Un atelier de présentation de l’état des lieux de la consommation énergétique à l’échelle régionale s’est tenu, le 20 juin à Tanger, dans le cadre du chantier national d’élaboration des plans régionaux d’efficacité énergétique et de décarbonation.

Organisé conjointement par l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE), le Conseil régional de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, la Wilaya de la région et l’Agence Andalouse de la Coopération Internationale pour le Développement (AACID), cet atelier a réuni l’ensemble des parties prenantes concernées au niveau de la région.

S’inscrivant dans une dynamique nationale d’accompagnement des territoires dans leur transition énergétique et environnementale, cet atelier vise à présenter et discuter l’état des lieux de la consommation énergétique à l’échelle régionale, ainsi que les premières orientations du plan régional d’efficacité énergétique et de décarbonation en cours d’élaboration.
L’étude engagée permet de dresser un diagnostic précis de la consommation énergétique au niveau régional, en identifiant les usages dominants, les tendances sectorielles, les grands consommateurs, ainsi que les initiatives d’efficacité énergétique déjà mises en œuvre, notamment dans les secteurs du bâtiment et de l’éclairage public, du transport, de l’industrie et de l’agriculture.

Elle met également en évidence les gisements d’économie d’énergie et les opportunités d’amélioration de la performance énergétique, en tenant compte des spécificités locales et des priorités régionales.

S’exprimant à cette occasion, le directeur du Pôle stratégie et développement à l’AMEE, Radouan Yessouf, a souligné que cet atelier, le troisième tenu au niveau de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, s’inscrit dans le cadre du développement du plan régional d’efficacité énergétique et de décarbonation, notant que cette rencontre a été consacrée à la restitution des résultats de l’analyse de la consommation énergétique de la région, notamment dans les secteurs de l’industrie, du transport, du bâtiment, de l’éclairage public et de l’agriculture.

Yessouf a précisé qu’un plan d’action sera formulé, sur la base d’un diagnostic de la consommation énergétique sectorielle au niveau de la région, relevant que ce plan proposera un portefeuille de projets à mettre en œuvre à court et moyen terme, en cohérence avec les programmes et plans régionaux de développement.

Il a, par ailleurs, fait savoir que l’Agence est en train de préparer une journée nationale de l’efficacité énergétique, qui sera consacrée à la présentation des plans régionaux d’efficacité énergétique et de décarbonation de toutes les régions du Royaume, en vue d’examiner les moyens de financer et de mettre en oeuvre les actions et projets inscrits dans le cadre de ces plans.

Pour sa part, le directeur général des services du Conseil de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Rabiah El Khamlichi, a affirmé que la région du Nord, forte de son positionnement stratégique, de son tissu économique dynamique et de son potentiel naturel, est appelée à jouer un rôle moteur dans l’effort national de décarbonation et à être à l’avant-garde des transformations énergétiques, notant que l’élaboration du plan régional d’efficacité énergétique et de décarbonation témoigne de l’engagement du Conseil à inscrire la région dans une trajectoire de développement durable et résilient.

Il a, à cet égard, relevé que ce plan s’intègre pleinement dans la mise en oeuvre du Programme de développement régional 2022-2027, placé sous le signe de la transition énergétique, de la durabilité territoriale et de l’attractivité économique, en parfaite cohérence avec les orientations du Nouveau modèle de développement et les engagements du Royaume en matière de transition énergétique et de neutralité carbone à l’horizon 20250.

“Dans le prolongement des efforts engagés et des premiers ateliers organisés, notre ambition est de consolider la dynamique enclenchée, d’affiner la compréhension des usages énergétiques territoriaux, d’identifier les leviers d’action, et de poser les bases d’un plan d’action opérationnel, adapté aux réalités et priorité de notre région”, a-t-il enchainé, soulignant que l’étape actuelle constitue le socle indispensable pour identifier des mesures ciblées, efficaces et réalistes, en vue d’améliorer la performance énergétique du territoire et d’en réduire significativement les émissions.

“Il nous appartient, collectivement, de consolider ce plan, d’assurer son appropriation par tous les acteurs du territoire, et d’engager sa mise en oeuvre, à travers des projets concrets et mesurables”.

