consommation d’énergie.

Ce panel, auquel ont pris part plus de 300 participants, a été animé par un parterre de chercheurs et spécialistes, notamment Bruno Lanvin, co-éditeur du Global Innovation Index, directeur exécutif des indices mondiaux, INSEAD, Carlo Papa, directeur de la Fondation Enel, Mme Brindusa Burrows, PDG et fondatrice du projet GroundUp et Mme Joëlle Noailly, économiste internationale et Cheffe de département de la recherche au Graduate Institute.

 

Le directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable, (ONEE), Abderrahim El Hafidi, a présenté, le 9 novembre à Cotonou, la candidature du Maroc pour abriter, en 2019, l’assemblée générale de la West African Power Pool (WAPP – agence spécialisée de la CEDEAO), indique dimanche l’ONEE.

Cette candidature a été présentée en marge des travaux de la 13ème assemblée générale du WAPP, tenue sous le thème « renforcement des capacités : un pilier essentiel pour la pérennité du marché de l’électricité » et marquée par une forte participation des directeurs généraux des sociétés d’électricité des pays de la CEDEAO, ajoute la même source dans un communiqué.

L’organisation de cet événement au Maroc serait l’occasion pour partager avec les pays de la CEDEAO les expériences réussies dans le Royaume en matière d’électrification rurale, de développement de grands projets d’énergies renouvelables (EnR) et d’expertise pour relever les contraintes liées à leur intégration dans le mix énergétique national, notamment les intermittences, ajoute la même source.
Cette assemblée générale serait également l’occasion de visiter les grandes réalisations du Maroc dans le domaine des EnR et des interconnexions dont notamment la centrale solaire d’Ouarzazate, le poste d’interconnexions avec l’Espagne et d’un parc éolien.

A cette occasion, M. El Hafidi a également informé les membres du WAPP de l’organisation d’une grande conférence des ministres de l’énergie des pays du WAPP, une plateforme ministérielle pour débattre des grands challenges à relever en matière de l’accès à l’énergie en Afrique.

Les travaux de la 13ème assemblée ont porté, entre autres, sur l’actualisation du Plan Directeur de Développement des Moyens de Productions et de Transport de la CEDEAO, auquel l’ONEE a contribué et dont les résultats recommandent une interconnexion avec le Maroc, vu les opportunités d’approvisionnement qu’il offre.

La société nigériane TCN a également présenté sa candidature pour abriter la prochaine assemblée générale. Le choix du pays hôte sera fait lors du prochain conseil exécutif du WAPP.

La réunion de Cotonou avait pour objet de présenter et discuter les projets prioritaires du WAPP nécessitant des financements ainsi que leurs états d’avancement qui concernent aussi bien le développement des interconnexions entre pays, la construction de centrales notamment solaires que le développement de capacités des sociétés membres, ajoute le communiqué.

Dans son intervention, M. El Hafidi a mis l’accent sur le rôle important des interconnexions comme moyen d’optimisation des investissements dans le secteur électrique ainsi que l’optimisation de la gestion des flux entre pays.
Il a également souligné l’importance des interconnexions dans l’absorption des intermittences générées par les énergies renouvelables et dont l’Afrique dispose d’un potentiel énorme notamment dans le solaire, l’éolien et l’hydraulique.

M. El Hafidi a, par ailleurs, informé l’assistance sur les derniers développements que connaît le secteur électrique marocain, notamment en matière de compétitivité du kWh de source renouvelable, malgré les coûts du système que supportent les opérateurs des systèmes électriques.
Il a incité, à cette occasion, les bailleurs de fonds à agir pour l’optimisation des investissements dans la production d’électricité et mobiliser les fonds nécessaires dans le développement des interconnexions entre les pays du WAPP.

En marge de ces assises, M. El Hafidi a eu des discussions avec le ministre de l’Energie du Bénin, qui a salué fortement la présence de l’ONEE aux travaux de l’assemblée générale et invité le responsable marocain à partager l’expérience de l’ONEE et à faire bénéficier les pays de la CEDEAO de son expertise.
Outre les entretiens avec ses homologues de la CEDEAO, M. El Hafidi a convenu avec le secrétaire général du WAPP, Siengui Ki, de renforcer la participation et la contribution de l’ONEE aux travaux du WAPP.

Le WAPP a été créé en décembre 1999 à l’occasion du 22ème Sommet de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO. Ce groupement a pour vision d’intégrer les réseaux électriques nationaux des pays de la CEDEAO dans un marché régional unifié de l’électricité.

