M. Amzazi intervenant lors du lancement du projet d’utilisation des énergies renouvelables au niveau des cités universitaires

L’Office national des œuvres universitaires sociales et culturelles (ONOUSC) a lancé, lundi 15 octobre à Rabat, un projet d’utilisation des énergies renouvelables et de promotion de l’efficacité énergétique au niveau des cités universitaires, visant une économie d’énergie de 15%.
Étalé sur la période 2018-2020, ce projet initié avec le soutien de l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), s’inscrit dans les objectifs de la stratégie nationale pour l’efficacité énergétique à l’horizon 2030 et vise à instaurer un système de gestion d’énergie efficace, selon la norme ISO 50001, au niveau des cités universitaires en vue de maîtriser la facture énergétique qui s’est élevée à 26 MDH en 2017.

Ce système de gestion d’énergie sera accompagné par la mise en œuvre des actions pilotes au niveau des cités universitaires, qui visent essentiellement à moderniser les processus et les équipements utilisés au niveau de ces établissements pour générer des économies du coût énergétique d’au moins 15% et de minimiser les émissions de gaz à effet de serre par la promotion de l’utilisation des énergies renouvelables et de l’amélioration de l’efficacité énergétique.
En outre, des mesures d’accompagnement en termes de communication et de sensibilisation seront engagées à l’adresse des responsables des bâtiments, du personnel et des étudiants des différentes cités universitaires.
Deux cités universitaires pilotes sont concernées dans un premier temps par le projet, qui sera mis en œuvre en trois phases essentielles : le pré-diagnostic organisationnel et l’audit énergétique, l’établissement de la structure organisationnelle et technique pour le système de la gestion d’énergie et la mise en œuvre du système de gestion d’énergie.
Intervenant lors de la cérémonie de lancement du projet, le ministre de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Said Amzazi a mis en avant le rôle de la performance énergétique comme enjeu de premier plan pour l’ensemble des acteurs publics et privés, expliquant que la gestion systématique de l’énergie permet d’améliorer la compétitivité et les performances, d’accroitre la productivité et de répondre aux engagements en matière de développement durable.
Les projets lancés par SM le Roi Mohammed VI, tels que les stations Nour 1 et Nour 2, l’organisation de la COP22 et la stratégie nationale pour l’efficacité énergétique, démontre l’engagement du Maroc dans son choix indéfectible pour un Maroc de demain maître de sa facture énergétique, écoresponsable et respectueux de son environnement.
M. Amzazi a indiqué que l’ONOUSC avait entrepris les démarches requises afin de concevoir des projets thématiques liés à l’utilisation des énergies renouvelables et à la promotion de l’efficacité énergétique, en collaboration avec les partenaires potentiels dans un objectif de réduire la consommation énergétique.
De son côté, le ministre de l’Énergie, des Mines et du Développement durable, Aziz Rabbah a fait savoir que le département de l’éducation nationale est le premier concerné par la question de l’efficacité énergétique, vu la consommation importante d’électricité et du carburant enregistrée au niveau de ce secteur.
Saluant le rôle joué par le ministère de l’Éducation nationale en matière de recherche scientifique, la formation liée à l’énergie et la sensibilisation autour du développement durable, M. Rabbah a émis le souhait de voir ce projet servir d’exemple pour le reste des départements ministériels.
L’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Maroc, Götz Schmidt-Bremme s’est félicité, pour sa part, du partenariat stratégique entre le Maroc et l’Allemagne, qui porte sur plusieurs volets, dont l’énergie, mettant en exergue les opportunités découlant de cette coopération, ayant pour but de trouver des solutions pour les questions de l’énergie.
Par la même occasion, il a été procédé à la signature d’une convention entre l’ONOUSC et l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE), définissant le cadre général de partenariat entre les deux parties, pour la réalisation des projets en relation avec l’efficacité énergétique au niveau des établissements relevant de l’ONOUSC.
Les domaines du partenariat portent, notamment, sur l’audit énergétique des bâtiments, l’appui et l’assistance technique relative à la mise en place des plans d’action en matière d’efficacité énergétique et la sensibilisation, la formation et le renforcement des capacités dans le domaine de l’efficacité énergétique.

