Le quatrième plan d’action de coopération 2024-2027 dans les domaines de l’environnement et du développement durable a été signé, le 6 mars à Rabat, entre le Maroc et les États-Unis. Signé par la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, et l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique au Maroc, Puneet Talwar, ce plan vise à renforcer les actions menées conjointement avec la partie américaine et à contribuer à la réalisation des objectifs nationaux ancrés dans la Stratégie nationale de développement durable et le Nouveau modèle de développement.

Le plan d’action s’articule autour de quatre domaines prioritaires pour les deux parties, à savoir « les lois et réglementations environnementales », « le changement climatique, la croissance et l’économie vertes », « la conservation de la biodiversité et la gestion des zones protégées » et « l’éducation environnementale et la transparence ».

Dans une déclaration à la presse à cette occasion, Mme Benali a affirmé que la signature de ce plan d’action permettra de renforcer les relations de coopération entre Rabat et Washington en matière de biodiversité, de protection de l’environnement, de développement durable et de transition énergétique.

Il s’agit, particulièrement, de « promouvoir la formation et favoriser l’implication de la société civile et de la population dans d’importants projets environnementaux, d’autant plus que le Royaume s’apprête à lancer des projets structurels dans divers domaines », a précisé la ministre.

Ce partenariat contribuera de manière significative à résoudre plusieurs défis liés à la pénurie d’eau et à l’hydrogène vert. Dans une déclaration similaire, l’ambassadeur des États-Unis au Maroc s’est félicité des relations étroites de partenariat entre son pays et le Maroc, saluant le rôle que joue le Royaume comme « leader dans le domaine stratégique des énergies renouvelables ».

« Il s’agit d’un plan d’action précis et détaillé qui touchera plusieurs domaines allant de l’application des lois environnementales et la protection des espèces menacées à la lutte contre la pollution plastique et l’amélioration de la qualité de l’air », a expliqué M. Talwar, soulignant l’importance d’impliquer les citoyens dans ces démarches à côté des gouvernements.

Le Maroc et les États-Unis ont signé, en 2004, une Déclaration conjointe de coopération dans le domaine de l’environnement. La mise en œuvre de cette Déclaration se traduit notamment par l’établissement de plans d’action élaborés et validés par le Groupe de Travail Environnement (GTE) créé à cet effet. Dans ce contexte, trois plans d’action ont été signés et mis en œuvre entre 2005 et 2017.

Plusieurs accords sont conclus entre les deux pays, notamment dans les domaines de l’économie, la défense, la sécurité, la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme, la diplomatie, l’énergie, le commerce, les investissements, la recherche scientifique et technologique, l’éducation, la culture et le sport.

En application des Hautes Directives Royales, Aziz Akhannouch émet la circulaire de mise en œuvre de « l’Offre Maroc » pour le développement de la filière de l’hydrogène vert.

« L’Offre Maroc » de l’hydrogène vert se base sur une démarche holistique, pragmatique et transparente donnant toute la visibilité nécessaire aux investisseurs, indique le chef du gouvernement. Il s’agit d’abord de définir le processus de mise en œuvre de cette offre et des moyens à mobiliser par l’Etat en vue d’assurer la réussite de cette opération et des rôles des différents intervenants. Ensuite, mettre en place un cadre incitatif et un accompagnement pour les porteurs de projets afin d’assurer le succès de sa mise en œuvre. Une assiette foncière d’une superficie de 1 million d’hectares sera identifiée ainsi que 300 milles hectares à disposition des entrepreneurs en une première phase. La primature note qu’une centaine d’investisseurs nationaux et étrangers ont d’ores et déjà manifesté leur intérêt vif et effectif pour « l’Offre Maroc ».

