L’état d’avancement des projets d’intérêt commun inscrit dans le cadre du partenariat énergétique entre le Maroc et l’Allemagne a été au centre des entretiens, mardi 12 septembre à Mexico, du secrétaire général du ministère de l’Energie, des Mines et du Développement durable, Abderrahim El Hafidi, avec le Secrétaire d’Etat allemand à l’Energie, Rainer Baake.
Lors de cette rencontre qui a eu lieu en marge du « Sommet des leaders mondiaux de l’énergie », organisé par le Conseil mondial de l’Energie (CME), sous le thème « Énergie en transition: mener par le changement », les discussions ont également porté sur les perspectives énergétiques au Maroc et en Allemagne à l’horizon 2050 et l’appui de l’Allemagne à la création d’un centre de modélisation et de prospectives énergétiques.
Le responsable marocain a eu aussi des entretiens avec le Directeur de la coopération au ministère allemand chargé de l’environnement et président du « Transregional Workshop in Solar Power plant », qui a fait part de la disponibilité de son ministère à appuyer le Royaume dans ses démarches pour la création d’un centre d’analyse, de modélisation et de prospectives énergétiques.
Le responsable allemand a également exprimé la disposition de son pays à mobiliser les expertises nécessaires pour l’identification du potentiel marocain en STEP marines et dans le couplage des technologies renouvelables et le dessalement de l’eau de mer.
Par ailleurs, M. El Hafidi a tenu une réunion de travail avec des hauts responsables du Conseil Mondial de l’Energie, Tania Baumann et Sophie Rose, portant sur l’appui du CME au Royaume pour la réussite de sa transition énergétique, notamment pour la formation des cadres marocains dans la modélisation et la planification énergétiques, son accompagnement dans la mise en œuvre de sa nouvelle stratégie d’efficacité énergétique, ainsi que le rôle que peuvent jouer les experts marocains pour appuyer le CME dans ses démarches de réformes des secteurs énergétiques des pays africains.
Le renforcement de la coopération maroco-japonaise dans le secteur des énergies et des ressources naturelles a été au centre d’un entretien, mardi 12 septembre à Rabat, entre le ministre de l’énergie, des mines et du développement durable, Aziz Rabbah et le président du Comité d’enquête de l’énergie et des ressources naturelles de la Chambre des conseillers Genjiro Kaneko, qui conduisait une délégation parlementaire japonaise.
A cette occasion, M. Rabbah a souligné l’importance de l’expérience japonaise notamment en matière de développement des énergies renouvelables, d’efficacité énergétique, de logistique dans le secteur énergétique et de recherche et développement, ajoutant que le Royaume aspire à tirer profit de l’expérience japonaise dans le cadre d’un partenariat consolidé.
M. Rabbah a saisi cette occasion pour proposer aux compagnies japonaises de s’installer dans des zones franches dédiées, en particulier au secteur de l’énergie, indiquant que le Royaume souhaite devenir un hub régional énergétique. Il a également fait savoir que le Maroc offre beaucoup d’opportunités dans les domaines des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.
Dans ce sens, il a également évoqué les nouveaux grands chantiers entrepris dans le Royaume tels la stratégie d’efficacité énergétique, l’intégration énergétique régionale, le projet « Gas to Power » ainsi que le futur gazoduc Nigeria-Maroc initié sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président du Nigeria, Muhammadu Buhari, qui s’inscrit dans la nouvelle vision africaine du Maroc.
Il a également rappelé que cette rencontre est une occasion pour confirmer la détermination du Maroc et du Japon à renforcer et élargir la coopération bilatérale et tripartite Japon-Maroc-Afrique.
Pour sa part, M. Kaneko a indiqué que depuis le séisme qui a frappé son pays en 2011, l’offre de l’énergie au Japon dépend largement du combustible fossile en tant que gaz naturel, soulignant l’importance de consolider davantage la relation entre les deux pays dans le domaine de la politique énergétique.
M. Kaneko a fait savoir en outre que cette rencontre est une occasion pour le Japon de prendre connaissance de la politique énergétique marocaine, depuis que le Maroc s’est lancé dans le chantier d’amélioration de son taux d’autosuffisance électrique par l’exploitation de l’énergie renouvelable.
Le sommet des acteurs non-étatiques sur le climat (Climate Chance) s’est ouvert, lundi 11 septembre à Agadir, un rendez-vous qui se veut un trait d’union entre la 22e Conférence climatique de l’ONU (COP22) de Marrakech et la prochaine COP qui aura lieu en Allemagne.