L’ONEE est le seul organisme en dehors de la CEDEAO qui y siège en tant que membre observateur depuis 2008.

M. Rebbah lors du Global Energy Day (GED), une conférence inaugurale initiée par la Global Energy Initiative (GEI)

La stratégie énergétique adoptée par le Maroc porte ses fruits grâce au nouveau modèle énergétique qui a transformé les défis et les contraintes en véritables opportunités d’investissement, a indiqué, le 1er novembre à Rabat le ministre de l’Énergie, des mines et du développement durable, Aziz Rebbah.


S’exprimant lors du Global Energy Day (GED), une conférence inaugurale initiée par la Global Energy Initiative (GEI), M. Rebbah a expliqué que cette stratégie s’articule autour des énergies renouvelables, du développement de l’efficacité énergétique et du renforcement de l’intégration régionale.
« Cette stratégie déclinée en programmes, avec des objectifs précis et accompagnée par des réformes législatives et institutionnelles ciblées, a pour objectif de porter la part des énergies renouvelables à 42% en 2020 et à 52 % à l’horizon 2030 », a rappelé le ministre en affirmant que le Royaume est engagé sur la voie de la transition énergétique.


Il a en outre relevé que le modèle énergétique marocain offre de réelles opportunités de partenariats pour les entreprises nationales et régionales, un modèle qui porte essentiellement sur l’investissement, le transfert de technologique et de savoir-faire, ainsi que sur la recherche et développement
Le ministre a par ailleurs salué l’initiative des jeunes qui prouve que les politiques publiques sont appropriées par la majorité des citoyens, notant que cette conférence va être suivie par d’autres manifestations auprès des étudiants dans les écoles et les universités afin de leur permettre de se familiariser avec l’ensemble des partenaires, mais également de définir les défis du secteur, les enjeux et les solutions disponibles.


Pour sa part, la directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Amina Benkhadra, a relevé que « cette rencontre ayant pour objectif de débattre de la problématique de l’énergie permettra de mettre en œuvre une multitude de partenariats entre les opérateurs du secteur public ou privé, la société civile ainsi que les étudiants et professeurs, de manière à pouvoir partager avec eux les défis et enjeux du secteur ».


« Le Maroc dispose de capacités extraordinaires dans les différents métiers de l’énergie » a affirmé Mme. Benkhadra, soulignant que la stratégie marocaine en la matière « a pu porter ses fruits et se manifeste par des programmes de coopération conclus par les différents acteurs nationaux avec des pays africains ».


Mme. Benkhadra a par ailleurs passé en revue les différents investissements réalisés, notamment la construction de centrales solaires, éoliennes, hydrauliques, mais aussi la mise en oeuvre du plan gazier qui est en cours d’étude et qui permettra d’assurer la sécurité d’approvisionnement du pays en sources d’énergie.

Cette conférence, organisée en partenariat avec la fondation Konrad Adenauer (Stiftung KAS-Maroc) et l’Association Moroccan millenium leaders (MML), a pour objectif de réunir tous les acteurs du secteur énergétique du Maroc et d’Afrique pour trouver des solutions accessibles, pratiques et durables. La Global Energy Initiative, développée par la MML, se propose d’instituer un pacte énergétique citoyen en fédérant l’ensemble des parties prenantes: décideurs, opérateurs économiques, associations professionnelles, acteurs académiques et société civile.

Total Maroc a annoncé dans un communiqué, cinq nouvelles nomination au de son comité de direction.

Depuis le 1er septembre 2018 : Mme Bouchra Belabbes a été nommée Directrice Gaz ; M. Abdelmoughit Berroho, Directeur Lubrifiants et Commerce Général ; M. Xavier Chouan, Directeur Supply&Logistique; M. Khalifa Hanafi, Directeur Hygiène, Sécurité, Qualité, Environnement ; enfin, M. Brahim Kahfy, Directeur financier.

Présent au Maroc depuis plus de 90 ans, Total Maroc est un acteur majeur sur l’ensemble du marché des produits pétroliers : réseau de stations-service, clients industriels, lubrifiants, aviation, GPL et logistique.

Pour la cinquième fois depuis 2012, le délégataire casablancais, Lydec, obtient le trophée «Top Performer RSE» décerné par l’agence de notation extra-financière, Vigeo Eiris, aux entreprises les plus performantes en matière de responsabilité sociale et de maîtrise des risques de durabilité.

