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Finance climatique : L’expérience marocaine, un « exemple éloquent » de l’efficacité de l’accès direct aux financements

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L’expérience du Maroc en matière d’ingénierie financière climatique constitue un « exemple éloquent » de l’efficacité de l’accès direct aux financements climatiques, a affirmé, mardi à Rabat, le directeur du Fonds d’adaptation (FA), Mikko Ollikainen.

« L’ingénierie financière climatique du Maroc constitue un exemple éloquent de l’efficacité de l’accès direct aux financements climatiques. À travers l’action de l’Agence pour le développement agricole (ADA), le Royaume montre au reste du monde comment ce mécanisme peut fonctionner avec succès », a dit M. Ollikainen lors de l’ouverture du Séminaire annuel des Entités nationales de mise en œuvre.

Dans ce sillage, il a mis en avant le partenariat stratégique unissant, depuis plus d’une décennie, son institution à l’ADA, illustrant « un leadership marocain érigé en modèle à l’échelle internationale ».

Il a ainsi cité le Projet d’adaptation aux changements climatiques dans les zones oasiennes (PACCZO), doté d’une enveloppe de 10 millions de dollars et ayant permis, à travers la modernisation du système traditionnel d’irrigation des khettaras, de renforcer la résilience de 1,7 million de personnes face au stress hydrique.

De son côté, le secrétaire général du Département du développement durable au ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, Razi Bouzekri, a mis en avant le déficit structurel de la finance climatique mondiale, relevant, sur la base des rapports du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), que les besoins de financement de l’adaptation sont aujourd’hui de 12 à 14 fois supérieurs aux flux publics internationaux disponibles.

Pour combler ce déficit, M. Bouzekri a plaidé pour une consolidation de la mobilisation des ressources du Fonds d’adaptation, insistant sur la nécessité d’assurer une plus grande prévisibilité des ressources, de renforcer les engagements pluriannuels et d’élargir la base des contributeurs, afin de doter le Fonds d’une visibilité suffisante pour accompagner, dans la durée, les ambitions d’adaptation et permettre la réplication des solutions éprouvées.

Le directeur général de l’ADA, El Mahdi Arrifi, a quant à lui, souligné que le Maroc a placé la résilience climatique au cœur de son modèle de développement, faisant de l’adaptation, face à la récurrence des épisodes de sécheresse sévère, un impératif national pour la résilience économique, sociale et climatique du Royaume.

Il a, dans cette veine, rappelé le poids stratégique du secteur agricole, garant de la sécurité alimentaire nationale, qui contribue en moyenne entre 12 et 14% au Produit intérieur brut (PIB) et fait vivre, directement ou indirectement, près de 40% de la population active.

Revenant sur le PACCZO, M. Arrifi a indiqué qu’il a permis de renforcer la résilience des bénéficiaires dans les bassins de Maider et Gheris, faisant savoir que le Maroc prépare activement un deuxième projet dans le bassin du Drâa destiné à amplifier les interventions stratégiques et à soutenir le développement de l’entrepreneuriat rural.

Cette expérience illustre, a-t-il ajouté, la valeur ajoutée du mécanisme d’accès direct à la finance climat, garant d’une appropriation nationale optimale et d’un renforcement durable de la gouvernance locale.

Pour sa part, le directeur du Climat et de la biodiversité au ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, Rachid Tahiri, a souligné l’importance stratégique majeure du financement de l’adaptation, précisant que les besoins du Maroc en la matière s’élèvent à 306 milliards de dollars à l’horizon 2035, dont près des deux tiers pour le seul secteur de l’eau, faisant de l’adaptation un enjeu fondamental de sécurité hydrique et alimentaire, de stabilité et de cohésion sociale.

Il a rappelé que les jalons de ce mécanisme d’accès direct ont été posés lors de la COP7, tenue à Marrakech en 2001, précisant qu’il permet aujourd’hui aux institutions nationales de concevoir et de piloter elles-mêmes leurs projets, sans dépendre d’intermédiaires internationaux.

