Chariot Limited (AIM : CHAR), le groupe d’énergie de transition axé sur l’Afrique, vient de signer un accord avec Vivo Energy portant sur la commercialisation future potentielle de gaz naturel de la licence Loukos Onshore (« Loukos ») au Maroc (Chariot, opérateur 75 %, ONHYM, 25 %). 

L’objectif de cette convention est de définir les prochaines étapes de la mise en œuvre d’une activité gaz-industrie, d’une part à travers l’approvisionnement en gaz domestique et d’autre part via la mise en place d’un partenariat midstream pour le Gaz Naturel Comprimé (GNC) pour répondre aux besoins énergétiques croissants de l’industrie marocaine. 

Chariot, qui exploite la licence Loukos, a récemment achevé sa première campagne de forage dans le cadre de cette licence et procède actuellement à la planification des opérations de test de débit du puits OBA-1. 

Loukos dispose d’autres ressources gazières sur des sites existants non exploités et d’un portefeuille d’exploration attrayant représentant un potentiel de production supplémentaire. Les données recueillies lors de la campagne de forage et les données sismiques 2D et 3D récemment retraitées sont en cours d’intégration en vue d’évaluer ces ressources potentielles.

Vivo Energy est un groupe panafricain qui commercialise et distribue des carburants et des lubrifiants de grande qualité. Il est leader sur le marché et présent de longue date dans le secteur des produits pétroliers au Maroc. Vivo Energy Maroc exploite un réseau de plus de 400 stations-service qui approvisionnent des clients commerciaux et industriels dans différents secteurs du Royaume. 

 

  • Principaux termes de l’accord :

Chariot prévoit vendre des volumes initiaux allant jusqu’à 3 millions de pieds cube par jour (ou approximativement 30 millions de mètres cubes par an) à l’entité dédiée pour la commercialisation du Gaz Naturel Comprimé (GNC) dans le cadre d’un accord de vente de gaz à long terme provenant de la future production potentielle de Loukos ;

De plus, Vivo Energy entend concevoir, financer, construire et exploiter une usine de gaz naturel comprimé (« GNC ») et un réseau de distribution pour transporter du gaz sous forme de GNC provenant de diverses sources vers des clients industriels existants et nouveaux au Maroc ;

Enfin, cette activité de GNC serait opérée et développée par une entité dédiée dont Chariot pourrait détenir jusqu’à 49 % des parts. 

Les parties vont désormais avancer sur les accords de vente de gaz, du midstream et autres accords connexes. Bien qu’il n’y ait aucune garantie que cela se traduira par des accords définitifs, les parties poursuivent leurs travaux en vue de cette nouvelle étape et des mises à jour seront communiquées en temps requis.

  • Pierre Raillard, Directeur Général de Chariot Maroc : 

« Nous sommes ravis d’étendre notre collaboration avec Vivo Energy à l’onshore au bénéfice de chacun des partenaires et qui a pour but de contribuer au développement du réseau gazier marocain. Cet accord offre l’opportunité d’une commercialisation rapide de la future production de Loukos et ouvre la voie autant au développement de gisements de gaz préexistants qu’au puits OBA-1 ainsi qu’à une croissance organique via de futures explorations. Ce projet sera piloté en coordination avec notre partenaire en amont, l’ONHYM, et se concentrera dans un premier temps sur les marchés existants. Cela permettra également de tirer parti de notre production de gaz pour soutenir un développement plus large de l’infrastructure nécessaire pour le conditionnement et le transport de GNC de Vivo Energy. Et, dans le cadre d’un éventuel partenariat midstream, Chariot pourrait être directement associé non seulement aux ventes de Loukos, mais également aux revenus de la distribution de gaz dans le pays à partir d’un plus grand nombre de sources. »

 

  • Matthias de Larminat, Directeur général de Vivo Energy Maroc :

« Le gaz naturel est une composante clef de l’équation énergétique visant à décarboner le Maroc, telle que définie par Sa Majesté le Roi. Ce projet s’inscrit pleinement dans cette ambition et répond aux besoins exprimés par les acteurs industriels marocains. »



Le président de l’Autorité nationale de régulation de l’électricité (ANRE), Abdellatif Bardach, en sa qualité de Président du réseau francophone des régulateurs de l’énergie (RegulaE.Fr), a présidé, le 26 juin à Abidjan, l’ouverture de la Conférence des régulateurs de l’énergie francophone, avec le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie de la République de la Côte d’Ivoire. 