De son côté, le coordinateur du Maghreb de l’AACID, Mostafa Louakfaoui Raoui, a relevé que cet atelier est dédié à la présentation des résultats de la première phase du Plan régional d’efficacité énergétique et de décarbonation, en cours d’élaboration dans le cadre d’un projet financé par la Junta de Andalucia, en partenariat avec l’AMEE, soulignant que la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima revêt une importance particulière pour le gouvernement régional d’Andalousie, avec laquelle il entretient des partenariats fructueux.
Selon un exposé présenté à cette occasion autour de l’analyse des données énergétiques et élaboration du bilan énergétique global et sectoriel, la consommation d’énergie finale de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima a atteint 1.852 kilotep (ktep) en 2022, notant que les projections estiment que la consommation d’énergie de la région par secteur passerait de 1.994 à 2.748 ktep entre 2023 et 2030, avec un taux de croissance moyen annuel de 4,7%.

Il est à noter que l’approche adoptée se veut participative, en impliquant l’ensemble des acteurs régionaux concernés tout au long du processus. Cette démarche vise à garantir une compréhension partagée des enjeux énergétiques et environnementaux à l’échelle régionale et à renforcer l’adhésion autour des solutions proposées.

Elle contribue également à une gestion optimale des ressources à mobiliser, en orientant les efforts vers les leviers les plus efficaces en matière de réduction de la consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serre.

Cette étape marque un jalon essentiel dans la construction d’une stratégie régionale intégrée, alignée avec les engagements du Maroc en matière d’efficacité énergétique et de décarbonation.
Elle traduit la volonté collective de placer la transition énergétique au cœur des priorités de développement de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima.







Vivo Energy Maroc a été récompensée par le label « Élu Produit de l’Année » pour l’année 2025 pour son carburant additivé Shell V-Power pour la cinquième année consécutive, établissant ainsi un record dans le secteur. 

Shell Helix Ultra a également remporté le même label pour la troisième année consécutive dans la catégorie « lubrifiants pour voitures ». 

Depuis son introduction sur le marché marocain, Shell V-Power s’est imposé comme le choix privilégié des automobilistes grâce à sa formule révolutionnaire. Ce carburant nettoie jusqu’à 100% des composants critiques du moteur, le rajeunit après chaque trajet et améliore significativement son efficacité. 

Fruit d’une recherche intensive impliquant plus de 150 scientifiques, Shell V-Power répond aux exigences techniques des véhicules modernes comme des modèles plus anciens, offrant une solution universelle de haute performance.

Parallèlement, Shell Helix Ultra continue de séduire les automobilistes grâce à sa technologie exclusive Pureplus, issue de la conversion du gaz naturel en huile de base cristalline. 

Cette innovation garantit une performance optimale du moteur et assure une expérience de conduite nettement améliorée, tout en prolongeant la durée de vie du moteur.

Le label « Élu Produit de l’année » récompense l’attractivité, l’intention d’achat et l’innovation des produits auprès d’un échantillon représentatif de 3 000 consommateurs marocains. Cette distinction, basée sur une méthodologie rigoureuse, évalue les produits selon trois critères décisifs : l’innovation, l’attractivité et l’intention d’achat. 

« Être récompensés pour Shell V-Power pour la cinquième année consécutive, ainsi que Shell Helix Ultra pour la troisième fois, est bien plus qu’une fierté : c’est la reconnaissance concrète de notre engagement constant à proposer des carburants et des lubrifiants de dernière génération, qui allient performance, innovation et exigence de qualité.  Ces distinctions reflètent la confiance précieuse que nous accordent les consommateurs marocains ; une confiance qui nous pousse chaque jour à aller plus loin pour anticiper leurs attentes, accompagner leurs mobilités, et contribuer à une expérience de conduite toujours plus aboutie. » a déclaré Salwa Benslimane, Directrice Marketing de Vivo Energy Maroc.