Voici les détails :

C’est via un communiqué que le chef du gouvernement a donné le coup d’envoi de mise en œuvre de « l’Offre Maroc » pour le développement de la filière de l’hydrogène vert. Ainsi, et en application des Hautes Directives Royales données lors de la séance de travail présidée par S.M. Le Roi Mohammed VI, en date du 22 novembre 2022 et des Hautes Instructions de Sa Majesté, contenues dans le discours du 24ème anniversaire de la fête du trône, dans lequel le Souverain avait engagé le gouvernement à entreprendre la mise en œuvre rapide et qualitative de « l’Offre Maroc » dans le domaine de l’hydrogène vert, le Chef du gouvernement a émis, ce lundi, la circulaire de mise en œuvre de « l’Offre Maroc » pour le développement de la filière de l’hydrogène vert, laquelle constitue une offre opérationnelle et incitative, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur de la filière de l’hydrogène vert. « Une offre adaptée aux besoins des investisseurs et ce, afin de positionner le Royaume en tant qu’acteur compétitif sur cette filière naissante à fort potentiel.
La vision clairvoyante de Sa Majesté Le Roi, que Dieu le préserve, permet au Maroc d’occuper une position privilégiée aux niveaux continental et international en matière de développement des énergies renouvelables et ce, en mettant à contribution le positionnement précurseur du Royaume dans les énergies renouvelables, ses ressources naturelles riches et diversifiées, sa position géographique stratégique, ses infrastructures de classe mondiale et de son capital humain qualifié », indique le communiqué. Cette donne permettra au Maroc de jouer un rôle primordial dans la transition énergétique mondiale et dans la reconfiguration des flux qui en résultera.

La Circulaire du Chef du gouvernement précise les étapes opérationnelles pour la mise en œuvre de « l’Offre Maroc », les moyens mis en œuvre par l’Etat pour assurer le succès de cette opération, ainsi que les rôles des différents intervenants. Cette offre se base sur la mise en œuvre d’une démarche holistique, pragmatique et transparente donnant toute la visibilité nécessaire aux investisseurs. Elle comprend 6 parties :

  • Le champ d’application de l’Offre Maroc ;
  • Le foncier mobilisé pour la mise en œuvre de l’Offre Maroc ;
  • Les infrastructures nécessaires au développement de la filière de l’hydrogène vert ;
  • Les mesures incitatives de l’Offre Maroc ;
  • Le processus de sélection des investisseurs et de contractualisation avec l’Etat ;
  • La gouvernance de la filière de l’hydrogène vert.

Dans cette transition, il est prévu que l’hydrogène vert constitue un vecteur énergétique crucial et l’un des principaux catalyseurs de la transition énergétique et d’une croissance durable dans le Royaume, sous la conduite éclairée de SM Le Roi, que Dieu l’assiste. Cette filière émergente pourra constituer un tournant pour l’économie marocaine, face aux enjeux économiques, sociaux, environnementaux et technologiques qu’elle sous-tend.

Dans ce cadre, « l’Offre Maroc » s’applique aux projets intégrés de l’amont, depuis la génération d’électricité à partir d’énergies renouvelables et l’électrolyse, jusqu’à l’aval avec la transformation de l’hydrogène vert en ammoniaque, méthanol, carburants synthétiques, etc., ainsi que la logistique y afférente.

« L’Offre Maroc » s’adresse aux investisseurs ou consortiums désirant produire de l’hydrogène vert et ses dérivés, adressant le marché domestique, l’export ou les deux à la fois. Le vif intérêt exprimé d’ores et déjà par près d’une centaine d’investisseurs, nationaux et internationaux, afin de produire de l’hydrogène vert au Maroc, confirme le potentiel important de notre pays dans ce domaine.

Le foncier constituant un enjeu clé pour le développement de la filière de l’hydrogène vert, l’Etat a identifié un foncier public significatif, de l’ordre d’un million d’hectares. Il sera ainsi procédé lors d’une première phase à la mise à disposition des investisseurs de 300.000 hectares à répartir en lots de 10.000 à 30.000 hectares, en fonction de la taille des projets prévus ; l’Etat veillant dans un cadre contractuel à préserver le foncier public et garantir sa bonne utilisation.