Cet événement a constitué un jalon important pour le renforcement de la collaboration et des échanges constructifs en matière d’infrastructures énergétiques en Afrique. 

Exploitant la diversité des ressources et des innovations technologiques à travers les nations africaines et francophones, cette conférence a permis de mettre en lumière des initiatives visant à améliorer l’accès à l’énergie, à stabiliser les réseaux électriques et à intégrer les énergies renouvelables. 

Les présentations des régulateurs membres ont souligné l’importance cruciale de la coopération pour relever les défis énergétiques du continent, en vue d’un développement durable et intégré.

En phase avec la vision de développement durable prônée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’Assiste, l’ANRE s’engage à soutenir le développement de projets bénéfiques pour l’ensemble du continent, renforçant ainsi les capacités régionales et stimulant une croissance économique inclusive. 

L’événement a catalysé l’engagement des participants en faveur d’une intégration énergétique régionale, centrée sur le renforcement des infrastructures et l’harmonisation de la régulation énergétique.

Reconnaissant l’importance cruciale des interactions internationales dans le secteur énergétique, l’ANRE continue de promouvoir des initiatives stratégiques d’envergure.

À la tête de l’Association méditerranéenne et francophone des régulateurs de l’énergie, l’ANRE coordonne la collaboration de 58 régulateurs issus principalement des continents européen et africain.

Ce rôle confirme la position du Maroc en tant que point de convergence énergétique entre l’Europe et l’Afrique, renforçant son influence sur la scène énergétique mondiale, précise le communiqué, notant que cette dynamique ne renforce pas seulement la position régionale du Maroc, mais ouvre également de nouvelles perspectives pour l’avancement de la régulation énergétique dans ces régions.

Le Réseau francophone des régulateurs de l’énergie (RegulaE.Fr) a été créé le 28 novembre 2016 à Paris avec pour objectif de réunir les régulateurs partageant la langue française au sein d’un même réseau afin de faciliter les échanges et d’encourager la collaboration entre ses membres. RegulaE.Fr compte à ce jour 32 autorités de régulation d’Afrique, d’Europe, des Amériques et d’Asie Pacifique.



La production de l’énergie électrique, au niveau national, s’est accrue de 3% à fin avril 2024, après une baisse de 1,9% un an auparavant, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF).

Cette progression s’explique par la bonne tenue de la production privée (+4,2%) et de celle des énergies renouvelables relatives à la loi 13-09 (+38,6%), précise la DEPF dans sa récente note de conjoncture. En revanche, la production de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) s’est repliée de 9,9%.

S’agissant des échanges du secteur de l’énergie électrique avec l’extérieur, le volume importé s’est accru de 15,1% au terme des quatre premiers mois de 2024, au lieu d’une hausse de 119,6% à la même période de l’année écoulée.

Quant au volume exporté, il a augmenté de 17,9% et ce, dans un contexte d’accroissement du volume de l’énergie appelée nette de 3% (après +3,4%).

S’agissant de la consommation de l’énergie électrique, elle a augmenté de 0,7% à fin avril 2024, après une amélioration de 6% l’année précédente, incorporant une augmentation des ventes de l’énergie de moyenne tension de 10%, de celle destinée aux distributeurs de 3% et de celle de basse tension de 1,9%.



Le label international Pavillon Bleu, attribué annuellement par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, présidée par Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasnaa, flottera sur 27 plages, quatre ports de plaisance et, pour la première fois au Maroc, sur un lac de montagne durant la saison estivale 2024.

Avec 32 sites labellisés au total, le Maroc se classe 18e parmi les 43 pays de l’Hémisphère Nord pour le nombre de sites labellisés Pavillon Bleu, un écolabel exigeant créé par la Fondation pour l’Éducation à l’Environnement et introduit au Maroc en 2002 par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, et est le pays arabe comptant le plus de Pavillons bleus et le deuxième en Afrique.

