Lydec : Le résultat net en repli de 2,1 % en 2015

« La Lyonnaise des Eaux de Casablanca (Lydec) a réalisé en 2015 un résultat net de 277 millions DH, en baisse de 2,1 % par rapport à 2014, du fait de la non-récurrence d’éléments exceptionnels », a annoncé lundi 22 février Lydec dans une communication financière, publiée sur le site web de la Bourse de Casablanca.

Au titre de l’exercice écoulé, les investissements de la gestion déléguée ont totalisé 1,21 milliards DH, avec chiffre d’affaires, en croissance de 1,6 %, élevé à 6,93 MMDH.
En eau, les volumes vendus ont augmenté de 1,1 %, portés par la bonne tenue des ventes aux particuliers (+1,9 %), soit une amélioration continue du rendement du réseau, qui atteint 76,6 % à fin décembre 2015.
En électricité, la société relève une stabilité des volumes de vente, du fait du maintien de la consommation des clients moyenne tension, soit une amélioration du rendement du réseau qui atteint 93,4 % sur la période.
Pour sa part, l’excédent brut d’exploitation (EBE) enregistre une croissance de 1,7 % à 995 MDH, bénéficiant de la maîtrise des charges d’exploitation.
S’agissant des principaux faits marquants de l’année, Lydec a mis en avant notamment l’inauguration, en mai dernier, de la station de prétraitement « EAUCEAN » à Sidi Bernoussi, ouvrage structurant du Système Anti-Pollution Est de Casablanca, ainsi que la confirmation de la performance de ses systèmes de management.
En effet, Lydec a maintenu sa quadruple certification selon les normes internationales ISO 9001, OHSAS 18001, ISO 27 001, ISO 14001 (STEP de Médiouna), outre l’accréditation du laboratoire d’analyses des eaux potables et usées « Labelma » selon le référentiel NM ISO/CEI 17025.
La société a, par ailleurs, noté que la réalisation du Plan d’Actions Prioritaires (PAP), visant à répondre aux besoins urgents en matière d’accès aux services de base dans le périmètre du Grand Casablanca, va bon train, relevant que près de 321 projets sur 381 ont étés achevés.
Elle a également mis en exergue le renforcement de sa démarche RSE à travers le lancement de sa Fondation, l’adhésion de Lydec au Pacte Mondial des Nations Unies, l’obtention en 2015, pour la troisième année consécutive, du trophée « Top Performer RSE » décerné par Vigéo et, pour la première fois, celle du label RSE de la CGEM, au terme d’une démarche d’audit menée en 2015.
Le Conseil d’Administration de Lydec, réuni le 17 courant, a décidé de proposer à l’Assemblée Générale des actionnaires le paiement d’un dividende de 24,5 dirhams/action au titre l’exercice 2015.

Ali Fassi Fihri élu à l’unanimité à la présidence de l’Association Africaine de l’Eau

Le Maroc a été élu à l’unanimité à la présidence de l’Association Africaine de l’Eau (AAE/AFWA) en la personne du Directeur Général de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable (ONEE), Ali Fassi Fihri.

Lors de l’Assemblée générale élective de l’Association, tenue samedi 20 février à Nairobi, le Maroc a été élu à l’unanimité président de cette organisation composée d’un réseau d’une centaine de sociétés membres réparties sur l’ensemble du continent africain.

L’Association Africaine de l’Eau se positionne comme une institution incontournable pour l’amélioration des performances des sociétés d’eau et d’assainissement en Afrique. Elle contribue à influencer les politiques du secteur en Afrique et accompagne ses membres pour la réalisation des objectifs fixés par la communauté internationale en matière d’accès des populations à l’eau potable et aux services d’assainissement.

Cette distinction vient récompenser les efforts de l’ONEE qui a su construire au fil des années des partenariats durables et structurés avec plusieurs pays d’Afrique et faire valoir son expertise et son savoir-faire auprès des opérateurs de l’eau et de l’assainissement.

Tout en s’inscrivant dans la stratégie nationale qui a fait de la coopération avec l’Afrique une grande priorité, l’ONEE à travers cette nouvelle mission va renforcer sa position d’acteur de référence pour le développement du secteur de l’eau dans le continent et développer davantage sa présence en Afrique en s’appuyant sur les valeurs de la coopération Sud-Sud, de la solidarité et du développement humain.

Décès du père de M. BADR IKKEN : La Fédération de l’Énergie présente ses sincères condoléances

C’est avec une immense tristesse que le bureau et les membres de la Fédération de l’Énergie ont appris le décès du père de notre estimé membre et ami BADR IKKEN,  Directeur Général de l´Institut de Recherche en Énergie Solaire et Énergies Nouvelles (IRESEN), survenu, jeudi 18 février.

Dans ces douloureuses circonstances, le bureau et les membres de la Fédération de l’Énergie présentent leurs sincères condoléances à M. BADR IKKEN, sa famille et aux proches du défunt.