« L’Offre Maroc » s’articule également autour d’une infrastructure compétitive à planifier, mutualiser, développer et maintenir, conformément aux meilleurs standards internationaux et en fonction des besoins et de l’évolution de l’industrie de l’hydrogène vert ; en plus de la mise en place de mesures incitatives et de l’accompagnement des porteurs de projets.

Il est à noter qu’afin d’assurer les conditions de réussite de la mise en œuvre de « l’Offre Maroc », les conventions-cadre d’investissement entre l’Etat et l’investisseur, prévoient des clauses de rendez-vous pour évaluer régulièrement l’avancement du programme d’investissement, dans le cadre d’une relation Etat-investisseur marquée par la transparence et un respect strict des règles de confidentialité.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) met en garde contre la faiblesse des stocks mondiaux de pétrole, même si la croissance de la demande mondiale en or noir poursuit sa décélération et devrait atteindre un nouveau sommet en 2024.

« Les stocks mondiaux de pétrole observés ont chuté d’environ 60 millions de barils en janvier (…) les stocks terrestres tombant à leur plus bas niveau depuis au moins 2016« , a indiqué l’AIE dans son rapport mensuel sur le pétrole, publié le 15 février.

En décembre, les stocks mondiaux avaient augmenté de 21,6 millions de barils, en raison d’une hausse des stockages de pétrole en mer (+60,7 mb) qui a plus que compensé les baisses des stocks terrestres (-39 mb).

« Alors que l’AIE célèbre cette semaine son 50e anniversaire, la sécurité de l’approvisionnement en pétrole reste plus importante que jamais« , a poursuivi l’agence de l’énergie de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) basée à Paris.

« Les faibles stocks de pétrole (…) peuvent limiter la capacité du secteur à répondre à une demande inattendue ou à des perturbations de l’offre« , a prévenu l’AIE.

Et de souligner que compte tenu des risques géopolitiques accrus, au Moyen-Orient et de la faiblesse des stocks mondiaux de pétrole, un léger excédent pourrait contribuer à contenir la volatilité du marché.

Elle estime aussi que « la décélération (de la croissance de la demande de pétrole) s’accélérera en 2024 », sous l’effet notamment des difficultés économiques, mais également des progrès de l’efficacité énergétique.

La croissance de la demande mondiale d’or noir devrait s’élever à une moyenne de 1,2 millions de barils par jour, « soit la moitié de la forte expansion de l’année dernière » (2,3 mb/j).

La Chine, l’Inde et le Brésil devraient représenter 78% de la croissance de la demande mondiale de pétrole en 2024, qui devrait atteindre un nouveau pic de 103 millions de barils par jour, d’après la même source.

Les participants à la conférence régionale du Réseau parlementaire pour le climat (P4C) ont appelé, le 13 février à Rabat, les parlementaires de la région MENA à remplir leur rôle de plaidoyer en faveur de l’adoption de législations tournées vers la durabilité environnementale.

Lors de la séance inaugurale de cette conférence, organisée par le Réseau « P4C » en coopération avec le programme de sécurité énergétique et changement climatique au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (REMENA) de la Fondation Konrad Adenauer, sous le thème « s’unir pour l’action climatique dans la région MENA« , les intervenants ont souligné la nécessité impérieuse de promouvoir la sécurité hydrique et alimentaire, tout en insistant sur le défi de la sécheresse et de la pénurie des ressources en eau auquel sont confrontées de vastes régions à travers le monde.

La présidente du Réseau P4C, Ibtissame Azzaoui, a relevé que le changement climatique, le plus grand défi existentiel auquel le monde fait face, « n’a pas été jusqu’à présent traité avec l’efficacité requise pour freiner et atténuer ses effets« , estimant que face à ce challenge il est nécessaire de favoriser « l’union et la consolidation des efforts à l’échelle internationale et régionale ».