Les 27 plages labellisées en 2023 ont toutes renouvelé leur Pavillon Bleu, témoignant de l’engagement des parties prenantes pour maintenir les normes élevées de ce label tout au long de la saison estivale, indique un communiqué de la Fondation. Il s’agit des plages de Oued Laou, Essaouira, Arekmane, El Haouzia, Sidi Rahal 4e tranche, Bouznika, Ba Kacem, Mdiq, Rifienne, Sidi Ifni, Saïdia Municipale, Station Touristique Saidia Ouest, Dalia, Achakar, Bedouza, Safi Municipale, Souiria Lakdima, Aglou, Imin Tourgha, Oum Labouir, Foum el Oued, Skhirate, Sidi Abed /El Jadida, Les nations, Aïn Diab extension, Al Minaa et Est Marina Smir, précise le communiqué. 

Pour la première fois au Maroc, un lac de montagne est labellisé Pavillon Bleu : Aguelmam Azigza dans le parc national de Khénifra. Tout en longueur, niché entre une longue falaise et une forêt de cèdres de l’Atlas plusieurs fois centenaires, ce « lac vert » est une perle encore sauvage du Moyen Atlas, note la même source. Pour accompagner la fréquentation de ce lieu très populaire à Khénifra et sa région, les collectivités territoriales et les autorités locales ont choisi de l’aménager : routes d’accès, bâtiments de service, espace de campement, sanitaires, etc. Un projet que la Fondation a soutenu en lui attribuant le label Pavillon Bleu.

Pour Tanja Marina Bay, quatrième port de plaisance à hisser le Pavillon bleu, après Saïdia en 2018, Est Marina Smir en 2022 et Al Hoceïma en 2023, cet écolabel est une continuité naturelle de son développement, souligne le communiqué. Ouvert en 2018 dans le cadre de la reconfiguration du port de Tanger, il est aujourd’hui le plus grand port de plaisance du Royaume, avec 1400 anneaux. Ses installations modernes et complètes, notamment pour la gestion des déchets, lui ont permis de décrocher logiquement l’écolabel.

Le Pavillon bleu est très prisé par les communes littorales, responsables de la gestion des plages, pour l’image positive qu’il véhicule et son attractivité pour les estivants.

Pour l’édition 2024, 49 plages avaient postulé. L’attribution du label repose sur le respect de quatre critères principaux : la qualité des eaux de baignade, l’information et la sensibilisation à l’environnement, l’hygiène et la sécurité, l’aménagement et la gestion. Des contrôles inopinés sont effectués pendant la saison estivale pour vérifier le respect de ces critères par les sites labellisés.

Les plages labellisées Pavillon Bleu font toutes partie du programme Plages Propres, qui regroupe plus d’une centaine de plages, principalement les plus fréquentées du pays. 66 collectivités locales, appuyées par leur tutelle, la Direction générale des Collectivités territoriales, toutes les administrations concernées par la gestion du littoral, 26 partenaires économiques et plus d’une centaine d’associations locales se mobiliseront pendant près de trois mois pour sensibiliser et éduquer les estivants, veiller à la qualité des eaux de baignade et du sable, équiper les plages, assurer la sécurité et la couverture sanitaires, et faire respecter l’ordre et les règlements.

La pollution des océans et des plages est une préoccupation majeure pour la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement, qui déploie depuis 2019 l’opération bharblaplastic. Cette initiative vise à sensibiliser massivement les estivants à la pollution par les plastiques, à collecter les déchets sur les plages et à les recycler.

En 2024, cette opération connaîtra sa cinquième édition et est devenue une référence, avec la participation de toutes les plages labellisées Pavillon Bleu. C’est une initiative reconnue et intégrée à la Décennie des Nations unies pour les sciences océaniques au service du développement durable, dont la Fondation est partie prenante.



La 21ème réunion du Comité de pilotage du Réseau mondial de sûreté et sécurité nucléaires (GNSSN) a démarré le 25 juin à Vienne, sous la présidence du Directeur général de l’Agence marocaine de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques (AMSSNuR), Saïd Mouline.

Dans son mot d’ouverture, la Directrice générale adjointe chargée de la sûreté et de la sécurité nucléaires à l’agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Lydie Evrard, a indiqué que le GNSSN constitue une plateforme essentielle pour le partage des idées, des perspectives et des approches nationales en matière de sûreté et de sécurité nucléaires.

Sous la présidence de M. Mouline, le GNSSN s’engage à renforcer la coopération internationale en facilitant le partage des connaissances, des meilleures pratiques et des leçons apprises parmi les participants. 

Les piliers fondamentaux de cette coopération sont : Connecter, collaborer, renforcer les capacités, et partager les connaissances et services.