M. Amzazi intervenant lors du lancement du projet d’utilisation des énergies renouvelables au niveau des cités universitaires

L’Observatoire marocain de l’énergie (OME) a été lancé lundi 15 octobre à Rabat, avec pour objectif notamment de faciliter l’accès aux données du secteur de l’énergie produites dans le domaine informationnel.
A l’occasion du lancement de l’OME, un séminaire a été organisé par le ministère de l’Énergie, des mines et du développement durable avec le soutien du Projet d’appui à la politique énergétique du Maroc (PAPEM II), afin de présenter les activités assurées par la direction de l’observation, de la coopération et de la communication et à ériger cette dernière au rang de référence nationale.
Le ministre de l’Énergie, des mines et du développement durable, Aziz Rabbah, a souligné qu’à travers cet outil d’observation permanent, le ministère œuvre à faciliter l’accès aux informations du secteur de l’énergie via notamment un portail web accessible au grand public. Il a également expliqué que compte tenu du développement rapide du secteur énergétique, la prise de décisions en matière de politiques nationales nécessite un accès rapide aux statistiques, aux bases de données et aux indicateurs, d’où la nécessité de mettre en place un dispositif d’information, de communication, de veille et de prise de décision.
Gunnar Lorenz, conseiller technique principal du PAPEM II, a indiqué de son côté que l’initiative de lancement de l’OME est menée dans le cadre de ce projet de l’Agence de coopération internationale allemande pour le développement (GIZ), destiné à accompagner le développement d’un système informatique sectoriel et d’un système intégré de modélisation énergétique pour la planification de l’offre et de la demande en matière énergétique.
Il s’agit de renforcer les capacités des acteurs clés marocains en matière d’énergie, a-t-il ajouté, notant qu’à travers le PAPEM II, la GIZ entend continuer à soutenir le Maroc pour qu’il puisse atteindre les objectifs de sa politique énergétique.
Ce séminaire se veut également, selon lui, une occasion pour mettre en avant les projets de coopération maroco-allemande dans le domaine de l’observation et de la prospective énergétique.
La cérémonie de lancement de l’OME s’est déroulée en présence des représentants des départements ministériels et de la Fédération de l’Energie, des entreprises et établissements publics, ainsi que des partenaires régionaux et internationaux.

Le projet de station de transfert d’énergie par pompage (STEP) d’Abdelmoumen, à 70 Km d’Agadir, nécessitera un investissement de 3,8 milliards de dirhams, selon des données présentées à l’occasion d’une visite de chantier effectuée, le 8 octobre, par le ministre de l’énergie, des mines et du développement durable, Aziz Rebbah.

Ce projet qui sera réalisé sur une superficie de six hectares dans la commune de Bigoudine, relevant de la province de Taroudant, s’inscrit dans le cadre du plan de développement et d’intégration des énergies renouvelables au Maroc. La station consistant à stocker l’énergie sous forme hydraulique, permettra de produire 350 MW.
D’une durée de 48 mois, le chantier a démarré en avril de cette année et mobilise 200 emplois directes et indirectes, selon les mêmes données présentées lors de la visite en présence notamment du Wali de la région Souss-Massa, Ahmed Hajji et du gouverneur de la province de Taroudant, Lahoucine Amzal.

La STEP d’Abdelmoumen se veut une solution de stockage de l’énergie sous forme hydraulique. L’eau stockée dans un bassin en altitude sera libérée via une conduite de transfert de 3 km sur un dénivelé naturel d’environ 550 mètres vers un bassin situé en aval.

L’usine hydroélectrique de 350 MW sera installée entre les deux bassins le long de la conduite. Cette usine réversible permettra, en mode turbinage, la production d’énergie et en mode pompage la remontée de l’eau du bassin aval vers le bassin en altitude pour produire ainsi de l’énergie renouvelable à la demande. Le changement de cycle (pompage / turbinage) pourra se faire jusqu’à 20 fois par jour en fonction des surplus ou besoins d’énergie du réseau électrique national.

Dans une déclaration à la presse, M. Rebbah a indiqué que ce projet s’inscrit dans le cadre des chantiers majeurs de la stratégie nationale dans le secteur énergétique avec des investissements de l’ordre de 108 MMDH en vue d’assurer l’efficacité énergétique et accélérer la transition énergétique et le renforcement des énergies renouvelables.
Dans cette optique, la station d’Abdelmoumen permettra, a-t-il dit, de stocker l’énergie pour garantir une production de l’électricité à la fois équilibrée et accessible à tous les usagers. 