Mme Azzaoui a signalé que « la crise climatique doit être au cœur des politiques publiques et de la conscience général », appelant à « réfléchir à de nouveaux modes de vie, de résilience et d’adaptation à la culture de la rareté, en initiant et en mettant en œuvre des solutions opérationnelles et scientifiques durables, des plans de développement, des modèles économiques et de nouveaux paradigmes ».

« La sécheresse n’est nullement une question circonstancielle, mais plutôt structurelle, un étant de fait qui pousse les politiques publiques à passer d’une gestion de l’offre fondée sur l’hypothèse de l’abondance de l’eau à une gestion de la demande, où la réponse est plutôt basée sur ce qui est disponible« .

La directrice régionale du programme REMENA, Veronika Ertl, a de son côté appelé à interagir avec les questions relatives au changement climatique, en veillant entre autres à l’élaboration de politiques climatiques susceptibles d’apporter des réponses aux différents défis.

Mme Ertl a en outre souligné l’importance de ce colloque qui permettra aux parlementaires de se pencher sur les questions de l’environnement et de développement durable, mais aussi de partager les meilleures pratiques en matière de climat, mettant en avant le rôle joué par le Réseau P4C dans l’appui des efforts des parlementaires de la région.

Pour sa part, le représentant de l’ambassade d’Allemagne au Royaume, Stefan Bantle, a salué « la coopération étroite avec le Maroc, particulièrement dans le domaine de l’efficacité énergétique », affirmant que son pays œuvrera à renforcer son soutien au Royaume afin de réaliser une transition énergétique efficace.

Abordant les défis à relever en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’élaboration de politiques climatiques efficientes, M. Bantle a mis l’accent sur le besoin de s’engager dans une transition économique et énergétique visant à faire face aux risques liées au changement climatique et à réduire la dépendance aux énergies fossiles.

La députée à la Chambre des représentants, Nadia Bouaida, a passé en revue l’arsenal juridique ainsi que les politiques et programmes mis en place par le Royaume dans le domaine de l’environnement, citant à cet égard le Plan Climat national (PCN) 2020-2030 destiné à améliorer le classement du Maroc dans l’Indice de performance environnementale (IPE).

Par ailleurs, Mme Bouaida a mis en garde contre les effets de la sécheresse sur la performance économique en général, notant que dans un tel contexte, la situation des femmes devrait être prise en compte dans l’élaboration des programmes de lutte contre le changement climatique et la protection de l’environnement.

Le Directeur des changements climatiques, de la biodiversité et de l’économie verte au ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, Bouzekri Razi, a de son côté indiqué que la région MENA est l’une des zones les plus affectées par le réchauffement climatique, dont les effets néfastes sont la hausse des températures, la sécheresse et la rareté des ressources en eau entre autres.

Pour remédier à cette situation, M. Razi a appelé à la mobilisation de toutes les parties prenantes aux niveaux des parlements et des cercles de prise de décision afin de mettre en œuvre des politiques climatiques, tout en plaidant pour des solutions efficaces et flexibles aux défis climatiques.

Après avoir salué le rôle clé des députés en matière de diplomatie parlementaire pour jeter les ponts entre les différents pays et promouvoir le développement durable, M. Razi a insisté sur l’importance de consolider les fondements de la justice sociale et de favoriser une coopération agissante axée sur la réalisation d’une transition énergétique efficiente.

Cette conférence régionale, à laquelle participent des parlementaires arabes, d’éminents experts, de chercheurs et d’acteurs de la société civile, sera marquée par le lancement de la section MENA de P4C, un réseau international engagé en faveur de la durabilité environnementale et de la résilience climatique.

Le lancement d’un programme d’extension du réseau électrique dans les communes relevant de la province de Ouezzane a eu lieu, le 15 février à la commune Beni Quolla, avec une enveloppe budgétaire d’environ 34,07 millions DH.