L’amélioration continue des produits demeure au cœur de la stratégie de différenciation de Vivo Energy Maroc. Cette approche s’inscrit dans une démarche globale visant à répondre aux attentes croissantes des consommateurs en matière de qualité, de performance et d’innovation. Fort de ces nouvelles distinctions, Vivo Energy Maroc poursuit sa mission d’insuffler l’énergie d’un Maroc qui avance. L’entreprise réaffirme sa position de leader sur le marché des carburants et lubrifiants premium. Elle confirme aussi son engagement à maintenir les plus hauts standards de qualité pour satisfaire une clientèle toujours plus exigeante.





L’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) a mis en service un important projet de transfert d’eau potable entre la ville de Tétouan et sa zone côtière.

Ce transfert assurera le renforcement et la sécurisation de l’alimentation en eau potable des villes de Tétouan, Martil, M’Diq, Fnideq et des localités avoisinantes à partir du barrage Charif Al Idrissi, indique un communiqué de l’Office.

D’un coût de 182 millions de dirhams, financé par l’ONEE à travers un prêt auprès du Fonds Saoudien de Développement, ce projet consiste principalement en la réalisation d’une conduite de transfert en acier protégé de diamètre 1.200 mm sur une longueur de près de 18 km permettant de véhiculer un débit de 110.000 mètres cubes par jour.

Ce projet, qui s’inscrit dans le cadre du Programme National pour l’Approvisionnement en Eau Potable et l’Irrigation (PNAEPI) 2020-2027, dont la convention a été signée le 13 janvier 2020 devant SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, contribuera à l’amélioration des conditions de vie d’une population d’environ 740.000 habitants et au développement des activités socio-économiques de la région.



Le Conseil de gouvernement a adopté, le 26 juin, le projet de loi n° 56.24 portant transformation de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) en société anonyme (SA), présenté par la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions intégrées de la loi-cadre n° 50.21 relative à la réforme des établissements et entreprises publics (EEP), ainsi que de la loi n° 82.20 portant création de l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État et de suivi des performances des établissements et entreprises publics (ANGSPE).

Cette loi définit les EEP relevant du champ d’intervention de ladite Agence, lequel inclut l’ONHYM, conformément à l’annexe de la loi n° 82.20.

La transformation de l’ONHYM en Société anonyme permettra un meilleur repositionnement de l’Office dans l’économie nationale, l’amélioration de sa performance et de sa gouvernance, la diversification de ses sources de financement, le développement de ses ressources, la valorisation de ses actifs, la création de la richesse, ainsi qu’un meilleur rendement des capitaux investis, dans l’objectif de faire de ce secteur un moteur du développement économique.



Le Maroc est résolument engagé pour faire de la Coupe du Monde 2030 un modèle de durabilité environnementale et d’inclusion sociale, et pour inscrire l’organisation de ce Mondial dans une dynamique globale de transition écologique, a affirmé le 18 juin le ministre délégué chargé du Budget, président de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), Fouzi Lekjaa.

L’organisation de cet événement sportif d’envergure s’inscrit dans le prolongement de la Vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui place la durabilité au cœur des politiques publiques nationales, a souligné M. Lekjaa, également président du Comité “Coupe du Monde 2030”, lors d’une rencontre organisée à l’Université Mohammed VI polytechnique (UM6P), sous le thème “2030 World Cup, World Climate”.

“Le Royaume s’apprête à coorganiser le Mondial 2030 avec l’Espagne et le Portugal. Conscients que cette fête planétaire s’accompagne de responsabilités écologiques de premier ordre, nous y voyons une opportunité historique d’accélérer notre développement durable et solidaire”, a-t-il précisé dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général de la FRMF, Tarik Najim, rappelant que le Maroc entend faire de cette compétition un levier de transformation urbaine, économique et sociale, conformément aux orientations stratégiques du Nouveau modèle de développement.

Dans ce sens, le président de la FRMF a présenté les engagements concrets du Royaume en matière de durabilité, fondés sur trois piliers essentiels que sont l’investissement massif dans les énergies renouvelables pour alimenter les infrastructures sportives, la gestion innovante des ressources en eau, ainsi qu’un système de traitement des déchets performant, intégrant le compostage et la valorisation des matières, tout en mettant l’accent sur la gouvernance inclusive, combinant mécanismes financiers innovants (finance carbone), implication des territoires non-hôtes et valorisation des savoir-faire locaux.