Puisse Dieu avoir le défunt en Sa Sainte Miséricorde.

 

Nous sommes à Dieu et à lui nous retournons.

« Sol’R-Shemsy » : Un chauffe-eau solaire « Made in Morocco »

Une convention a été signée, hier à Fès, portant sur le financement du projet « Sol’R-Shemsy » dont l’objectif principal est de développer, innover et industrialiser un chauffe-eau solaire à tubes sous vide « Made in Morocco ». Ce projet, d’un montant global de près de 6 millions de dirhams co-financé à 60% par l’Institut de Recherche en Energie Solaire et Energies Nouvelles (IRESEN) dans le cadre de l’appel à projets InnoTherm, est porté par le consortium composé de l’Université Sidi Mohammed Ben Abdellah (USMBA), la Société d’Investissement en Energie (SIE) et la Société Energypole.

Gaz à effet de serre : L’énergie 1er pollueur au Maroc

L’énergie est le 1er émetteur des gaz à effet de serre (GES) au Maroc, avec 54,4% et 56,5% respectivement en 2010 et 2012, selon la 3e communication nationale du Maroc à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (TCN) dont les résultats ont été dévoilés hier à Rabat. Ce secteur est aussi responsable de la majeure partie des émissions des gaz : oxyde d’azote (NOx) et monoxyde de carbone (CO) avec plus 99% chacun, des COVNM (composés organiques volatils non méthaniques) avec 66% environ et du dioxyde de souffre (SO2) avec 70%, a indiqué Abdelfattah Sahibi, coordonnateur national de la TCN qui présentait ces résultats. Et après l’énergie, vient l’agriculture avec environ 23,4% des émissions de 2010 et 21,3% en 2012, les « procédés industriels » (10%), les déchets (7,7%) et les « changement d’affectation des terres et foresterie » (4,6%).

Contrat-programme : Objectifs atteints pour l’ONEE

Les engagements de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) dans le cadre du contrat-programme 2014-2017 avec l’Etat sont globalement atteints, a affirmé le Directeur général de l’Office, Ali Fassi Fihri. En matière de généralisation de l’accès à l’eau potable en milieu rural, les réalisations sont en phase avec les objectifs avec un taux d’accès de 95% à fin 2015, a-t-il expliqué dans un entretien publié par l’hebdomadaire international « Jeune Afrique ». Concernant l’assainissement liquide, 22 stations d’épuration des eaux usées ont été réalisées, cumulant une capacité de près de 90 000 m3 par jour, a indiqué Fassi Fihri, ajoutant que ces différents projets ont nécessité un investissement de 8 milliards de dirhams. Enfin, les efforts consentis en matière d’amélioration des performances ont permis à la branche eau d’économiser près de 800 millions de dirhams sur les exercices 2014 et 2015, selon le patron de l’ONEE.

Carburants : Vivo Energy Maroc décroche l’OHSAS

Vivo Energy Maroc, l’entreprise qui distribue et commercialise les carburants et lubrifiants de marque Shell au Maroc, a obtenu la certification à la norme « Occupational Health and Safety Assessment Series », OHSAS 18001, relative à la gestion de la santé et de la sécurité au travail.

Inscrite dans une logique d’amélioration continue, la politique de management de la santé, de la sécurité, de la sûreté et de l’environnement (HSSE) de Vivo Energy Maroc est ainsi reconnue à l’échelle mondiale.

Le DG de Vivo Energy Maroc, Mohammed Raihani, a déclaré que « nous sommes fiers d’avoir obtenu cette certification pour toutes nos activités de distribution de carburants, de lubrifiants et de gaz, ce qui confirme à nouveau notre engagement en matière de HSSE ».

A noter que la grande valeur ajoutée de la certification OHSAS 18001 réside dans la place de choix qu’elle accorde à la prévention. Par ailleurs, elle exige des entreprises un système de management de la santé et de la sécurité qui engage toute l’organisation, collaborateurs internes et externes confondus, y compris tous les partenaires de l’entreprise.