A l’ouverture de ce conclave, placé sous le haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, et qui a réuni ONG, élus, collectivités locales et secteur privé ainsi que des ministres et des organisations internationales, l’accent est mis sur l’état d’avancement des négociations climatiques avec les grands acteurs de l’Accord de Paris et de la COP22, notamment suite à l’annonce du retrait des Etats-Unis.
La plénière d’ouverture a permis de faire le point sur le progrès de l’action des acteurs du climat et de montrer le chemin parcouru depuis l’édition 2016 de « Climate Chance » tenue à Nantes en France.
Au total, cinq séances plénières et plusieurs évènements parallèles ponctueront les trois jours de ce sommet qui fera aussi un état des lieux de la mobilisation des acteurs non-étatiques, du progrès de l’action, des difficultés rencontrées ainsi que des axes d’actions existants et des solutions envisageables pour lutter contre le réchauffement planétaire.
A l’image de la COP22, une place particulière sera donnée aux attentes et aux contraintes spécifiques à l’Afrique.
Organisée dans le cadre du Partenariat Énergétique Maroco-Allemand (PAREMA), la première édition de la Journée Maroco-Allemande de l´Energie aura lieu, le 28 Septembre à Rabat et réunira les acteurs clé du secteur de l´énergie du Maroc et de l´Allemagne, ainsi que des représentants des institutions locales, de la société civile, des médias et des universités. Objectif : échanger sur la transition énergétique dans les deux pays et au niveau international.
Les thématiques majeures de la transition énergétique, de la Coopération Maroco-Allemande et du Partenariat Énergétique seront approfondies lors de cette journée à laquelle Fédération de l’Energie prendra part, à savoir la planification et les effets à long terme de la transition énergétique, les opportunités économiques et les défis à relever ainsi que la mobilisation de l’ensemble de la société pour réussir la transition énergétique.
La Fédération de l’Energie et la World LPG Association et The Global LPG Partnership, organisent, le mardi 3 octobre 2017, durant le 30e World LPGA Forum qui aura lieu à Marrakech du 3 au 5 octobre 2017, un Side Event sous le thème « LPG for Development ».
Cet événement sera consacré aux présentations des programmes et politiques d’utilisation du GPL dans le développement social et au partage des expériences et des politiques de subvention et de compensation de différents pays.
Il verra la participation d’intervenants, de haut niveau de différents pays et organismes : Maroc, Nations Unies, WLPGA, GLPGP, Inde, Cameroun, Indonésie, Ghana, Kenya, etc.
Le Maroc a opté pour la transition énergétique afin de sécuriser l’approvisionnement dans les meilleures conditions de coût et de qualité, tout en assurant la concordance entre l’offre et la demande, a indiqué le ministre de l’Énergie, des mines et du développement durable, Aziz Rabbah.
« Le Maroc est confronté à plusieurs défis. Sa dépendance vis-à-vis des importations des combustibles fossiles avoisine 93,3%. La facture énergétique s’est élevée à 54 milliards de DH en 2016 et nous attendons une augmentation significative pendant l’année en cours à cause des hausses enregistrées des prix du pétrole », a souligné M. Rabbah dans un entretien accordé à L’Economiste, précisant qu’« une partie de cette énergie est nuisible à l’environnement, d’où la décision d’entamer une transition énergétique pour sécuriser l’approvisionnement dans les meilleures conditions de coût et de qualité, tout en assurant à tout moment l’adéquation entre l’offre et la demande ». Le Maroc, qui est appelé à combler le déficit enregistré au niveau de la capacité de stockage des produits pétroliers, actuellement estimée à 32 jours en plus des 15 jours circonscrits aux stocks d’exploitation contre 60 jours stipulés par la loi, dispose d’un potentiel considérable en énergie éolienne estimé à 25.000 MW en on-shore et 250.000 MW en off-shore, en plus du potentiel solaire estimé à 20.000 MW. Le ministre a assuré que les forces du modèle énergétique marocain résident dans « la volonté politique au plus haut niveau de l’État » et dans la stratégie énergétique sur laquelle il s’appuie, laquelle est déclinée en objectifs clairs, réalistes et chiffrés, des projets attractifs et des réformes législatives et réglementaires appropriées. Par ailleurs, M. Rabbah a précisé que le programme d’action du gouvernement dans ce domaine prévoit la mise en place d’une série de mesures urgentes et d’actions importantes, notamment les initiatives inscrites dans le cadre de la mise en œuvre du chantier d’ouverture du secteur électrique aux énergies renouvelables en vue de permettre aux producteurs d’électricité renouvelable