Le programme de la réunion a été marqué par des présentations sur les réalisations du GNSSN, un aperçu sur la Commission internationale de la radioprotection (ICRP), les défis et opportunités liés à la régulation des nouvelles technologies ainsi que les activités des réseaux régionaux et thématiques.

De même, un accent particulier a été mis sur l’établissement d’un nouveau réseau régional de la région des Caraïbes, le Réseau de sûreté et de sécurité radiologique des Caraïbes.

« Nous sommes convaincus qu’en travaillant ensemble, nous pouvons créer un cadre complet qui facilite le partage des idées, des perspectives et des approches nationales. Notre mission est de bâtir des partenariats entre les entités gouvernementales et les autres organisations impliquées dans la sûreté et la sécurité nucléaires”, a déclaré M. Mouline à cette occasion.

“Nous sommes particulièrement fiers de l’engagement de la Vice-Présidente jamaïcaine, pour son soutien continu et sa contribution significative à la promotion des objectifs du GNSSN dans la région des Caraïbes ».

Cet événement a marqué un pas important vers le renforcement du cadre mondial de sûreté et de sécurité nucléaires, à l’échelle mondiale, ainsi que le maintien d’un niveau élevé de sûreté et de sécurité dans les installations et activités nucléaires en favorisant la collaboration, le transfert des connaissances, le partage des expériences d’informations et de bonnes pratiques entre ses 113 membres et en favorisant l’adhésion de nouveaux acteurs et experts dans ce domaine.





Deux accords de coopération dans les domaines de l’énergie, des sciences de la terre et des mines ont été signés, le 27 juin à Rabat, entre le ministère de la Transition Énergétique et du Développement Durable et le ministère de l’Énergie et des Ressources Naturelles de la République de Turquie.

Signés par la ministre de la Transition Énergétique et du Développement Durable Leila Benali et le ministre turc de l’Énergie et des Ressources Naturelles, Alparslan Bayraktar, ces deux accords concernent les énergies renouvelables, l’hydrogène vert, l’efficacité énergétique, la production et la distribution d’électricité, l’intégration des marchés de l’énergie, les technologies propres, la décarbonation et l’exploration des hydrocarbures.

S’agissant des mines et des sciences de la Terre, la coopération entre les deux parties couvre la production de cartes géologiques, la télédétection, les bases de données et systèmes d’information géographique (SIG), l’intelligence artificielle pour l’évaluation minérale, la recherche géologique, la gestion post-mine, la surveillance sismique, la gestion des minéraux stratégiques et critiques et les projets conjoints d’exploration des produits énergétiques et miniers.

Ces deux accords établissent un cadre de collaboration pour renforcer les partenariats public-privé, la recherche et le développement, l’assistance technique, le renforcement des capacités, l’échange d’expertise et de technologies, le développement de projets communs, la coopération entre agences d’innovation et organisations de recherche, ainsi que des visites techniques, ateliers et séminaires.

Lors de la cérémonie de signature de ces deux accords, les deux responsables ont salué la qualité des relations bilatérales fructueuses qui ont connu un développement tangible au cours des deux dernières décennies sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, et du Président Recep Tayyip Erdogan

Ce développement s’est manifesté à travers de nombreux accords diplomatiques et commerciaux, ainsi que par l’échange d’expertise et d’expérience dans divers secteurs vitaux et complémentaires. Ces efforts visent principalement à établir une coopération bilatérale solide et à créer une dynamique régionale ambitieuse et renouvelée pour les deux nations.

Il y a « beaucoup d’opportunités et de potentiel pour la coopération dans le domaine de l’énergie et de l’exploitation minière entre nos deux pays », a indiqué, à cet égard, le ministre turc, se félicitant des liens historiques et économiques existant entre les deux pays.

Le responsable turc a également relevé que les deux pays partagent certains défis dont la croissance de la demande énergétique ou encore les objectifs climatiques ambitieux.

Pour sa part, Mme Benali a affirmé que cette rencontre a été une occasion de discuter des défis communs entre le Maroc et la Turquie, ainsi que des perspectives de croissance et des ambitions partagées dans de nombreux domaines tels que les énergies renouvelables, les minéraux et le gaz naturel.

Le premier accord signé avec la Turquie donnera un nouvel élan à la coopération bilatérale dans le domaine de l’énergie et des énergies renouvelables, alors que le deuxième encouragera les investissements privés et publics aussi bien au Maroc qu’en Turquie dans le domaine des minéraux et des mines.