“Notre ambition est claire : faire du Maroc un acteur majeur du football mondial et un modèle africain de développement sportif durable, conciliant excellence et respect de la planète”, a-t-il fait observer.

De son côté, Mark Bowman, vice-président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), a salué l’approche marocaine qui l’a qualifiée d'”exemplaire” dans sa capacité à concilier exigences sportives, transition climatique et inclusion.
“Le Maroc a su bâtir une vision cohérente, alignée avec nos priorités stratégiques. Avec plus de cinq milliards d’euros investis dans le Royaume, nous nous positionnons comme partenaire financier et stratégique de long terme”, a-t-il dit, citant le programme Villes Vertes, ainsi que la première obligation municipale verte émise par la ville d’Agadir comme exemple de projet porteur et reproductible. 

Il a aussi mis en avant l’obligation verte émise par l’Office national des chemins de fer (ONCF), soulignant l’importance de la gouvernance des entreprises publiques pour attirer des capitaux privés durables. De même, la représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Maroc, Ilaria Carnevali, s’est félicitée de l’initiative de promotion de la durabilité par le sport en ce sens qu’elle tend à allier ambitions climatiques et projet sportif global.

“Le sport constitue un puissant levier de développement durable, et le Maroc démontre une vision exemplaire en alignant ses engagements climatiques avec cet événement planétaire”, a-t-elle indiqué dans une déclaration à la presse, notant que la Coupe du Monde 2030 peut s’ériger en modèle mondial d’intégration des objectifs environnementaux, tout en générant des retombées durables pour les territoires et en inspirant les générations montantes. “Le PNUD continuera d’accompagner le Royaume dans cette démarche pionnière”.
Au cours de cette rencontre, l’accent a été mis sur l’opportunité historique qu’offre le Mondial 2030 pour accélérer les transformations structurelles du Royaume, au service de ses engagements climatiques, de son développement territorial et de son rayonnement international.
Trois sessions thématiques portant sur les infrastructures durables, les mécanismes de financement vert et la mobilité à faible empreinte carbone ont été organisées à l’occasion de cet évènement auquel ont pris part des acteurs gouvernementaux, des experts internationaux, des institutions financières, des acteurs territoriaux et des intervenants dans le domaine du développement durable.





L’Institut marocain d’intelligence stratégique (IMIS) a dévoilé le 23 juin à Rabat un rapport sur les nouveaux défis hydriques du Royaume, intitulé “Eau et climat : Le Maroc à la croisée des chemins ?”.

“Le document s’inscrit dans une double ambition stratégique: offrir une lecture critique et prospective des défis à l’horizon 2030-2050 et formuler des recommandations concrètes à destination de l’ensemble des parties prenantes”.

Cet “important” travail de recherche, présenté lors d’une rencontre en présence de plusieurs personnalités de premier plan, a été au cœur de discussions entre le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, et le président de l’IMIS, Abdelmalek Alaoui, visant à favoriser une réflexion approfondie sur cette question entre chercheurs et décideurs.

Alors que la question hydrique s’impose comme un enjeu structurant de l’action publique nationale, l’IMIS a ainsi mobilisé pendant plus de quatre mois une équipe pluridisciplinaire dirigée par l’avocate Ghalia Mokhtari, spécialiste des sujets d’infrastructure au Maroc, pour produire ce document inscrit dans cette double ambition stratégique.

Structuré en trois volets, ce rapport stratégique est rédigé et coordonné par Me Mokhtari, sous la direction de M. Alaoui et avec la participation de Ahmed Azirar, Yasmine El Khamlichi, Meryem Benhida, ainsi qu’un collège d’experts indépendants.