M. Rebbah a, mis en exergue, à cette occasion, l’effort considérable consenti par le Maroc pour étendre le réseau d’électricité à l’ensemble du territoire national, soulignant qu’une infime proportion de 0,5 pc dans des zones reculées reste encore à raccorder à ce réseau. 

Par ailleurs, Le ministre, qui était accompagné du Wali de la région Souss-Massa et du président du conseil régional, a effectué une visite au chantier de construction et d’exploitation d’une fabrique d’explosifs à usage civil. Le coût de réalisation de ce projet, situé aux environs d’Agadir, s’élève à 60 millions de dirhams.

Platinum Power a reçu six nouvelles Autorisations Provisoires, délivrées par le Ministère de l’Energie, des Mines et du Développement Durable pour le développement de ses centrales hydroélectriques, conformément à la loi 58-15 modifiant et complétant la loi 13-09 sur les énergies renouvelables.

Ces Autorisations concernent les centrales de la cascade d’Ahancal dont Tamajout 30 MW et Tillouguit Aval30MW, ainsi que les sites isolés de Bab Ouender30MW et de Boutferda 18 MW, qui avaient reçu auparavant des Autorisations limitants leurs seuils de capacité de génération à 12 MW. Ainsi, les nouvelles Autorisations répondent à l’engagement de Platinum Power de construire ses centrales hydroélectriques en respect des capacités maximales offertes par les caractéristiques morphologiques et hydrologiques de chaque site, suite aux changements des dispositions législatives récentes.

Par ailleurs, soucieux des impacts environnementaux et sociaux de ses projets, Platinum Power a revu leurs conceptions entrainant le déplacement du réservoir de la cascade plus en amont. Ainsi l’opérateur marocain a obtenu les Autorisations Provisoires pour deux nouveaux aménagements hydroélectriques Meloul (24MW) et Melloul 2 (24MW) relevant la capacité de la nouvelle cascade régularisée à 108MW, avec une retenue à l’amont d’environ 240 millions de m3 pouvant assurer la production d’énergie électrique en heures de pointes tout au long de l’année.

Le projet de la cascade hydroélectrique d’Ahancal s’inscrit aussi bien dans la stratégie nationale de développement des énergies renouvelables que dans le plan d’urgence de l’eau. En même temps, ce projet a pour vocation de lutter contre les effets de changement climatique et surtout d’apporter une solution pérenne pour le réseau électrique national en contribuant par le stockage (108MW garantie durant plus de 2200 heures/an), à mitiger l’impact de l’intermittence de l’électricité de sources éoliennes et solaires sur le réseau.

Depuis 2012, Platinum Power n’a pas lésiné sur les moyens pour la réalisation de ses projets (optimisation des études de faisabilités et d’ingénierie pour lancer la construction, réalisation des études et des enquêtes parcellaires pour débloquer le foncier et établissement des dossiers d’investissement et des procédures administratives pour les besoins des autorisations et des concessions). Aujourd’hui, plus que jamais, le leadership de Platinum Power est résolu à poursuivre le développement des projets grâce au support de ses partenaires et l’appui des parties prenantes pour réussir ce défi national.

 

Vivo Energy Maroc a annoncé le renouvellement de son partenariat avec l’association Injaz Al Maghrib, à l’occasion d’une séance d’engagement au programme de bénévolat au sein de ses locaux. En présence de Mme Laila Mamou, Présidente de l’association Injaz Al Mahgrib, cette rencontre a permis d’encourager et confirmer l’engagement bénévole des collaborateurs de Vivo Energy Maroc.

L’entreprise témoigne ainsi de son rôle de partenaire stratégique de l’association, acteur majeur de la formation à l’entrepreneuriat des jeunes au Maroc.