Ce programme, dont le coup d’envoi des travaux a été donné par le gouverneur de la province d’Ouezzane, Mehdi Chalabi, en présence du président du conseil provincial, Abderrahman El Gouchi, d’élus, de responsables locaux et de représentants de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), vise à assurer le raccordement des foyers désenclavés dans 298 villages, relevant de 12 communes rurales, au réseau électrique. 

Dans une déclaration, M. El Gouchi a souligné que ce projet, réalisé en partenariat avec plusieurs intervenants et partenaires, s’inscrit dans le cadre du programme de développement de la province 2022-2027, notant qu’il s’agit de la première étape du programme, avant de procéder à l’élargissement de sa portée au cours des prochaines années, dans la perspective de généraliser l’électrification à tout le territoire de la province à l’horizon 2025, à travers la raccordement de tous les foyers désenclavés dans les collectivités territoriales de la province au réseau électrique.

Il est à noter que les responsables du Conseil provincial d’Ouezzane et de l’ONEE ont tenu, au cours des dernières semaines, une série de réunions de coordination et de sorties de terrain pour prendre connaissance des détails du projet d’électrification de ces foyers, dans le cadre de la mise en œuvre du programme de développement de la province d’Ouezzane.

Cette cérémonie a été l’occasion de prendre connaissance du programme de remplacement des poteaux électriques dans la province au titre de l’année 2024, où le nombre de poteaux visés s’élève à 5.716 avec une enveloppe d’environ 11,64 MDH.

L’adoption des meilleures solutions en matière d’efficacité énergétique n’est plus un choix, mais bel et bien une conviction, une responsabilité et une obligation, ont indiqué, le 15 février à Marrakech, les participants au Forum de l’Electricité, la Climatisation et l’Efficacité énergétique organisé par la Fédération Nationale de l’Industrie Hôtelière (FNIH).

Cet événement de deux jours, tenu sous l’égide du ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, permet aux acteurs et aux professionnels de l’hôtellerie et de la restauration d’explorer les meilleures solutions à même de permettre d’économiser l’énergie, d’atteindre l’efficacité énergétique et de découvrir les technologies les moins énergivores pour l’électricité en termes notamment, de climatisation, du chauffage, d’éclairage, de réfrigération et de mobilité.

Intervenant lors de cet événement, le président de la FNIH, Lahcen Zelmat, a indiqué que l’efficacité énergétique revêt une importance majeure pour les établissements d’hébergement, en tant que facteur clé du développement durable. Elle contribue, a-t-il dit, à la réduction des charges d’exploitation tout en améliorant la durabilité et en renforçant la compétitivité, tout en répondant aux attentes d’une clientèle en faveur de plus en plus du développement durable et de la diminution de l’empreinte Carbone.

Les hôteliers, a estimé M. Zelmat, sont confrontés aujourd’hui à un défi de taille à savoir, l’impératif d’assurer la rentabilité de leurs établissements tout en répondant aux exigences croissantes de leur clientèle en matière de confort et de développement durable.

Dans ce sens, les économies d’énergie jouent un rôle déterminant dans la réduction des coûts et par conséquent, renforcent la compétitivité des établissements d’hébergement, a-t-il fait observer.

Lui emboitant le pas, le Président de la Confédération Nationale du Tourisme (CNT), Hamid Bentahar a mis l’accent sur l’importance de l’efficacité énergétique en ce sens que plus de 70% de clients interrogés se sont dits prêts à dépenser plus en faveur des établissements d’hébergement qui investissent dans les systèmes de développement durable.

De même, plus de 30% de demandes d’organisation d’événements exigent que les établissements d’hébergement disposent de stratégies claires favorisant le développement durable.

La question de la préservation et de la bonne gestion des ressources énergétiques et hydriques fait partie de la culture et de l’héritage des Marocains depuis une longue date, a enchainé le vice-président de la FNIH, rappelant que « nos ancêtres ont mis au point des systèmes garantissant la préservation et la gestion équitable des ressources, bien avant l’émergence des organisations internationales chargées de l’environnement ».