« Nous avons également mis en place une équipe de travail qui élaborera des projets concrets dans les mois à venir, incluant des investissements et des achats d’énergie pour réduire la facture énergétique de nos deux pays », a fait savoir la ministre.

La visite de M. Alparslan Bayraktar au Maroc s’inscrit dans le cadre de la concertation et de la coordination continues entre le Royaume et la République de Turquie, en vue de renforcer les relations bilatérales dans divers domaines en explorant de nouvelles opportunités de coopération et en encourageant les investissements mutuels.

Cette rencontre, s’est déroulée en présence de l’Ambassadeur de Turquie au Maroc, ainsi que des hauts responsables du ministère de la Transition Énergétique et du Développement Durable et des organismes sous tutelle, dont l’ONHYM, l’ONEE, MASEN, AMEE et IRESEN.



L’investissement dans la modernisation et l’accroissement de la capacité des réseaux énergétiques, a été au centre des débats lors d’un panel tenu, le 30 mai à Marrakech, sous le thème « Transition énergétique équitable : Investir dans la modernisation et la capacité des réseaux ».

Les participants à cette rencontre organisée dans le cadre de la 2è édition du GITEX Africa 2024, un événement phare placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ont souligné l’importance cruciale de moderniser les infrastructures de réseau électrique pour permettre une transition énergétique équitable, expliquant que la mise à niveau des réseaux actuels demeure essentielle pour intégrer les énergies renouvelables de manière efficace et durable.

Intervenant à cette occasion, Mohamed Bousseta, Directeur général de « Green Energy Park », a relevé que l’accélération de la transition énergétique au Maroc représente une opportunité unique pour investir dans les nouvelles technologies et développer de nouveaux secteurs d’activité.

Dans ce sillage, M. Bousseta a indiqué qu’en créant des emplois et en renforçant les efforts en Recherche et Développement, Green Energy Park vise à rester compétitif sur le marché global et à réussir dans sa mission de soutenir une transition énergétique « durable » et « équitable » dans le Royaume.

Pour sa part, Jérôme Fournier, vice-président corporatif et directeur de l’innovation à Nexans, a souligné l’importance capitale de moderniser les réseaux électriques pour faciliter une transition énergétique juste et équitable.

Il a, dans ce sens, expliqué que les réseaux actuels, souvent obsolètes et inefficaces, ne peuvent pas répondre aux exigences croissantes en matière d’énergies renouvelables et de consommation énergétique.

« Investir dans la modernisation des infrastructures de réseau est essentiel pour intégrer efficacement les sources d’énergie renouvelable et par là, garantir une distribution stable et fiable de l’électricité.

Il a, par ailleurs, mis en avant l’importance d’accroître la capacité des réseaux pour soutenir l’électrification croissante de divers secteurs, y compris les transports et l’industrie. Gitex Africa 2024, qui connaît la participation de plus de 1.500 exposants représentant plus de 130 pays, se veut un hub favorisant les échanges sur les derniers développements technologiques.



L’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) à travers la Chaire Africaine d’Innovation et de Management Durable (CAIMD), la Bourse de Casablanca, Finance Montréal et l’Université du Québec à Montréal (UQAM) ont organisé, le 7 juin à la Bourse de Casablanca, la remise des prix aux entreprises gagnantes de la 3e édition du « Concours du meilleur rapport de Développement Durable ».

Les prix ont été remporté par Cosumar (Agroalimentaire et Production), Sanlam (Assurances), BOA (Banques), Salafin (Sociétés de financement et autres Activités Financières), Ciments du Maroc (Bâtiment et Matériaux de Construction), Label vie (Distributeurs), IAM et M2M (Matériels, Logiciels et Services Informatiques), Douja Prom Addoha (Placement et Promotion immobilière), Total Maroc (Pétrole et Gaz) et Managem (Mines).

Cette 3e édition met en compétition les rapports de Développement Durable (DD) des entreprises cotées à la Bourse de Casablanca. Les rapports sont notés par des étudiants de Master de différentes universités marocaines, selon une grille élaborée en collaboration avec Finance Montréal et basée sur les nouvelles normes internationales de reporting en matière de DD.