« Partie prenante de l’initiative Injaz-Al Maghrib, nous avons pour vocation d’être une entreprise apprenante, et nous consolidons tous nos efforts pour ouvrir de nouveaux horizons professionnels à la jeunesse marocaine. Nous sommes fiers également de l’engouement de nos collaborateurs pour participer aux différents programmes d’éducation à l’entrepreneuriat d’Injaz. Ce sont eux qui à travers nos enquêtes de satisfaction internes nous ont demandé d’être plus impliqués dans la vie sociétale de notre entreprise et de contribuer à des actions citoyennes », a déclaré Asaf v Sasaoglu, Président Directeur Général de Vivo Energy Maroc.

« Vivo Energy Maroc est un partenaire de référence. Grâce à leur soutien et leur implication, nous avons pu mener à bien des programmes majeurs d’encouragement à l’entreprenariat. Au-delà de la contribution financière, les collaborateurs de l’entreprise se proposent comme bénévoles pour dispenser les programmes d’Injaz. Une entreprise comme Vivo Energy Maroc fait de la RSE un réel axe stratégique de développement, en mettant en avant son mécénat de compétences », témoigne Laila Mamou, Présidente d’INJAZ Al Maghrib.

L’Institut marocain de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN) et le Centre australien de recherche pour l’Énergie et Technologie (CET) relevant de l’université Adelaid, ont signé, le 3 octobre à Casablanca, une convention de coopération et de partenariat dans le domaine des énergies renouvelables. 

En vertu de cet accord, qui a été signé par le directeur général de l’IRESEN, Reda Ikken, et le directeur du Centre de recherche australien, Gus Nathan, les deux parties souhaitent explorer conjointement les possibilités de renforcer et d’optimiser leur coopération afin de soutenir la recherche appliquée et l’innovation dans les domaines des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l’efficacité énergétique, de la mobilité durable, du stockage de l’énergie, du lien eau / l’énergie et les mines vertes.

Le CET et IRESEN ont également fait part de leur intention de collaborer pour rechercher, évaluer et définir mutuellement la faisabilité de mener à bien des activités communes suivantes, ainsi que pour évaluer et définir les implications financières et les ressources pouvant être nécessaires pour ces activités notamment l’échange de connaissances, à travers l’organisation de formations, des ateliers et des conférences conjointes, ainsi que l’échange de personnel et d’étudiants.

Il s’agit également de cofinancer de projets communs, et de prendre des initiatives stratégiques conjointes dont le développement des outils d’intérêt commun (feuilles de route stratégiques pour l’innovation, analyse de la chaîne de valeur et de la chaîne d’approvisionnement).

Les deux parties ont également convenu, dans ce cadre, d’échange des informations sur des investissements communs dans des infrastructures d’innovation en Australie et / ou en Afrique (incubateurs, relais), de procéder à la diffusion conjointe des activités communes, d’organiser des réunions conjointes avec des institutions australiennes, marocaines ou internationales ainsi que des activités de perspicacité et de prospective.

La cérémonie de signature de cette convention, qui s’est déroulée en marge de la 24 è édition de SolarPACES, a été présidée par le ministre de l’énergie, des mines et du développement durable, Aziz Rabah qui également assisté à la signature d’un accord entre la société allemande CS Services et la start-up marocaine Farash systems.

Cette dernière a obtenu, dans le cadre de la 10e édition du Salon international des équipements, des technologies et des services de l’environnement « Pollutec Maroc 2018 », inauguré le 2 octobre à l’Office des foires à Casablanca, le grand prix Global Cleantech Innovation Programme (GCIP)/Maroc (1-er prix dans la catégorie énergie renouvelable).

Cette distinction a été décerné à « Farasha Systems » pour avoir proposé des solutions pour détecter tous les défauts cachés, mêmes invisibles à l’œil dans un délai 10 fois plus rapide et beaucoup plus précis grâce aux caméras thermiques et visuelles embarquées dans un drone aérien ou véhicule terrestre.

ACWA Power qui vient d’adhérer à la Fédération de l’Energie, est un développeur, investisseur et exploitant d’un parc de centrales électriques et d’unités de dessalement d’eau, présent dans 10 pays à travers le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord ainsi que l’Afrique du Sud et l’Asie du Sud Est.
Le parc de ACWA Power, totalisant un investissement de plus de 30 milliards de dollars, représente une capacité de production d’électricité de plus de (+27 GW) et une capacité de dessalement d’eau de 3 millions de m3 par jour et approvisionne aussi bien les services publics que privés (clients industriels) sur la base de contrats long-terme, de partenariats public-privé, de concessions ou encore de gestions délégataires de services publics.