D’autres intervenants ont été unanimes à plaider en faveur d’un meilleur accompagnement des professionnels du secteur en établissant davantage de partenariats avec des organismes engagés dans le domaine du développement durable.

Ils ont, en outre, appelé à promouvoir les pratiques durables et responsables et à renforcer la qualité des prestations hôtelières en sensibilisant sur les bonnes pratiques en la matière, tout en appelant à lutter contre les comportements irresponsables de gaspillage des ressources énergétiques.

Créée au début des années 1960, la FNIH est constituée de 12 associations régionales de l’Industrie Hôtelière (ARIH) et de huit chaînes hôtelières regroupant plus de 4.500 établissements d’hébergement classés.

La réunion annuelle des agents de liaison nationaux et des coordonnateurs nationaux (NLO) de l’Accord régional de coopération pour l’Afrique sur la recherche, le développement et la formation dans le domaine de la science et de la technologie nucléaires (AFRA NC) de l’Agence international de l’Énergie Atomique (AIEA), s’est tenue, le 19 février Rabat, en vue de renforcer l’impact du Programme de Coopération technique de l’AIEA en Afrique pour favoriser le développement socio-économique de la région. 

Initié sous le thème « Faire progresser l’Afrique du potentiel à la prospérité grâce à la science et à la technologie nucléaires », cet événement, présidé par la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a connu la participation de 60 agents de liaison nationaux et des coordonnateurs nationaux représentant 40 Etats membres de l’AIEA et une délégation importante de l’Agence onusienne. 

Dans une allocution à l’ouverture de cet événement, le Directeur général-adjoint chargé du département de la coopération technique de l’AIEA, Hua Liu, a souligné que cette rencontre s’inscrit dans le sillage du renforcement de l’efficacité de la coopération technique en Afrique de l’Agence. 

Mettant l’accent sur le progrès significatif enregistré durant des années dans la région, M. Liu a cependant noté qu’il faudrait continuer à renforcer ces programmes au vu de leur potentiel pour le développement socio-économique des pays et à adopter des mesures et actions concrètes pour une meilleure mise en place du programme de coopération 2025-2029. 

Il a passé en revue les différents usages pacifiques des technologies nucléaires qui ont contribué au développement de l’Afrique, citant une série de programmes de l’AIEA, notamment « Atoms4Food », une initiative visant à aider les pays à renforcer leur sécurité alimentaire et à lutter contre la faim croissante en fournissant aux pays des solutions révolutionnaires adaptées à leurs besoins et circonstances spécifiques en exploitant les avantages des techniques nucléaires ainsi que d’autres technologies avancées pour améliorer la productivité agricole et animale. 

Intervenant à cette occasion, le directeur général de l’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR), Saïd Mouline, a souligné que le soutien de l’AIEA a joué un rôle déterminant dans le renforcement des capacités nationales, l’amélioration de nos infrastructures et la promotion du développement durable dans le domaine de la science et de la technologie nucléaires.

Cet événement offre une opportunité pour renforcer la coopération, échanger des expériences et des meilleures pratiques, mais également ouvrir la voie à un avenir où la science et la technologie nucléaires apporteront une contribution significative à la prospérité et au développement durable de l’Afrique. 

Pour sa part, le directeur général du Centre National de l’Énergie, des Sciences et des Techniques Nucléaires (CNESTEN), Hamid Marah, a relevé que des efforts sont déployés conformément aux résolutions et aux décisions de l’AIEA et de l’AFRA, pour contribuer à relever les défis du développement social en utilisant les applications nucléaires pacifiques. Ces efforts tiennent également compte de l’engagement des États membres à renforcer l’appropriation et la viabilité de l’AFRA, appelant à la réalisation des cinq objectifs stratégiques de l’AFRA, tels qu’ils sont définis dans le cadre de la coopération régionale. Organisée par le ministère de la transition énergétique et du développement durable – Département de la Transition énergétique en collaboration avec l’AIEA, cette rencontre témoigne du succès majeur pour la coopération technique régionale et triangulaire entre l’AIEA et les États africains membres de l’AIEA. Elle renforce les liens entre les pays africains membres de l’AIEA, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de coopération dans le domaine nucléaire. Cet événement, qui s’est tenu du 19 au 23 février, met en lumière l’engagement du Maroc en faveur de l’utilisation sûre et sécurisée de la technologie nucléaire à des fins pacifiques, ainsi que sa volonté de jouer un rôle actif dans le renforcement de la coopération régionale et internationale dans ce domaine.