Le premier volet s’attache à comprendre l’origine multidimensionnelle de la crise : baisse continue des ressources renouvelables, surexploitation chronique des nappes, effets aggravants du changement climatique, et analyse en profondeur le modèle agro-exportateur, tandis que le deuxième revient sur la Vision de SM le Roi Mohammed VI, qui a érigé la question de l’eau au rang de priorité nationale. Il s’agit d’une action structurée autour de trois piliers, en l’occurrence l’élargissement équitable de l’accès à l’eau potable, notamment en milieu rural, le soutien à la productivité agricole par la maîtrise de l’eau et l’investissement massif dans les infrastructures hydrauliques.

Le troisième volet explore, quant à lui, les innovations et les limites du modèle historique de mobilisation : envasement des barrages, retards accumulés dans les transferts interbassins, développement encore limité de la réutilisation des eaux usées, mais aussi montée en puissance du dessalement, avec l’objectif affiché de couvrir 50% des besoins en eau potable d’ici 2030.

Ce rapport vient nourrir la réflexion stratégique en offrant un benchmark de pays ayant des points de convergence ou de contraste avec le modèle marocain, à savoir la Jordanie, l’Espagne, et le Chili.

Pour répondre à l’ampleur des défis identifiés, l’IMIS propose, dans ce rapport, dix leviers d’action concrets. D’abord, établir une base commune de connaissance en créant un système national unifié de la donnée hydrique, et mieux encadrer les usages agricoles, tout en instaurant une tarification de l’eau plus équitable.

Dans cette logique, le rapport appelle à repenser les incitations agricoles en faveur de cultures adaptées au stress hydrique, à muscler les moyens de contrôle sur le terrain à travers la télésurveillance des forages, et à contractualiser la gestion des nappes entre usagers, agences de bassin et collectivités.

Parallèlement, les experts de l’IMIS plaident pour une accélération du recours au dessalement et à la réutilisation des eaux usées, financée par des partenariats public-privé et des instruments de dette verte.

Le Rapport stratégique propose aussi d’imposer l’empreinte eau comme critère préalable à tout projet d’investissement, insiste sur l’urgence de faire évoluer les mentalités, notamment à travers une future “Académie de l’eau”, et recommande de créer un observatoire interdisciplinaire sur le nexus eau-énergie-agriculture-écosystèmes.

Think-Tank dédié à l’analyse des enjeux stratégiques du Maroc, l’IMIS publie des études approfondies sur les transformations économiques et géopolitiques du Royaume, et contribue à l’élaboration de recommandations pour une croissance durable et résiliente.





La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, et le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, ont tenu, le 18 juin à Rabat, une réunion de coordination consacrée à l’examen des perspectives de la coopération entre les deux départements dans les secteurs de la liaison continentale, du transport durable, du développement des industries relatives aux énergies renouvelables et du transport maritime.

Lors de cette rencontre, les deux ministres ont discuté des moyens d’intégrer les énergies propres aux différents types de transport, y compris le transport routier, maritime et aérien, à travers le renforcement de l’usage des molécules vertes et ses dérivés, dans le cadre d’une vision nationale globale visant la transition vers un système de transport bas-carbone, indique un communiqué du ministère de la Transition énergétique et du Développement durable.

La réunion a été aussi l’occasion de partager les points de vue autour des potentialités industrielles prometteuses offertes par les chaines de valeur des secteurs du transport et de l’énergie, en encourageant l’investissement dans les industries stratégiques, telles que les câbles, les batteries et l’énergie solaire et éolienne, pour renforcer la souveraineté industrielle du Royaume et créer des systèmes de production et de distribution intégrés.

A cet égard, les deux parties ont souligné la nécessité d’adopter une approche pragmatique et novatrice pour garantir l’efficacité et la durabilité dans la mise en œuvre de projets communs, tout en renforçant les mécanismes de la coordination sectorielle, en vue de relever les défis de la transition énergétique et de la modernisation du système du transport.
Cette rencontre s’inscrit dans le sillage d’une dynamique stratégique visant la convergence des visions entre les secteurs du transport et de l’énergie, à même de renforcer la souveraineté nationale et de soutenir le positionnement du Maroc en tant que leader régional en matière d’économie verte et de développement durable.