Et de relever que l’appropriation nationale qui en découle n’est pas un simple objectif de façade, mais une condition fondamentale d’efficacité et de durabilité pour transformer les priorités nationales en programmes d’investissement viables.

Tenue du 15 au 17 septembre à l’initiative du FA en collaboration avec l’ADA, en sa qualité d’Entité de Mise en Œuvre Nationale (NIE) accréditée, cette rencontre internationale de haut niveau réunit les représentants de 33 entités accréditées venues des quatre coins du globe, aux côtés des membres du Secrétariat du Fonds d’Adaptation.

L’événement est dédié aux enjeux stratégiques du financement de l’adaptation au changement climatique, au renforcement des capacités institutionnelles et à la promotion de l’apprentissage inter-paires. Inscrit au calendrier international depuis 2014, ce séminaire annuel s’impose comme une plateforme privilégiée de dialogue.

Les travaux porteront notamment sur les processus d’accréditation et de ré-accréditation des NIE, le suivi opérationnel et la gestion adaptative des projets, l’alignement sur les politiques environnementales, sociales et de genre, ainsi que la valorisation des connaissances et l’accès optimisé aux différents guichets de financement du Fonds.

La tenue de cette édition à Rabat consacre la reconnaissance de l’expertise de l’ADA par le Fonds d’Adaptation et témoigne de son rôle moteur au sein du réseau mondial des entités nationales. À cette occasion, l’ADA partage les enseignements majeurs de l’expérience marocaine en matière de mobilisation des financements climatiques et de conduite sur le terrain de projets d’adaptation d’envergure.

L’événement constitue également une vitrine pour valoriser les efforts engagés par le Royaume du Maroc, en matière de résilience climatique, particulièrement dans le secteur agricole et en milieu rural.

Après le PACCZO, clôturé en 2023, l’ADA porte actuellement un projet structurant axé sur le renforcement de la résilience des écosystèmes oasiens et l’amélioration des capacités adaptatives des populations du bassin du Drâa, soumis au Fonds d’Adaptation pour un financement de 20 millions de dollars. Déployé sur une période de cinq ans dans les provinces de Ouarzazate, Zagora et Tinghir, ce projet d’envergure vise à préserver la viabilité des oasis, à optimiser la gestion et l’accès aux ressources en eau, à promouvoir une agriculture climato-intelligente et à diversifier les activités génératrices de revenus, au profit prioritaire des femmes et des jeunes ruraux.





29 septembre 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/09/Finance-climatiqueok.jpg 600 800 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-09-29 18:18:032026-09-29 18:18:03Finance climatique : L’expérience marocaine, un « exemple éloquent » de l’efficacité de l’accès direct aux financements

Le Maroc participe à la 70e session de la Conférence générale de l’AIEA à Vienne

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Une délégation marocaine de haut niveau a pris part à la 70e session de la Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui s’est tenue du 14 au 18 septembre dans la capitale autrichienne.

Conduite par l’Ambassadeur, Représentant permanent du Maroc auprès des organisations internationales à Vienne, Azzeddine Farhane, la délégation marocaine comprend notamment le directeur général du Centre national de l’énergie, des sciences et des techniques nucléaires (CNESTEN), Hamid Marah, et le directeur général de l’Agence marocaine de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques (AMSSNuR), Saïd Mouline, ainsi que de hauts responsables représentant les départements ministériels et institutions techniques concernés.

La participation du Royaume intervient au terme de son mandat 2024-2026 au Conseil des gouverneurs de l’AIEA, marqué notamment par sa vice-présidence du Conseil et par son engagement constant en faveur du dialogue, du multilatéralisme et du renforcement de la coopération internationale.

La 70e session de la conférence générale de l’AIEA, qui réunit près de 4.000 participants, se tient dans un contexte international particulièrement complexe, marqué par la persistance des tensions géopolitiques et des défis qui pèsent sur la sûreté, la sécurité et le régime international de non-prolifération nucléaires.