ACWA Power dont le siège social est situé au Royaume d’Arabie Saoudite, est détenu par huit conglomérats saoudiens, Sanabil Direct Investment Company (détenue par le Fonds d’investissement public de l’Arabie saoudite), l’Agence Saoudienne des pensions publiques et la Société Financière Internationale (SFI – membre du Groupe Banque mondiale).

ACWA Power s’inscrit dans l’objectif de fournir, de manière fiable, de l’électricité et de l’eau dessalée au plus bas coût possible, en contribuant ainsi au développement social et économique des communautés et des pays où le Groupe investit et qu’il accompagne.
En mettant la sécurité, le capital humain et la performance au cœur de son management et de sa gestion opérationnelle, ACWA Power s’assure l’aboutissement réussi de l’ensemble de ses projets.

 

Conférence internationale de l’ingénierie de l’énergie solaire concentrée et des procédés chimiques (SolarPACES)

Le Maroc est activement engagé dans une transition énergétique vers les énergies propres, ont affirmé, le 2 octobre à Casablanca, les participants à la 24e édition de la conférence internationale de l’ingénierie de l’énergie solaire concentrée et des procédés chimiques (SolarPACES).
Le Royaume dispose de tous les ingrédients nécessaires pour jouer un rôle de premier plan dans la transition énergétique mondiale, et devenir un hub énergétique pour un échange de l’électricité durable, ont-ils ajouté lors de cette rencontre, co-organisée par l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN) et l’Agence marocaine de l’énergie durable (Masen), sous l’égide de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
Dans une allocution, lue en son nom, le ministre de l’énergie, des mines et du développement durable, Aziz Rabah, a notamment rappelé l’importance capitale accordée par le Maroc en faveur du climat et au développement des énergies renouvelables en particulier. 
M. Rabbah a souligné que le Maroc s’est fixé un nouveau cap pour les énergies renouvelables en portant leur part de 42% dans la puissance installée en 2020, à 52% à l’horizon 2030.
Ouvrant les travaux de cette conférence, Mustapha Bakkoury président Directeur Général de l’Agence marocaine de l’énergie durable (Masen), a indiqué que le Maroc a montré que le pari des énergies renouvelables est « déjà gagné » et le royaume est en train d’amplifier sa stratégie qui était d’ailleurs revue à travers l’ambition d’atteindre 52% de mix électrique à l’horizon 2030.
Selon M. Bakkoury, cette conférence, deuxième du genre organisée par le Maroc après celle de Marrakech en 2012, est une occasion pour les personnalités, notamment les experts, qui y participent de voir ce qui a été accompli par le royaume, en matière des énergies renouvelables, depuis 2012.
D’ailleurs, à l’issue de la conférence ces personnalités vont visiter le complexe de Ouarzazate, ce qui constitue « une démonstration concrète de la dynamique et de la marche du Maroc, qui est conforme à ce qui a été planifié dans ce domaine ». 
De son côté, Badr Ikken, directeur général de l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN), a mis en exergue les résultats positifs enregistrés dans le secteur énergétique au Maroc, qui témoignent « du succès de notre modèle de transition énergétique », observant que les institutions internationales notamment l’AIE viennent conforter les choix stratégiques du Maroc et les réformes qu’il avait entamées.
Le Maroc accorde une attention particulière à la formation, à la recherche et développement, ainsi qu’à l’intégration industrielle dans le domaine des énergies renouvelables, a-t-il ajouté, mettant l’accent sur l’esprit de coopération qui anime les différents intervenants.
Selon M. Ikken, le Maroc a développé une expertise et il n’a pas seulement construit des centrales solaires pour produire de l’énergie propres, mais il a également des universités et centres de recherche qui travaillent sur le sujet.
« Le prochain défi c’est d’avoir plus d’intégration, ce qui nécessite plus de collaboration entre le monde académique ainsi qu’une valorisation des résultats de recherche avec le monde socio- économique, afin d’aider à se spécialiser et développer plusieurs filières », a-t-il relevé. 
Le Maroc œuvre afin de tirer profit de l’expertise de ses partenaires, développés dans ce domaine, et dans le but d’accompagner les pays voisins du Sud en vue de faire de l’Afrique un marché phare des énergies renouvelables, notamment le solaire. 
Cette conférence, qui rassembler près de 600 participants de plus de 40 pays, dont des experts de renom, ainsi que des décideurs et des acteurs politiques et économiques de haut niveau, constitue une opportunité pour l’échange et le développement de la filière solaire, notamment le CSP (centrale solaire thermodynamique à concentration).
Il s’agit, selon ses organisateurs, d’une plateforme pour la promotion de la recherche & développement, la présentation des progrès technologiques réalisés, ainsi que la présentation des projets innovants développés ou en cours de développement.
En effet durant 4 jours, le CSP sera examiné sous tous les angles à savoir les hybrides, les marchés et projets, la supply chain, les technologies innovantes, les performances, le stockage, les mesures, les intrants machines, le financement, l’intégration du Grid. 
L’Objectif étant d’élaborer des recommandations qui permettent aux professionnels du secteur de maîtriser toute la chaîne de valeur de cette technologie « très prometteuse ».
« SolarPACES » est un réseau de coopération international regroupant des équipes d’experts du monde entier qui se concentre sur le développement et le marketing de systèmes d’énergie solaire thermique. 
Il fait partie d’un certain nombre de programmes collaboratifs, appelés « Programmes de collaboration technologiques » qui ont pour mission d’aider à trouver des solutions aux problèmes énergétiques mondiaux. 
Les 19 pays membres se réunissent et collaborent à travers des activités visant à résoudre le large éventail de problèmes techniques liés à la commercialisation de la technologie solaire à concentration, notamment les tests de systèmes à grande échelle et le développement de technologies, composants, instruments et techniques d’analyse avancés. 