Cet événement permet, d’une part, de mettre en valeur les actions des entreprises marocaines en matière de responsabilité sociale et de soutien aux Objectifs de Développement Durable (ODD) à fort enjeu pour le Maroc, et, d’autre part, de renforcer les compétences des futurs jeunes leaders du pays et des étudiants en gestion du développement durable, à travers la formation et le partage des connaissances.

Ces formations sont réparties dans toutes les régions du Maroc et ont pour objectif de renforcer le savoir des jeunes acteurs socio-économiques par la sensibilisation à la matérialité des risques et à la gestion des questions de développement durable.

L’UM6P, à travers la CAIMD, représente un catalyseur et une plate-forme d’harmonisation pour créer des opportunités en termes de développement et de partage des connaissances et d’initiation d’opportunités de réseautage. L’UM6P permet le réseautage entre les universités en tant que productrices de connaissances, les entreprises en tant qu’acteurs économiques et de développement durable, ainsi que d’autres parties prenantes.

De son côté, la Bourse de Casablanca vise à promouvoir le développement durable, en encourageant au quotidien l’ensemble des acteurs du marché à faire de la RSE un vecteur majeur de l’économie nationale, basé sur le DD. En plus de la cotation des titres, la Bourse de Casablanca se veut une plateforme d’émergence et d’échange d’idées pour l’optimisation de la compétitivité des entreprises, l’amélioration de leur gouvernance, ainsi que l’optimisation de la création de richesse sociale et environnementale qui en résultent.

Cette remise de prix, au-delà de l’évaluation des actions entreprises par les entreprises, intègre également un volet d’analyse exhaustive des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. Ce concours est la 3ème édition d’une initiative qui se veut être renouvelée chaque année. En partenariat avec la Bourse de Casablanca, Finance Montréal et l’UQAM, la CAIMD souhaite étendre le concours et les programmes de formation à d’autres pays africains tels que la Tunisie et la Côte d’Ivoire.

Cette expansion s’inscrit dans la continuité de la mission de l’UM6P, qui consiste à ouvrir les initiatives de ses laboratoires au continent. Ainsi, la CAIMD vise à consolider sa contribution à la formation de divers publics académiques clés, notamment les doctorants, les professeurs universitaires spécialisés en méthodes quantitatives ou qualitatives, ainsi qu’à la rédaction d’articles scientifiques.

Lancée en 2020, la chaire CAIMD aspire à devenir un point focal et un centre d’excellence international dans la recherche, l’éducation et le renforcement des capacités pour attirer et organiser des réseaux de chercheurs, d’étudiants et d’entreprises leaders dans le domaine du management du DD.



Vivo Energy Maroc a lancé l’édition 2024 de son Innovation Camp, un programme d’appui à l’entrepreneuriat à vocation éducative, en partenariat avec Injaz Al-Maghrib. 

Cette édition permet aux étudiants de l’École Nationale Supérieure d’Arts et Métiers de Casablanca (ENSAM-Casablanca), organisés en équipes et encadrés par les collaborateurs volontaires de l’entreprise, de réfléchir en utilisant les méthodes de l’innovation. L’aboutissement de leur réflexion est de conceptualiser des solutions capables de répondre à la question thématique : « Comment mettre la nature au cœur de la station-service et en faire un modèle de gestion durable de l’eau en termes de rationalisation de la consommation d’eau potable et de recyclage des eaux usées ? ».

« L’Innovation Camp est un rendez-vous annuel qui met en lumière la créativité et la mobilisation de la jeunesse estudiantine marocaine pour créer un impact écologique, durable et économique. Les étudiants participants de cette édition ont démontré que l’innovation est incontournable pour résoudre les défis du Royaume, notamment sur les questions de durabilité et de gestion rationnelle de l’eau. », a déclaré Hind Mejjati Alami, Directrice Communications & RSE de Vivo Energy Maroc.

Vivo Energy Maroc mobilise ses collaborateurs volontaires qui accompagnent et conseillent les étudiants. L’Innovation Camp donne la possibilité aux jeunes intéressés par l’entrepreneuriat et le monde de l’entreprise un encadrement complet pour acquérir des connaissances et des expériences pratiques ainsi que le contact avec des professionnels du secteur.