l’accès aux réseaux moyenne et basse tension et l’action qui consiste à arrêter et définir les zones de développement de projets solaires, à l’instar de ce qui a été fait pour la filière éolienne. « La mise en œuvre du nouveau cadre institutionnel sera poursuivie à travers le transfert de l’ONEE à MASEN de projets d’énergies renouvelables, à l’exception de ceux destinés à la pointe et à la stabilité du réseau électrique et des stations de transfert d’énergie par pompage, ainsi qu’à travers le nouveau repositionnement de la SIE (Société d’investissements énergétiques) qui sera adopté en vue de tenir compte des mutations du secteur ». Et le ministre d’ajouter que le Royaume envisage de renforcer les interconnexions électriques avec les pays voisins via l’accompagnement et l’implémentation de l’accord sur l’échange durable entre le Maroc, l’Allemagne, l’Espagne, la France et le Portugal, conclu dans le cadre de la COP22 et semblablement
avec les pays de l’Afrique subsaharienne. Répondant à une question sur l’avenir du Gazoduc avec l’Europe, M. Rabbah a fait savoir que le Maroc est déterminé à développer une grande plateforme mondiale logistique pour le gaz naturel et qu’une étude a été lancée pour repérer une nouvelle vocation à cette structure d’envergure. S’agissant de la stratégie nationale de l’efficacité énergétique, le ministre a souligné qu’un projet a été élaboré et présenté au Conseil de gouvernement et que la finalisation des contrats-programmes avec les départements sectoriels concernés est en cours, précisant que certains ajustements seront opérés avec le ministère des Finances avant de le soumettre à l’approbation du Conseil des ministres. En ce qui concerne la première phase de la nouvelle stratégie pour la période 2017-2021, « une feuille de route comportant des actions concrètes a été préparée et sera mise en œuvre dans le cadre d’un contrat-programme entre l’État et l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique », a-t-il-affirmé, précisant que les projets retenus contribueront à une économie d’énergie de 5% à l’horizon 2020 et de 20% à l’horizon 2030. Il sera également procédé à la finalisation de la loi relative au gaz naturel et son introduction dans le circuit d’approbation, à l’élaboration d’un plan national de développement de plateformes relatives au stockage, à la distribution et au transport des produits énergétiques.
M. Rabbah a assuré en ce sens que le nouveau modèle de gouvernance du secteur pétrolier et gazier, un des chantiers prioritaires du gouvernement, doit permettre la mise en place d’un cadre législatif, réglementaire et institutionnel visant à encourager l’investissement dans le cadre d’un partenariat public-privé pour la réalisation d’infrastructures de stockage
Lors de l’atelier de renforcement de la coopération sud-sud pour l’Action Climat et le Développement Durable, M. Saïd Mouline, directeur général de l’Agence Marocaine pour l’Efficacité Énergétique (AMEE), a livré sa perception sur l’intérêt de cet atelier riche en retours d’expériences en matière de gouvernance, de financement et d’implémentation de projets durables.
Selon M. Mouline, l’objectif d’une telle rencontre est d’encourager la coopération sud-sud dans le domaine du climat, montrer au monde entier qu’effectivement les pays du sud regorgent de compétences et d’expériences concluantes dans ce domaine et comptent dans ses rangs des leaders reconnus dont le Maroc en fait partie. Il a précisé également qu’à l’heure actuelle, les pays du sud connaissent très bien la réalité du terrain et maitrisent parfaitement leurs besoins.
Désormais, les efforts doivent être consacrés au partage de ce savoir-faire au travers d’un cadre harmonieux et pragmatique qui doit matérialiser cette coopération.
Pour le Responsable du pôle partenariat public-privé au comité de pilotage
COP22, cette coopération ne remet pas en question la coopération Nord-Nord ni celle du Nord-Sud et en même temps elle ne se positionne pas en tant que coordination concurrente, mais plutôt complémentaire. Il a rappelé que dans un contexte mondiale mouvant, la coopération Sud-Sud peut compter sur le partenaire chinois qui a cumulé une expérience exceptionnelle et qui offre un appui financier fort pour les projets durables.
Le conseil d’administration de Nareva Holding, tenu le 25 août, a nommé Said El Hadi président directeur général. Il succède à Aymane Taud, qui occupait ce poste par intérim depuis le départ de Ahmed Nakkouch en février dernier.
Les challenges ne manqueront pas pour le nouveau PDG de la Holding énergétique. Il aura ainsi pour mission de poursuivre les projets de développement de la société qui rentrent dans les engagements énergétiques qu’a pris le royaume lors des COP 21 et 22.