Elle intervient également à un moment où le rôle de l’AIEA revêt une importance accrue pour promouvoir les usages pacifiques de l’atome et mettre les sciences et technologies nucléaires au service du développement durable.

Selon un communiqué de la représentation permanente du Royaume auprès des organisations internationales à Vienne, cette session devrait être marquée, jeudi, par l’élection du Maroc à la présidence de l’Accord régional africain de coopération pour la recherche, le développement et la formation dans le domaine de la science et de la technologie nucléaires (AFRA) par le CNESTEN pour la période 2026-2027.

Cette présidence viendra consacrer la confiance placée dans le Royaume par ses partenaires africains ainsi que son engagement constant en faveur du renforcement des capacités du continent, du partage d’expertise et de la coopération Sud-Sud.

Principal organe plénier de décision de l’AIEA, la Conférence générale examine les grandes orientations et priorités de l’Agence et adopte des décisions et résolutions portant notamment sur la coopération technique, les usages pacifiques du nucléaire, la sûreté et la sécurité nucléaires ainsi que les garanties.



29 septembre 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/09/Le-Maroc-participe-a-la-70e-session.png 330 680 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-09-29 18:15:462026-09-29 18:15:46Le Maroc participe à la 70e session de la Conférence générale de l’AIEA à Vienne

Élection du Maroc à la Présidence de l’AFRA pour la période 2026-2027

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Le Maroc a été élu par acclamation, le 24  septrmbre à Vienne, Président de l’Accord Régional de Coopération pour l’Afrique sur la recherche, le développement et la formation dans le domaine de la science et de la technologie nucléaires (AFRA), par les États membres africains parties à l’Accord, pour la période 2026-2027.

L’élection du Maroc en la personne du Directeur général du Centre national de l’énergie, des sciences et des techniques nucléaires (CNESTEN), Hamid Marah, qui succède à David Tshere du Botswana, s’est déroulée lors des travaux de la 37ᵉ réunion des représentants des États Parties à l’Accord AFRA, organisée en marge de la 70ème session de la Conférence Générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), au Centre international de Vienne.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadeur Représentant Permanent du Maroc auprès des organisations internationales à Vienne, Azzeddine Farhane, du Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, des ambassadeurs et des représentants des États membres de l’Accord AFRA et des représentants des organisations régionales et internationales, ainsi que de hauts responsables de l’AIEA.

Intervenant à cette occasion, M. Farhane a exprimé la gratitude du Maroc aux États africains pour la confiance placée en le Royaume pour assurer la présidence de l’AFRA durant la période 2026-2027, en soulignant que cette responsabilité s’inscrit dans la continuité de l’engagement constant du Royaume, sous les Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, en faveur de l’Afrique et de la coopération Sud-Sud.
Il a en outre indiqué que la présidence marocaine œuvrera à renforcer l’appropriation africaine des programmes de l’AFRA, la mutualisation des capacités nationales, le partage de l’expertise et le transfert des connaissances, tout en favorisant une coopération Sud-Sud et triangulaire renforcée et en mettant en exergue la nécessité de traduire les sciences et technologies nucléaires à des fins pacifiques en solutions concrètes au service des priorités de développement du continent, notamment dans les domaines de la santé, de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et de la gestion durable des ressources en eau.

De son côté, le nouveau Président de l’AFRA, M. Marah a exprimé sa gratitude aux États membres pour leur confiance et réaffirmé l’engagement du Maroc à poursuivre les efforts engagés, à consolider les acquis du programme et à renforcer la coopération, le transfert de connaissances et le développement des capacités nucléaires africaines au service du développement durable.

Pour sa part, le Directeur général de l’AIEA a félicité le Maroc pour avoir assumé cette responsabilité en réaffirmant l’engagement de l’AIEA à accompagner les Etats africains pour bénéficier de l’assistance technique et à promouvoir la coopération régionale, sachant que 46 pays africains bénéficient des initiatives lancées par l’Orgnisation, notamment en matière d’utilisation des technologies nucléaires pour la lutte contre le cancer.