L’efficacité énergétique et l’adoption généralisée des pratiques durables constituent une voie clé pour l’expansion des exportations marocaines, a affirmé, le 14 février à Casablanca, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

« Il est crucial d’améliorer la compétitivité de l’économie nationale et de favoriser sa durabilité tout en renforçant son positionnement en matière d’exportation« , a indiqué la ministre, dans une allocution lue en son nom par le Secrétaire général du ministère, Zakaria Hachlaf, lors de la 7e édition des Rencontres Internationales de la RSO placée sous le thème : « Décarbonation au Maroc : Vers un Avenir Durable. »

La réduction des combustibles fossiles et la mobilisation des acteurs industriels émergent comme une priorité incontournable dans le contexte de la transition énergétique, a relevé Mme Benali, notant que la mise en œuvre de la stratégie nationale de transition énergétique aura un impact significatif sur la balance commerciale en réduisant la dépendance aux combustibles fossiles.

Pour soutenir efficacement cette transition, il est impératif de mobiliser les acteurs clés, les industriels et les chercheurs afin de fournir un appui scientifique et technique solide.

Et de mettre en lumière les défis et les opportunités de la transition énergétique, et la nécessité d’une approche intégrée et durable qui constitue un critère essentiel à la réussite de la transition de l’économie nationale vers les pratiques renouvelables, conformément à l’agenda 2030 des Nations Unies pour le développement durable.

Mme Benali a, en outre, souligné que les projets réalisés ont démontré leur efficacité en améliorant divers aspects tels que le climat des affaires, l’industrialisation, et la recherche scientifique, notant que ces initiatives ont également renforcé la position du Maroc dans la lutte contre le changement climatique.

Pour sa part, le président de la Fédération Nationale de l’Électricité, de l’Électronique et des Énergies renouvelables (FENELEC), Ali El Harti, a estimé qu’il est impératif de prendre des mesures de décarbonation dès aujourd’hui, « car le coût futur de l’inaction sera considérablement plus élevé que celui de la décarbonation actuelle, avec des projections de prix de l’électricité pouvant atteindre jusqu’à 10 centimes de dirhams par kilowattheure ».

El Harti a ainsi évoqué les capacités éoliennes et solaires disponibles au Maroc qui offrent un important levier d’investissement à mettre en avant auprès des investisseurs étrangers et particulièrement européens, ce qui pourrait contribuer significativement à la transition vers des sources d’énergie plus durables.

« Il est crucial de renforcer l’expertise marocaine dans ce domaine pour capitaliser sur les opportunités de marché prometteuses« , a-t-il dit, faisant remarquer que la moitié des Africains n’a pas accès à l’électricité, d’où l’importance de renforcer l’adoption des énergies renouvelables dans le but de créer un impact social et économique significatif au niveau national, puis continental.

El Harti a, par ailleurs, considéré que le Maroc connaît à présent une révolution dans le secteur des télécommunications, ouvrant ainsi de nouvelles opportunités pour le développement de solutions durables et innovantes, ajoutant que les progrès réalisés dans le domaine des énergies renouvelables au Maroc sont notables malgré les crises, témoignant de l’efficacité des stratégies gouvernementales et de l’engagement en faveur d’un avenir plus durable.