« La collaboration entre INJAZ Al-Maghrib et Vivo Energy Maroc a pour objectif de promouvoir l’entrepreneuriat et l’innovation chez la jeunesse marocaine. Cette alliance stratégique nous permet de conjuguer notre expertise et nos ressources pour contribuer à améliorer les capacités entrepreneuriales de nos jeunes étudiants et les sensibiliser à la construction d’un avenir prospère et durable. », a déclaré Wafaa Guessouss, Présidente d’Injaz Al-Maghrib.

L’éducation représente pour Vivo Energy Maroc un axe majeur de son action citoyenne. Dans le cadre du Company Program, organisé en parallèle avec l’Innovation Camp, les collaborateurs de l’entreprise se portent volontaires chaque année pour accompagner de jeunes étudiants dans la création de Junior Entreprises. De 2009 à 2023, le partenariat entre Vivo Energy Maroc et Injaz Al-Maghrib a permis la formation entrepreneuriale de plus de 10 000 étudiants et la création de 120 Junior Entreprises. Vivo Energy Maroc est également engagé en faveur de la sécurité routière et de l’environnement à travers une programmation riche d’actions et d’événements organisés dans le cadre de sa responsabilité sociale et environnementale.



Une réunion consacrée à l’examen de la situation hydrique et l’approvisionnement en eau dans la région Dakhla-Oued Eddahab a été tenue, le 3 juin à Dakhla, dans le but de s’informer des principaux projets hydriques et de leur état d’avancement.

Présidée par la Wali de la région Dakhla-Oued Eddahab, gouverneur de la province d’Oued Eddahab, Ali Khalil, en présence du gouverneur de la province d’Aousserd, Abderrahaman El Jaouhari, cette rencontre a été marquée par des présentations axées sur la situation hydrique dans la région et les mesures entreprises pour mettre en œuvre les projets programmés dans les délais impartis.

Lors de cette réunion, un exposé a été présenté par la directrice provinciale d’Oued Eddahab de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau potable (ONEE) -Branche Eau-, Nadia Bentaleb, dans lequel elle a mis l’accent sur le plan d’urgence pour garantir l’approvisionnement en eau potable dans la région et sur les mesures préventives visant à préserver les ressources hydriques.

Dans ce cadre, Mme Bentaleb a fait remarquer que la ville de Dakhla connaît un déficit en eau de 28% et un faible niveau de la nappe phréatique et du débit de forages face à une demande croissante en eau, en plus du vieillissement des canalisations des réseaux de distribution dans les anciens quartiers de la ville.

De même, elle a passé en revue une batterie de mesures urgentes entreprises par l’Office pour faire face au stress hydrique dans la région.

Parmi ces mesures urgentes figure le projet de renforcement de la capacité de production de la station de traitement de Taourta, avec une augmentation supplémentaire de 70 litres par seconde, mobilisant une enveloppe budgétaire de 24 millions de dirhams (MDH).

Il s’agit également de la mise en place d’une station compacte d’enlèvement de métaux, d’une capacité de production supplémentaire d’environ 5 litres par seconde, soit l’équivalent de 432 T par jour, pour un coût de 5 MDH.

Mme Bentaleb a aussi mis l’accent sur le renouvellement du canal d’adduction d’eau reliant le réservoir de 1.000 m3 à Taourta et le réservoir de 500 m3 au quartier Nahda, pour un montant global de 20,8 MDH.

En outre, elle a mis l’accent sur le projet relatif à la réalisation d’un réservoir semi enterré d’une capacité de 1500 m3 (6,9 MDH), ajoutant qu’un autre projet relatif à la restauration et le renforcement du réseau de distribution à Dakhla a mobilisé un montant de 72,3 MDH.

Dans l’objectif de parvenir à une solution définitive et durable pour approvisionner la ville de Dakhla et ses environs de l’eau potable, Mme Bentaleb a relevé que l’ONEE -Branche Eau- est en cours de réaliser une station de dessalement de l’eau de mer à Bir Anzarane, nécessitant un montant global de 450 MDH, précisant qu’elle va produire environ 7 millions T d’eau potable par an et augmenter la capacité de stockage de l’eau potable de 23.000 T à 35.500 T.

Cette rencontre s’est déroulée en présence du président du Conseil de la région Dakhla-Oued Eddahab, El Khattat Yanja, du directeur de l’Agence du Bassin Hydraulique de Sakia El Hamra et Oued Eddahab, Sidi Mokhtar El Kanti, d’élus et des chefs des services extérieurs concernés par le secteur de l’eau.