Sélectionnée parmi les 44 premières sociétés marocaines cotées en bourse et évaluée sur la base de 38 critères et plus de 330 indicateurs, Lydec a été distinguée aux côtés de 15 autres entreprises. Ces dernières ont reçu les meilleurs scores en matière de tangibilité de leurs informations et de cohérence et d’efficacité de leur système managérial, et ce, dans six domaines, à savoir le capital humain, les droits de l’Homme, l’environnement, l’éthique des affaires, la gouvernance et l’engagement sociétal.

Cette année, Lydec est consacrée pour sa performance globale et plus particulièrement pour 5 critères  : La gestion responsable des restructurations ;
L’intégration de critères de conformité sociale dans l’homologation et la sélection des fournisseurs ;
La maîtrise des impacts liés à l’utilisation et à l’élimination du produit ou du service ;
L’orientation responsable des contrats et le respect des droits des clients ;
La prévention de la corruption et du blanchiment.

En outre, Lydec a intégré «Casablanca ESG 10», le nouvel indice de référence Environnement, Social et Gouvernance (ESG) qui vient d’être lancé par La Bourse de Casablanca, en collaboration avec l’agence de notation extra-financière, Vigeo Eiris.
Constitué des 10 Top Performers RSE, ce nouveau référentiel permet de donner un coup de projecteur à la place financière de Casablanca à l’échelle internationale et répond aux besoins des investisseurs socialement responsables.

Avec l’obtention, pour la 5e édition consécutive, du trophée Top Performers RSE et à son intégration au nouvel indice boursier «Casablanca ESG 10», Lydec confirme ainsi la maturité de sa démarche RSE et son positionnement d’acteur de référence en matière de développement durable.

« Cette double distinction nous incite à fournir plus d’efforts pour maintenir et améliorer notre niveau de performance extra-financière et mériter cette reconnaissance au regard de nos différentes parties prenantes. Le déploiement de la nouvelle feuille de route Développement Durable 2030 de Lydec prévu d’ici la fin de l’année sera, de ce point de vue, un élément majeur dans cette démarche d’intégration renforcée de la RSE à tous les niveaux de l’entreprise», tient à souligner Abdellah Talib, Directeur du Développement Durable, de la Communication et de l’Innovation à Lydec.

La production nationale de l’énergie électrique s’est consolidée de 6,4% à fin août 2018, après une hausse de 2,9% une année auparavant, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), relevant du ministère de l’Économie et des finances.

Cette progression s’explique par l’accroissement de la production privée de 5,8% (après -1,1%), de celle des projets développés dans le cadre de la loi 13-09 relative aux énergies renouvelables de 63,9% (après +14,2%) et de celle de l’ONEE de 4,2%, dont la plus grande partie est attribuable au bon comportement de la production d’origine hydraulique (+19,4%), explique la DEPF dans sa dernière note de conjoncture.
Quant à la consommation de l’énergie électrique, elle s’est repliée au terme des huit premiers mois de 2018 de 2,6%, après une hausse de 4,3% une année plus tôt, relève la DEPF qui explique cette baisse par un recul des ventes de l’énergie de très haute, haute et moyenne tension de 3,5% (après +4,5%), conjointement à une quasi-stagnation de celles de basse tension (+0,2% après +3,3%).
Suite à cette évolution, le solde des échanges de l’énergie électrique avec l’Algérie et l’Espagne a diminué de 33,6% à fin août 2018, résultant du recul de 32,2% du volume de l’énergie importée et de la hausse de 27,1% des exportations et ce, compte-tenu d’une quasi-stagnation de l’énergie nette appelée (-0,3%, après +4,8% il y a une année).

L’Observatoire marocain de l’énergie (OME) a été lancé lundi 15 octobre à Rabat, avec pour objectif notamment de faciliter l’accès aux données du secteur de l’énergie produites dans le domaine informationnel.

A l’occasion du lancement de l’OME, un séminaire a été organisé par le ministère de l’Énergie, des mines et du développement durable avec le soutien du Projet d’appui à la politique énergétique du Maroc (PAPEM II), afin de présenter les activités assurées par la direction de l’observation, de la coopération et de la communication et à ériger cette dernière au rang de référence nationale.Le ministre de l’Énergie, des mines et du développement durable, Aziz Rabbah, a souligné qu’à travers cet outil d’observation permanent, le ministère œuvre à faciliter l’accès aux informations du secteur de l’énergie via notamment un portail web accessible au grand public.