Cet événement fait suite à la mise en place du Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières de l’union Européenne, s’appliquant à divers secteurs tels que l’automobile, la parachimie, l’électricité, les fertilisants, l’agro-alimentaire et le textile-habillement. Il met avant les défis et opportunités de la décarbonation au Maroc et les progrès réalisés, en perspectives des étapes à venir.

Les thèmes principaux incluent les politiques gouvernementales et les initiatives pour la décarbonation, les meilleures pratiques des entreprises et les études de cas de succès, les avancées technologiques dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, ainsi que les investissements et opportunités de financement pour une économie à faibles émissions de carbone.

Le président de la 28e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP28), Sultan Ahmed Al Jaber, a appelé les parties signataires du compromis des Émirats arabes unis à commencer dès maintenant à renforcer leurs Contributions déterminées au niveau national (CDN) avant le prochain cycle de négociations prévu en 2025.

Al Jaber, qui s’exprimait en marge d’une table ronde au siège de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à Paris, a exhorté les signataires à adopter des objectifs globaux pour réduire les émissions des gaz à effet de serre (GES) dans toutes les économies, d’une manière compatible avec la science et l’objectif de 1,5°C.

Il a appelé ainsi tous les secteurs à tirer parti des technologies disponibles, des cadres humains et des ressources financières pour réduire les émissions à grande échelle, conformément aux efforts de la COP28, a rapporté l’agence de presse émiratie (WAM). 

Le financement est « la clé du succès de l’action climatique« , ce qui nécessite d’activer toutes les sources de financement disponibles, qu’elles soient gouvernementales, multilatérales ou privées, d’appliquer de nouveaux modèles de cofinancement et d’utiliser des fonds concessionnels, catalytiques et d’investissement pour s’assurer que le financement climatique atteigne les pays du Sud, a-t-il souligné en marge d’une table ronde intitulée « Beyond COP28: Time to unite, act and deliver on the UAE consensus » (Au-delà de la COP28 : Il est temps de s’unir, d’agir et de concrétiser le consensus des Émirats arabes unis). 

Le compromis des Émirats arabes unis a mis en place une feuille de route pour « transitionner hors des énergies fossiles » dans le but d’atteindre la neutralité carbone et de limiter la température de la planète à 1,5°C.

Une « troïka des présidences de COP » a été lancée la semaine dernière par les présidences de la COP28 (Émirats arabes unis), de la COP29 (Azerbaïdjan) et de la COP30 (Brésil) en vue d’améliorer « la coopération et la continuité » des négociations climatiques mondiales.

La production de l’énergie électrique au niveau national s’est accrue de 2,4% au terme de l’année 2023, après une légère hausse l’année précédente (+0,4%), selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). 

Ce résultat provient de la bonne dynamique de la production privée (+5,3%) et de celle des énergies renouvelables relatives à la loi 13-09 (+18,3%) enregistrée en parallèle avec un repli de la production de l’Office National de l’Eau et de l’Electricité (ONEE) de 9,4% (après une hausse de 15% un an auparavant). 

Au titre du mois de décembre 2023, la production de l’énergie électrique a augmenté de 10,7%, fait savoir la même source. S’agissant des échanges du secteur avec l’extérieur, le volume importé de l’énergie électrique s’est accru de 23,8% au terme de l’année 2023, au lieu d’une hausse de 171,4% il y a une année.

Quant au volume exporté, sa baisse n’a été que de 1,9%, comparée à -44,7% à fin 2022. Concernant le volume de l’énergie appelée nette, il s’est apprécié de 4%, après +4,5% l’année dernière, relève la DEPF. 

Concernant la consommation de l’énergie électrique, elle a augmenté de 2,7% à fin 2023, après une hausse de 4,6% à fin 2022. Cette évolution est liée à l’accroissement des ventes de l’énergie de « très haute, haute et moyenne tension, hors distributeurs » de 3,2%, des ventes de l’énergie électrique adressées aux distributeurs de 2,8% et de celles destinées aux ménages de 1,8%.