La présidence marocaine de l’AFRA témoigne, une fois de plus, de la confiance renouvelée des États Membres Africains à l’égard du Maroc et traduit la reconnaissance de son engagement constant en faveur de la coopération Sud-Sud, sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed .

Elle s’inscrit également dans la continuité de la contribution du Maroc au développement des compétences et au renforcement des capacités des pays africains dans le domaine des sciences et techniques nucléaires à des fins pacifiques, à travers une coopération active, diversifiée et fondée sur le partage d’expertise et d’expérience.





29 septembre 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/09/Election-du-Marocok.jpg 430 750 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-09-29 18:14:332026-09-29 18:14:33Élection du Maroc à la Présidence de l’AFRA pour la période 2026-2027

TotalEnergies s’allie à Mistral pour renforcer l’exploration pétrolière grâce à l’IA

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TotalEnergies a annoncé vient d’annoncer un partenariat de trois ans avec l’entreprise française d’intelligence artificielle Mistral, pour un investissement de plus de 100 millions d’euros.
Ce partenariat vise à « développer une nouvelle génération de modèles de frontière en intelligence artificielle (IA) afin d’accompagner les experts en géosciences de TotalEnergies dans l’exploration, la caractérisation et le développement des réservoirs de pétrole et de gaz ».
L’objectif est « de générer de multiples scénarios pour le développement d’opportunités d’exploration, ainsi que pour l’optimisation et la prolongation de la durée de vie des projets existants ».
TotalEnergies et Mistral précisent qu’un laboratoire scientifique commun sera créé, afin de développer des solutions sur mesure répondant aux besoins spécifiques des métiers de la Compagnie.
« L’exploration et l’ingénierie des réservoirs figurent parmi les domaines où l’intelligence artificielle peut créer le plus de valeur pour nos activités », a déclaré le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné.

« En combinant un siècle de données de géosciences, l’expertise de nos équipes et les capacités de Mistral, nous voulons développer une nouvelle génération d’outils capables d’assister nos experts dans l’analyse des données les plus complexes et dans leur prise de décision », a-t-il expliqué, assurant que « ce partenariat illustre également la volonté de contribuer au développement d’un écosystème digital européen performant, au service de la compétitivité ».

TotalEnergies table, en effet, sur ce partenariat pour renforcer « son écosystème de solutions d’intelligence artificielle afin de développer des modèles propriétaires au sein d’un écosystème numérique européen ».



29 septembre 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/09/TotalEnergies.jpg 721 1132 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-09-29 18:10:082026-09-29 18:10:08TotalEnergies s’allie à Mistral pour renforcer l’exploration pétrolière grâce à l’IA

Énergie solaire : le premier système de stockage par batteries LFP à grande échelle au Maroc mis sous tension à Benguerir

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Le Groupe OCP a annoncé, lundi, que sa filiale dédiée à la production et au stockage d’électricité issue de sources renouvelables, OCP Green Energy, a franchi un cap majeur avec l’installation de son premier système de stockage d’énergie par batteries (Battery Energy Storage System – Phase I BESS) sur le site minier de Benguerir.

Le jalon de la mise sous tension permet l’opérationnalisation progressive de ce système de stockage BESS à grande échelle, indique le groupe dans un communiqué, faisant savoir que cette nouvelle étape intervient quelques mois après la mise en exploitation de la Phase I photovoltaïque (PV), d’une capacité totale de 202 MWc, répartie entre les centrales solaires de Benguerir (67 MWc), Foum Tizi (30 MWc) et Oulad Farès à Khouribga (105 MWc).

Ces installations alimentent d’ores et déjà les sites industriels et miniers du Groupe OCP en électricité renouvelable.

Avec le BESS, OCP Green Energy franchit une nouvelle étape dans l’intégration de ses capacités d’énergie renouvelable. Au-delà de produire de l’électricité solaire, il s’agit désormais de pouvoir la stocker et la restituer au moment où les installations industrielles en ont le plus besoin.