Le Maroc accorde une grande importance à la lutte contre les changements climatiques et à la protection de l’environnement et se positionne en tant que « leader régional » dans le domaine des énergies renouvelables, a indiqué l’Institut européen de la Méditerranée (IEMed).
Dans un récent rapport intitulé « le financement vert en Méditerranée », l’Institut relève que le Maroc, en concrétisation de ses engagements internationaux, a adopté la charte nationale de l’environnement et du développement en 2009 et a procédé à la mise en oeuvre de deux stratégies nationales relatives à la protection de l’environnement et au développement, en plus de la création d’un centre des compétences en changement climatique en vue de coordonner les initiatives dans ce domaine.
En 2016, Il a été également procédé à l’actualisation de la stratégie nationale d’énergie qui vise à augmenter la contribution des énergies renouvelables à la production d’électricité à hauteur de 52 % à l’horizon 2030, a fait observer le document, rendu public à l’occasion de la 14e conférence de la Commission méditerranéenne de la Ligue européenne de coopération économique (4-5 octobre à Rome). 
Le rapport rappelle, dans ce sens, que le Maroc dispose d’un projet d’envergure, le premier du genre à l’échelle mondiale, en l’occurrence le parc solaire de Ouarzazate, notant que ce complexe géant est un projet pionnier à l’échelle mondiale.
Financé par de nombreux acteurs nationaux et internationaux, le complexe porte sur la création, durant la période 2015-2020, de cinq parcs d’énergie solaire qui permettront la production de 2000 mégawatt d’électricité, explique la même source.
De même, la banque centrale du Maroc, poursuit le rapport, a intégré dans sa stratégie le financement de projets de l’économie verte.
Le document indique, par ailleurs, que le financement vert constitue désormais une ligne de conduite principale au pôle financier de Casablanca qui ambitionne de devenir le hub de l’Afrique pour les finances vertes. 
Le rapport de l’IEMed a été élaboré avec la contribution de nombreux acteurs et experts d’établissements internationaux concernés par les questions liées au climat et à l’environnement.

Des ministres et responsables arabes chargés de l’énergie ont appelé lundi 1er octobre à Marrakech, à tirer profit de la complémentarité entre les pays arabes dans le domaine énergétique.


Lors d’une plénière destinée à présenter les stratégies et visions des pays arabes dans le domaine de l’énergie, dans le cadre de la 11è Conférence arabe sur l’énergie, ces ministres ont renouvelé leur engagement en faveur du renforcement de la coopération arabe commune dans le domaine de l’énergie.