De même le conseil d’administration a fixé comme objectif au nouveau patron d’assurer la continuité et le succès des projets entamés en Afrique pour asseoir la concrétisation de la société en tant qu’acteur majeur de la transition énergétique africaine, répondant ainsi aux ambitions du Groupe SNI en tant que fonds d’investissement à vocation panafricaine.
Diplômé de l’école d’ingénieur des Ponts et Chaussées, Said El Hadi était à la tête de TMSA pendant 9 ans (2003- 2012), où il a mené à bien le projet du complexe portuaire en tant que Président du Directoire. Cette fois Il aura désormais la tâche de piloter l’une des filiales les plus stratégiques de la SNI.
Le ministère de l’Energie et des Mines veut combler le déficit structurel enregistré au niveau du stockage des produits pétroliers. Ce manque est très visible car les réserves du pays sont, actuellement, à leur faible niveau par rapport à la durée définie par la loi. « Cette déficience est due à l’insuffisance des capacités de stockage, qui permettent actuellement des stocks d’environ 47 jours, dont 15 jours circonscrits aux stocks d’exploitation », rappelle Aziz Rabbah.
Avec des réserves sécurisées de 32 jours, à peine, le Maroc est loin des 60 jours stipulés par la loi.
Pour y remédier, il est prévu de réaliser, au cours de la période 2017-2021, des investissements d’environ 2 milliards de DH financés par le secteur privé. Tous ces projets sont prévus au sein du port de Jorf Lasfar afin de combler le déficit en capacités de réception des combustibles.
La capacité additionnelle projetée est de 679.500 m3 pour les produits pétroliers liquides et de 11.800 tonnes pour les gaz de pétrole liquéfiés (GPL). Ces investissements permettront d’augmenter la capacité de stockage à 16 jours supplémentaires.
« D’ici 2021, les capacités d’entreposage avoisineraient les 2 millions de m3 pour les produits pétroliers liquides. Par ailleurs, nous veillons quotidiennement sur la sécurité de l’approvisionnement pour alimenter le marché normalement », souligne, pour sa part, Mohamed Soulaimani, directeur des combustibles relevant du ministère de l’Energie et des Mines.
M. Rabbah a, également, annoncé qu’un nouveau système de gestion des réserves des stocks sera établi, dans le cadre du partenariat entre les secteurs public et privé. Il a décidé la création d’une commission mixte, composée d’experts de son département, de la Fédération de l’énergie et du Groupement des pétroliers du Maroc. Elle devra lancer la réflexion sur le développement de plateformes de stockage régionales et de transport des produits énergétiques.
« L’objectif de ce chantier est d’assurer une meilleure répartition des infrastructures énergétiques régionales visant à optimiser le coût d’acquisition des produits énergétiques et renforcer la capacité des stocks de sécurité dans le Royaume », estime le ministre. Il n’est pas exclu l’émergence de nouveaux opérateurs spécialisés uniquement dans l’exploitation de la logistique des produits pétroliers (transporteur, constructeur de dépôt pour la location…). Ceci permettra, entre autres, de réduire les coûts liés à la logistique et le transport qui pourront être répercutés sur le prix des produits. Pour ce faire, le ministère revoit actuellement les textes réglementant la gestion du secteur pétrolier.
Le ministre de l’Énergie, des Mines et du Développement durable, Aziz Rebbah a plaidé pour la mise en place d’un système d’indication permettant de s’arrêter sur l’état d’avancement des projets de développement en cours de réalisation. « Un système d’indication offrant un diagnostic minutieux de la situation des
projets de développement en cours de réalisation permettra surement l’accélération de leur mise en œuvre », a souligné M. Rebbah dans une déclaration à la MAP à l’issue d’une rencontre de communication avec les élus locaux de la province d’El Jadida. Le ministre a, en outre, insisté sur l’importance d’accélérer les projets de développement durable et d’énergie au niveau de la province d’El Jadida pour être en phase avec les stratégies et programmes lancés au niveau national. Après avoir mis en avant les potentialités énergétiques et minières de la région, M. Rebbah a mis l’accent sur l’importance de rapprocher la vision du gouvernement et celle au niveau locale en vue de renforcer la coordination avec les pouvoirs et élus locaux et accélérer la mise en œuvre des stratégies sectorielles lancées par le Royaume.
Sitemap
Coordonnées
23, BD Mohamed Abdou
20340 Casablanca
Tél: 06.62.83.09.34
Email: federationenergie@gmail .com