L'”offre Maroc” en matière d’hydrogène vert donnera une forte impulsion aux investissements dans les domaine des énergies renouvelables, de dessalement de l’eau et de production d’hydrogène vert et de ses dérivés et permettra de développer les infrastructures nécessaires à ce chantier, a affirmé, le 23 juin à Rabat, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

En réponse à question posée lors de la séance des questions orales sur les “mesures visant à soutenir les efforts du Maroc pour la consolidation de sa souveraineté énergétique à travers la production d’hydrogène vert” à la Chambre des représentants, la ministre a indiqué que ce chantier a été mis en œuvre en application des Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI , précisant qu’il porte sur l’ensemble de la chaîne de valeur, le cadre réglementaire et institutionnel, ainsi que sur le programme des infrastructures indispensables.

L’”offre Maroc” repose sur une approche globale, pratique et transparente, offrant une vision claire aux investisseurs, a-t-elle poursuivi, notant qu’une assiette foncière de près d’un million d’hectares a été identifiée pour mettre en œuvre l'”Offre Maroc” et 300.000 hectares ont été mobilisés au profit des investisseurs durant la première phase.

L’”Offre Maroc” en matière d’hydrogène vert prévoit également un cadre incitatif en termes d’investissement, de fiscalité et de douanes afin de soutenir les porteurs de projets pour une meilleure concrétisation.

Et de faire état de l’accélération du rythme de mise en œuvre de l’”offre Maroc”, notant que six groupements d’investissement nationaux et internationaux ont été retenus pour développer sept projets d’hydrogène vert, couvrant les trois régions des provinces du sud du Royaume à savoir Guelmin-Oued Noun, Laayoune Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Eddahab, ce qui “reflète l’engagement du Maroc à accélérer la transition vers une économie bas-carbone et à atteindre ses objectifs énergétiques durables”.

Les sept projets retenus visent à générer environ 20 gigawatts d’énergie renouvelable dont environ 10 gigawatts d’électrolyseurs et à produire environ 8 millions de tonnes de dérivés d’hydrogène vert, dont l’ammoniac vert, le carburant synthétique et l’acier vert.

Et de souligner que ces projets encouragent l’intensification, la localisation et le partage des infrastructures y compris les stations de dessalement utilisant des énergies renouvelables, ce qui va permettre “de réduire le coût du mètre cube d’eau dessalée, tout en assurant la rationalisation de l’utilisation de l’eau et contribuant simultanément à la consolidation de la souveraineté énergétique et hydrique”.

Les besoins de ces sept projets sélectionnés sont estimés à une moyenne de 63 millions de mètres cubes d’eau dessalée par an, a indiqué Mme Benali, soulignant que l’hydrogène vert peut jouer un rôle clé dans la réduction de la dépendance aux sources d’énergie conventionnelles importées et le renforcement de la souveraineté énergétique, grâce à ses multiples applications, notamment dans l’industrie chimique et précisément dans la production d’ammoniac.



Le Royaume a réalisé, au cours des trois dernières années, un bond qualitatif dans le développement des énergies renouvelables, faisant passer leur part dans le mix électrique national de 37% en 2021 à plus de 45% en 2025, avec l’objectif d’atteindre 52%, dès 2026, soit quatre ans avant l’échéance fixée par la stratégie énergétique nationale, a indiqué, le 24 juin, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

Répondant à une question orale à la Chambre des conseillers sur le “renforcement de la durabilité des projets solaires et éoliens au Maroc”, la ministre a souligné que cette dynamique découle de la mise en œuvre des Hautes Orientations Royales et de l’intérêt croissant des investisseurs étrangers pour l’offre marocaine en matière d’énergies renouvelables.
Elle a indiqué que des projets phares, tels que “Noor Atlas” et “Noor Midelt”, parviennent désormais à des coûts de production particulièrement bas, compris entre 34 et 42 centimes le kWh, ce qui les place parmi les sources d’électricité les plus compétitives du marché.

Elle a, en outre, passé en revue le programme d’investissement inédit lancé par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), doté de 120 milliards DH.

Ce plan vise à produire plus de 12 gigawatts de capacités renouvelables et à consacrer près de 27 MMDH du budget financier du programme au renforcement et à l’extension du réseau électrique national, afin d’accompagner les grands chantiers et de soutenir la généralisation de l’accès à l’électricité en milieu rural.