À l’issue d’un processus d’évaluation et de qualification d’intégrateurs spécialisés, OCP Green Energy a conclu fin 2025 un contrat avec le fournisseur de technologie ENVISION pour la fourniture et la mise en service d’un système de stockage utilisant la technologie LFP (Lithium Fer Phosphate).

La commande des équipements, réalisée au quatrième trimestre 2025, est intervenue dans une fenêtre de marché particulièrement favorable, avant les tensions ayant affecté les chaînes d’approvisionnement mondiales. Ce calendrier a permis à OCP Green Energy de bénéficier de niveaux de CAPEX parmi les plus bas observés sur le marché.

Par ailleurs, le caractère pionnier du projet et son positionnement à l’avant-garde des nouvelles technologies et de la transition énergétique lui ont conféré une éligibilité à des conditions de financement particulièrement avantageuses, témoignant de la confiance des partenaires internationaux. Ces deux facteurs contribuent de manière significative à la compétitivité du kWh stocké, en alignement avec la stratégie de ‘cost leadership’ du Groupe OCP.

D’une capacité de 25 MW / 125 MWh, soit cinq heures de stockage, le système est adossé à la centrale photovoltaïque existante du site minier de Benguerir. Concrètement, il permettra de stocker l’électricité solaire produite en journée pour la restituer aux heures où les besoins sont les plus élevés. Ce système contribuera ainsi à lisser l’intermittence de la production photovoltaïque, à renforcer la continuité d’alimentation des installations industrielles et à améliorer la flexibilité du système électrique. Il pourra également fournir des services auxiliaires, notamment le réglage de fréquence et la compensation d’énergie réactive.
Ce système fonctionnera selon un cycle quotidien de charge et de décharge et affiche une durée de vie estimée à 25 ans. La technologie LFP a notamment été retenue pour sa sécurité, sa stabilité thermique et sa longévité.

Cet investissement de près de 170 millions de dirhams a permis à la fois l’acquisition des équipements et batteries BESS, et la réalisation de l’ensemble des travaux d’intégration du système de stockage incluant le génie civil et électrique, ainsi que les études et le pilotage du projet, entièrement portés par des compétences marocaines.

Le projet bénéficie par ailleurs d’un financement de 20 millions de dollars du Clean Technology Fund (CTF), programme porté par la Banque Africaine de Développement et dédié notamment au développement de solutions innovantes de stockage d’énergie générée par des sources renouvelables.

Après l’achèvement des travaux d’installation et d’intégration de l’ensemble des batteries, équipements de conversion et systèmes de contrôle, OCP Green Energy a mis sous tension le système de batterie afin d’amorcer dans les prochaines semaines les tests de performance, avant sa mise en exploitation.

Une fois opérationnel, le système permettra de mieux faire coïncider la disponibilité de l’énergie solaire avec les besoins des installations industrielles. En stockant l’électricité lorsque la production photovoltaïque est disponible pour la restituer notamment pendant les heures de pointe, le BESS renforcera la continuité et la fiabilité de l’alimentation en énergie renouvelable, tout en permettant de réduire de 25% la facture électrique du site industriel OCP pendant les heures de pointe.

« Comme nous l’avions annoncé l’année dernière lors de la mise en service de nos premiers projets solaires photovoltaïques, le stockage constitue le prolongement naturel de notre stratégie énergétique. Il nous permet de concilier la production variable des énergies renouvelables avec les besoins continus de nos plateformes industrielles, tout en renforçant la fiabilité de notre approvisionnement énergétique », a souligné Omar Kadir, Directeur Général d’OCP Green Energy.

Et d’ajouter : « Au-delà des besoins du Groupe OCP, cette technologie ouvre la voie à une intégration plus harmonieuse des énergies renouvelables dansle système électrique national. En apportant davantage de flexibilité et de résilience au réseau, elle contribuera à accélérer le déploiement des capacités EnR ».

