La directrice générale de l’Office national marocain des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM), Amina Benkhadra, a relevé le 2 octobre à Casablanca, que l’Afrique est au cœur des enjeux géopolitiques, citant notamment la révolution énergétique et numérique, la reconfiguration des chaînes de valeur et la sécurisation des approvisionnements.
S’exprimant lors d’un panel, tenu en marge de la 2ème édition du Casablanca Business Forum, elle a affirmé que le continent devrait davantage connecter ses différentes zones productrices, développer des réseaux de communication et favoriser l’émergence de marchés régionaux capables de s’insérer dans les chaînes de valeur internationales.
Une telle dynamique passe, selon Mme Benkhadra, par davantage de souveraineté, mais aussi par une capacité accrue à attirer et à activer les investissements, le principal déficit de l’Afrique demeurant celui de l’investissement, notamment dans les infrastructures énergétiques.
Évoquant le Gazoduc Africain-Atlantique, la DG de l’ONHYM a souligné qu’il s’agit d’une vision cohérente de développement portée par 13 pays concernés. Ce projet, qui est un véritable vecteur de développement et d’intégration, ambitionne d’acheminer le gaz des pays exportateurs, notamment le Nigeria, le Sénégal et la Mauritanie, vers les pays qui en ont besoin pour soutenir leur développement, a rappelé Mme Benkhadra.
Pour sa part, la ministre marocaine de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, a insisté sur l’émergence d’une nouvelle conception de la souveraineté, qui ne se limite plus aux dimensions territoriales, mais englobe désormais pleinement la souveraineté numérique.
La souveraineté numérique repose, selon la ministre, sur plusieurs composantes, notamment les infrastructures, la capacité de calcul (compute) et la réglementation, autant d’éléments qui conditionnent la capacité des pays à peser dans les transformations technologiques en cours.
Abordant la question de l’intelligence artificielle, la ministre a estimé que l’Afrique dispose d’un potentiel lui permettant de s’insérer dans cette nouvelle course technologique, malgré l’avance considérable prise par les États-Unis et la Chine en matière d’investissements.
Elle a notamment mis en avant les compétences africaines et la possibilité de développer des modèles, algorithmes et outils d’intelligence artificielle adaptés aux besoins du continent, susceptibles d’accompagner son développement.
Initié par Casablanca Finance City (CFC) sous le thème « Africa’s Next Economic Chapter », le Casablanca Business Forum 2026 a été marqué par la participation d’un parterre d’experts dans plusieurs domaine notamment en économie et en technologie.