Intervenant à cette occasion, le ministre de l’Energie, des mines et du développement durable, Aziz Rabbah, qui présidait cette plénière, a noté que les pays arabes accordent un grand intérêt à la question de l’énergie, à la diversification de ses sources et à la réalisation de la « sécurité énergétique ».


Pour se faire, explique M. Rabbah, plusieurs pays ont adopté des stratégies énergétiques visant à augmenter les taux de production du pétrole et gaz pour répondre aux demandes de la consommation locale en constante évolution.
D’autres pays arabes ont procédé à l’évaluation de l’économie des énergies renouvelables et l’évaluation et la sélection des meilleures compétences économiques à même de promouvoir l’utilisation de ces énergies et l’identification des principales initiatives de nature à développer un secteur durable des énergies renouvelables.


Le Conseiller pour les entreprises au ministère saoudien de l’énergie, de l’industrie et des ressources minières, Abdul Rahman bin Muhammad Abdul Kareem, a pour sa part, exposé la stratégie 2020-2030 de son pays et qui vise la construction d’une industrie pétrolière plus forte et d’une chaîne complémentaire de production de pétrole (exploration, production, traitement, transport, raffinage).


Et de faire savoir que l’Arabie saoudite investira 200 milliards de dollars dans l’énergie solaire tout en visant 200 Gigawatts à l’horizon 2030, ce qui est de nature à créer plus de 100.000 postes d’emploi et à réduire le coût de la production de l’électricité. 


M. Abdul Rahman bin Muhammad Abdul Kareem a relevé que son pays demeure engagé à préserver la stabilité du marché du pétrole sans porter atteinte aux intérêts des consommateurs, à renforcer la coopération entre les pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et à coordonner avec les pays producteurs en dehors de l’OPEP.

Le ministre égyptien du pétrole et de la richesse minière, Tarek Al-Molla, a de son côté, relevé que la stratégie énergétique 2020-2030 de son pays est de nature à répondre aux besoins énergétiques de l’économie nationale et partant garantir une augmentation de la contribution de l’énergie dans le produit intérieur brut (PIB), faisant savoir que la contribution du mix des énergies renouvelables atteindra 40% à l’horizon 2035. La stratégie énergétique 2020-2030 vise à transformer l’Egypte en un centre régional énergétique.


Le ministre algérien de l’Energie, Mustapha Guitouni, a de son côté, mis l’accent sur les efforts « considérables » de l’Etat algérien dans le domaine du raccordement à l’électricité et au gaz naturel, faisant savoir dans ce contexte que le taux de couverture du raccordement à l’électricité à atteint 99% et celui du gaz naturel plus de 60%.


Et d’indiquer que le programme national de transition énergétique vise à produire 22.000 Mégawatts à l’horizon 2030 et permettra de répondre aux besoins du marché national algérien en constante évolution.
M. Mustapha Guitouni a en outre, souligné que son pays œuvre à adapter le cadre juridique et fiscal pour les activités d’exploration et de production pour le rendre plus attractif pour les investisseurs étrangers.


Le ministre de l’énergie et de l’industrie du Qatar, Mohammed bin Saleh, a pour sa part relevé le rôle important de l’Organisation des pays arabes exportateurs du pétrole (OAPEC) dans le développement de l’industrie du pétrole au monde arabe, soulignant que la stratégie de son pays vise à transformer le Qatar à l’horizon 2030, en un pays développé capable de réaliser le développement durable et la prospérité à son peuple pour des générations futures.
M. Mohammed bin Saleh a passé en revue la vision de son pays dans le domaine énergétique qui vise à préserver la position du Qatar en tant que pays pionnier de production du gaz naturel.

Placée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, cette rencontre a examiné, quatre jours durant, la situation de l’énergie, ses évolutions récentes et futures et son impact sur le secteur énergétique dans le monde arabe.


Organisée par le ministère de l’énergie, des mines et du développement durable, le Fonds arabe pour le développement économique et social, la Ligue arabe, l’OAPEC, et l’Organisation arabe du développement industriel et minier (OADIM), cette conférence a discuté aussi de la sécurité énergétique en tant que partenariat mondial et des investissements nécessaires au développement du secteur de l’énergie dans les pays arabes.