Cette nouvelle étape s’inscrit dans la trajectoire de développement d’OCP Green Energy. Avec la mise en exploitation de 202 MWc de capacités photovoltaïques et le lancement de la Phase I BESS, la filiale poursuit le déploiement de sa feuille de route, qui prévoit dans le cadre de son ambition de couvrir l’intégralité des besoins électriques du Groupe grâce à des sources d’énergie propres. Cette stratégie vise à faire de l’énergie renouvelable un levier de compétitivité, de résilience et de transformation industrielle pour le Groupe OCP, tout en contribuant à sa trajectoire de décarbonation. En parallèle, le Groupe OCP et l’UM6P travaillent sur le développement de technologies de matériaux LFP produites à partir de l’acide phosphorique, capitalisant sur l’expertise du Groupe dans les phosphates. Ces travaux de R&D ont permis de mettre au point des matériaux LFP à hautes performances et de générer une propriété intellectuelle propre, couvrant notamment les procédés de production et les caractéristiques du matériau.

Ces innovations sont aujourd’hui dans la phase de mise à l’échelle en vue de leur future industrialisation, et s’inscrivent dans l’ambition plus large du Groupe OCP de contribuer au développement au Maroc d’un écosystème intégré autour des batteries lithium-ion à base de LFP.





29 septembre 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/09/Energie-solaireok.jpg 720 1280 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-09-29 18:05:562026-09-29 18:05:56Énergie solaire : le premier système de stockage par batteries LFP à grande échelle au Maroc mis sous tension à Benguerir

Hydrogène vert : 4e Forum germano-africain à El Jadida

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Les travaux de la 4e édition du Forum germano-africain sur l’hydrogène vert ont été tenus le 24 septembre à El Jadida, sous le thème « Relier les continents pour un avenir durable de l’hydrogène ».

Placé sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, ce rendez-vous scientifique de deux jours porte sur les enjeux liés au développement de l’hydrogène vert ainsi que sur les perspectives de partenariat entre l’Allemagne et l’Afrique dans le domaine des énergies propres.
Organisé notamment par l’Université Chouaïb Doukkali d’El Jadida, l’École Nationale des Sciences Appliquées (ENSA) et l’Université des Sciences Appliquées d’Anhalt en Allemagne, le forum réunit une centaine de chercheurs et de professionnels spécialisés dans l’hydrogène vert.

Dans une déclaration, le président par intérim de l’Université Chouaïb Doukkali d’El Jadida, Abdelouahed Hajjaji, a indiqué que l’organisation de ce forum illustre l’implication de son établissement dans l’accompagnement des grands chantiers nationaux en faveur de la promotion de l’hydrogène vert, filière importante de la transition énergétique.

Il a également souligné que cette rencontre témoigne de la solidité de la coopération scientifique entre le Maroc et l’Allemagne, ajoutant que ce rendez-vous annuel vise à favoriser des partenariats dans le domaine des énergies renouvelables au bénéfice du Royaume et de l’Afrique.

Pour sa part, Charaf Hajjaj, enseignant à la Faculté des sciences d’El Jadida et coordinateur général du Forum, a indiqué que cette édition vise à renforcer la coopération germano-africaine à partir du Maroc et à resserrer la coordination entre les différents opérateurs nationaux actifs dans le domaine de l’hydrogène vert.

« Il s’agit d’un forum qui favorise l’échange des bonnes pratiques et la discussion au sujet des questions posées sur les plans technique, financier et logistique, outre l’exploration des opportunités de partenariat entre les universités, les centres de recherche et le secteur privé en vue d’accélérer le rythme de la décarbonation ».

De son côté, Markus Holz, vice-président de l’Université des Sciences Appliquées d’Anhalt, chargé de la recherche, du transfert et de la durabilité, a souligné l’importance de la coopération énergétique entre l’Allemagne et l’Afrique dans le processus de décarbonation, relevant que l’hydrogène vert constitue un pilier majeur dans ce domaine.