Mme Benali a, en outre, indiqué que le Programme de généralisation de l’électricité en milieu rural connaît une accélération notable grâce à des projets de petite taille s’appuyant sur l’énergie solaire et le stockage.

Et d’ajouter que ces solutions, mises en œuvre notamment dans les zones sinistrées par le séisme d’Al-Haouz, ont permis d’alimenter près de 1.000 ménages, avec une puissance installée avoisinant 500 kW et une capacité de stockage de 2.000 kWh, pour un investissement global d’environ 26 millions DH.

Mme Benali a souligné que cette démarche intégrée, qui allie grands chantiers et solutions décentralisées, consacre l’orientation nationale visant à renforcer la souveraineté énergétique, à garantir l’équité territoriale et à accélérer la transition énergétique durable dans l’ensemble des régions du Royaume.



Le développement du secteur du gaz naturel constitue un levier fondamental pour attirer les investissements nationaux et étrangers, en particulier dans le secteur industriel, a affirmé, le 23 juin, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

La ministre, qui s’exprimait lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants, a souligné que ce secteur représente un pilier essentiel pour la structuration d’un tissu économique national hautement compétitif, en contribuant à la réduction des coûts de production, notamment la facture énergétique, et à la création d’emplois significatifs en phase avec la dynamique de relance industrielle du pays.

Evoquant l’importance de renforcer la souveraineté énergétique nationale et d’accélérer la transition énergétique, Mme Benali a indiqué que son département, en coordination avec l’ensemble des ministères et établissements publics concernés, a élaboré une vision globale pour le développement du gaz naturel liquéfié (GNL). Cette stratégie, a-t-elle expliqué, comprend une feuille de route détaillant les grandes étapes du programme de mise en place des infrastructures intégrées nécessaires à l’émergence d’un marché national du GNL.

À cet égard, la ministre a rappelé la signature, en mars 2024, d’un mémorandum d’entente entre les ministères de la Transition énergétique, de l’Économie et des Finances, de l’Intérieur, ainsi que de l’Équipement et de l’Eau, portant sur la coordination et la convergence des actions de 11 ministères et de 5 établissements et entreprises publics pour la mise en oeuvre du programme de développement des infrastructures de stockage, de regazéification, d’importation et de transport du gaz naturel liquéfié.

Dans le but d’accélérer la mise en œuvre de ce chantier stratégique, le ministère a lancé un appel à manifestation d’intérêt pour le développement des infrastructures gazières, incluant la construction d’une première station de GNL au port de Nador West Med et d’un réseau de gazoducs destiné à connecter cette station au Gazoduc Maghreb-Europe et à approvisionner les centrales électriques existantes et futures de l’ONEE, ainsi que les zones industrielles de Nador, Kénitra et Mohammedia.

Et de relever que ces tronçons seront ultérieurement reliés aux futures stations de GNL sur l’Atlantique et au projet de gazoduc atlantique Afrique-Maroc, actuellement en cours de développement via le port de Dakhla.

Sur le volet financier, la ministre a estimé que le coût d’investissement pour le gazoduc reliant la station de GNL de Nador au GME s’élève à environ 273 millions de dollars, contre environ 638,7 millions de dollars pour le tronçon entre le GME et Mohammedia. 

Par ailleurs, une enveloppe de 42,5 millions de dollars est prévue pour le développement d’un réseau secondaire destiné à l’approvisionnement des régions de Kénitra et Mohammedia en gaz naturel.

En vue de mettre en place un cadre législatif adapté au développement du secteur du gaz naturel liquéfié, a-t-elle fait savoir, le ministère a élaboré un projet de loi encadrant l’importation, l’exportation, le stockage, le transport, la distribution et la fourniture du gaz naturel.
Cette législation vise à structurer le secteur, renforcer sa performance, et envoyer un signal fort aux investisseurs nationaux et étrangers pour les inciter à contribuer au développement des infrastructures, équipements et réseaux de transport et de distribution du gaz, a conclu Mme Benali.