Il a également expliqué que compte tenu du développement rapide du secteur énergétique, la prise de décisions en matière de politiques nationales nécessite un accès rapide aux statistiques, aux bases de données et aux indicateurs, d’où la nécessité de mettre en place un dispositif d’information, de communication, de veille et de prise de décision.
Gunnar Lorenz, conseiller technique principal du P

APEM II, a indiqué de son côté que l’initiative de lancement de l’OME est menée dans le cadre de ce projet de l’Agence de coopération internationale allemande pour le développement (GIZ), destiné à accompagner le développement d’un système informatique sectoriel et d’un système intégré de modélisation énergétique pour la planification de l’offre et de la demande en matière énergétique.
Il s’agit de renforcer les capacités des acteurs clés marocains en matière d’énergie, a-t-il ajouté, notant qu’à travers le PAPEM II, la GIZ entend continuer à soutenir le Maroc pour qu’il puisse atteindre les objectifs de sa politique énergétique.


Ce séminaire se veut également, selon lui, une occasion pour mettre en avant les projets de coopération maroco-allemande dans le domaine de l’observation et de la prospective énergétique.
La cérémonie de lancement de l’OME s’est déroulée en présence des représentants des départements ministériels et de la Fédération de l’Energie, des entreprises et établissements publics, ainsi que des partenaires régionaux et internationaux.

Le Maroc est un « modèle distingué » sur les plans africain et méditerranéen en matière de transition vers l’économie verte, a indiqué, le 24 octobre à Dubaï, la secrétaire d’État chargée du développement durable, Nezha El Ouafi.

« Le Maroc a franchi de grands pas en matière de transition vers l’économie verte après avoir adopté, depuis deux décennies, une série de stratégies et de programmes ambitieux, conformément à la vision clairvoyante de SM le Roi Mohammed VI », a dit la responsable marocaine qui prenait part à la 5ème session du « Sommet mondial de l’économie verte ».
La stratégie énergétique que le Maroc a fait sienne porte essentiellement sur l’exécution d’un projet pionnier de production de 2.000 MW d’énergie solaire à l’horizon 2020, a-t-elle ajouté, relevant que ce projet d’envergure permettra de développer les potentialités dont dispose le Maroc en la matière, de réduire la dépendance énergétique, de préserver l’environnement et de répondre aux besoins croissants en énergie.
Selon la secrétaire d’Etat, un autre plan intégré d’énergie éolienne a été également adopté en vue de produire 2.000 MW à l’horizon 2020, portant la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique national à 42 %, dont 14 % (solaire), 14 % (éolien) et autant pour l’énergie hydroélectrique.
Les initiatives et chantiers lancés par SM le Roi dans ce domaine ont donné un coup d’accélérateur à l’ambition du Maroc de porter à 52 % la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique du pays et ce, à travers des investissements d’environ 30 milliards USD et la création de 11.000 emplois, a poursuivi Mme El Ouafi.

La Fédération de l’énergie a organisé, le 17 octobre, à Casablanca une rencontre dédiée aux perspectives énergétiques en Méditerranée.

Une occasion pour l’Observatoire méditerranéen pour l’énergie (OME) de présenter sa dernière publication qui fournit en effet une analyse approfondie du secteur dans la région méditerranéenne avec un aperçu complet de son évolution passée, de la situation présente ainsi qu’une perspective à l’horizon 2040.

Deux scénarios ont été établis dans ce sens dressant ainsi un portrait préoccupant du futur énergétique de la Méditerranée.

Pour le Maroc, l’OME indique que la demande doublerait dans le scénario de référence alors qu’elle baisserait d’un quart dans le scénario proactif par rapport au premier scénario.

La production électrique triplerait dans le scénario de référence avec 26 % de la production provenant des renouvelables contre 44 % dans le proactif. L‘Observatoire estime par ailleurs que la part des renouvelables restera la plus élevée dans le secteur électrique (44 %) mais pourrait atteindre quasi 20 % de la demande totale énergétique en 2040. Et d’ajouter que la consommation finale des renouvelables pourrait doubler mais leur part restera faible eu égard au potentiel et en termes de part. S’agissant des investissements cumulés, ils atteindraient au Maroc 113 milliards d’euros d’ici 2040 dans le scénario de référence contre 125 milliards dans le proactif.