Les débats portent notamment sur la diplomatie et les feuilles de route, la production et le financement, la logistique et le stockage, ainsi que sur les enjeux de réglementation, de certification et de sécurité, la recherche-développement, l’innovation et l’intégration des énergies renouvelables.

Cette rencontre scientifique vise également à mettre en valeur les potentialités énergétiques du continent africain et à accompagner les initiatives stratégiques engagées par le Royaume pour consolider sa position en tant que pôle régional et partenaire fiable dans la production et l’exportation d’hydrogène propre.





29 septembre 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/09/Hydrogene-vert.jpg 768 1376 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-09-29 18:04:132026-09-29 18:04:13Hydrogène vert : 4e Forum germano-africain à El Jadida

Transition énergétique : l’expérience marocaine mise en avant lors du Parlement fédéral du climat en Argentine

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L’expérience du Maroc en matière de transition énergétique a été mise en avant lors de la 5e session du Parlement fédéral du climat (PFC), tenue récemment à Salta, dans le nord de l’Argentine, parallèlement au Forum fédéral UE-Mercosur consacré aux « Dialogues climatiques ».
Invité d’honneur de cette rencontre, l’ambassadeur du Maroc en Argentine, Fares Yassir, a présenté les principaux ressorts de la stratégie du Royaume en matière d’énergies renouvelables, de décarbonation et de gestion durable des ressources, soulignant que la dépendance aux énergies fossiles, conjuguée aux effets du changement climatique et à la raréfaction des ressources hydriques, avait conduit le Maroc à ériger la transition énergétique en axe structurant de son modèle de développement.

Sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a relevé le diplomate marocain, le Royaume a engagé dès le début des années 2000 une transformation profonde visant à renforcer sa résilience énergétique et économique.

Cette orientation s’est traduite par d’importants investissements dans le solaire et l’éolien, avec pour objectif de porter à 52% la part des énergies renouvelables dans la capacité électrique installée à l’horizon 2030.

M. Yassir a également mis en exergue les ambitions du Maroc dans le domaine de l’hydrogène vert, appelé à constituer l’un des nouveaux leviers de la transition énergétique du Royaume, avec l’objectif de production d’un million de tonnes par an à l’horizon 2030.

Il a, en outre, souligné le rôle déterminant des investissements publics et privés, ainsi que de la coopération internationale, dans l’édification d’une économie verte et résiliente.

« La volonté politique et le leadership visionnaire sont indispensables » à la réussite de toute stratégie de développement visant à lutter contre le réchauffement climatique, a-t-il affirmé, évoquant également la convergence croissante entre les politiques climatiques du Maroc et celles de l’Union européenne, notamment à travers le Partenariat vert liant les deux parties.

Les travaux de Salta, auxquels ont pris part des responsables des commissions parlementaires chargées des questions climatiques des différentes juridictions argentines, ont également porté sur l’élaboration d’un cadre fédéral destiné à répondre aux défis du changement climatique et à accompagner les objectifs fixés aux horizons 2035 et 2050.

À l’issue des débats, les membres du PFC ont manifesté leur intérêt pour l’expérience marocaine, notamment pour son dispositif juridique environnemental. Ils envisagent, à cet égard, d’effectuer prochainement une visite institutionnelle à Rabat afin d’approfondir le dialogue interparlementaire sur les politiques climatiques et la transition énergétique et de constater sur place les progrès accomplis par le Royaume dans ce domaine.

Cette démarche vise notamment à mieux appréhender l’expérience marocaine et à nourrir la réflexion engagée en Argentine en vue de l’élaboration d’un projet de loi fédéral sur le climat.
En marge de la rencontre, l’ambassadeur du Maroc s’est entretenu avec le vice-gouverneur de Salta, Antonio Marocco, des perspectives de développement des relations économiques et commerciales ainsi que des moyens de leur donner une nouvelle impulsion.





29 septembre 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/09/Transition-energetique-2.jpg 470 780 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-09-29 18:02:262026-09-29 18:02:26Transition énergétique : l’expérience marocaine mise en avant lors du Parlement fédéral du climat en Argentine
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