Secteur minier au Maroc : 7.538 titres miniers attribués jusqu’à janvier 2016

Quelque 7.538 titres miniers ont été attribués aux prospecteurs jusqu’à janvier 2016, dont 6394 permis de recherche et 1067 permis d’exploitation, a affirmé, dimanche dernier à Cap Town, le ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, Abdelkader Amara.
« Les opérateurs du secteur minier ont créé 39.000 emplois directs et entrainent, par le biais de la sous-traitance, autant d’emplois indirects, si ce n’est pas plus », a précisé M. Amara dans une allocution lu en son nom par son conseiller, Azza Addi, lors de la plus importante conférence minière au monde « Mining Indaba », qui se tient en Afrique du Sud.
Outre sa stabilité politique, son économie ouverte et sa géologie attractive, le Maroc a mis en place une stratégie minière basée sur quatre axes principaux, à savoir une législation moderne avec un assouplissement des procédures, une infrastructure géologique adéquate et disponible, un régime fiscal stable et avantageux et, enfin, l’ouverture de la zone minière artisanale d’une superficie de 60.000 Km2 aux investisseurs, a indiqué M. Amara à l’occasion du symposium ministériel dédié au « Rôle des gouvernements africains dans la promotion des investissements dans le secteur minier ».
Mettant l’accent sur l’expérience minière marocaine ainsi que les grandes réformes qu’a connues le secteur, le ministre a noté que le Maroc vient de revoir son code minier en y introduisant en particulier la possibilité de mener des recherches sur de grandes zones (entre 100 et 600km2), ce qui permettra aux compagnies minières de mener des travaux d’exploration avant de s’engager dans la recherche proprement dite.
Concernant l’infrastructure géologique, M. Amara a indiqué que le Maroc a opté pour la couverture du pays à de grandes échelles. En effet, et dans la mesure où les zones d’intérêt minier sont déjà entièrement couvertes au 1/200.000, il a été retenu de couvrir le territoire aux échelles de 1/100.000 et 1/50.000 tant en cartes géologiques qu’en géophysique aéroportée ou en géochimie.
Sur un autre registre, le ministre a rappelé l’ouverture de la zone minière artisanale aux investisseurs privés et publics tout en préservant les droits des artisans en les accompagnant pour s’adapter aux nouvelles donnes.
Mettant l’accent sur le rôle prépondérant du capital humain dans le développement du secteur, M. Amara a noté que le Maroc dispose de ressources hautement qualifiées et de centres de formations permettant de doter le secteur de ressources idoines.
Le ministre a indiqué à cet égard que bon nombre de pays amis africains ont pu former leurs cadres supérieurs et moyens dans ces établissements dans le cadre de la coopération Sud-Sud liant le Maroc à ces pays.
Le Maroc est un pays connu à l’échelle mondiale pour les phosphates dont il est le leader en matière de réserves et d’exportation. Le secteur des phosphates connait actuellement une métamorphose extraordinaire avec une orientation confirmée vers l’industrie des engrais phosphatés.
En témoigne le dernier complexe baptisé « African Complex Fertilizers » qui va produire à terme un million de tonnes d’engrais phosphatés dédiés totalement au continent africain.
Mais le Maroc est aussi producteur d’autres substances minérales, que ce soit les métaux de base ou les roches et minéraux industriels. En 2014, à l’échelle de l’Afrique, le Maroc a été le premier producteur de barytine, d’argent, d’arsenic et de strontium, le deuxième producteur de plomb et de zinc, le troisième producteur de Cobalt et le quatrième producteur de fluorine.
Le secteur minier du Maroc est régi par le principe de la libre entreprise et, à ce titre, il comporte une société de droit privé propriété de l’Etat, l’Office Chérifien des Phosphates (OCP), un établissement public, l’Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM) et environ 170 sociétés minières, selon le ministère.

SM le Roi approuve la désignation des membres du Comité de pilotage de la COP22

Sa Majesté Le Roi Mohammed VI a approuvé la désignation des membres du comité de pilotage de la COP22 présidé par M. Salaheddine Mezouar, indique le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération.
« SM le Roi Mohammed VI a nommé, jeudi 11 février 2016, M. Salaheddine Mezouar, Président du Comité de pilotage de la Cop 22. Le Souverain a également approuvé la désignation des 11 membres qui composent cette structure, chargée de la préparation et de l’organisation de la 22e session de la Conférence cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, COP22, qui se tiendra, du 7 au 18 novembre prochain, à Marrakech», précise le ministère dans un communiqué.

En plus de M. Mezouar, le comité est composé de :

–  Abdelâdim Lhafi (Commissaire),

– Aziz Mekouar (ambassadeur pour la négociation multilatérale),

– Nizar Baraka (président du comité scientifique),

– Hakima Haité, (envoyée spéciale pour la mobilisation),

– Driss El Yazami (responsable du pôle de la société civile),

– Faouzi Lekjaa (responsable du pôle financier),

– Samira Sitaïl (responsable du pôle de la communication),

– Abdeslam Bikrate (responsable du pôle de la logistique et de la sécurité),

– Said Mouline (responsable du pôle partenariat public/privé)

– Mohammed Benyahia (responsable du pôle événements parallèles « side events ».
La même source précise qu’en vertu des Hautes instructions Royales, une Commission interministérielle a été mise en place, en vue d’accompagner l’organisation de cette importante échéance internationale.
Cette commission est composée des Ministères des Affaires Etrangères et de la Coopération, de l’Intérieur, de l’Agriculture et des pêches, de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie Numérique, de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement et du Ministère de l’Economie et des Finances.
Sa Majesté le Roi a, également, donné ses Hautes Directives pour assurer l’entière implication du gouvernement, et susciter l’adhésion de tous les acteurs étatiques et non étatiques, publics et privés, pour réussir cet important rendez-vous dans la lutte contre les changements climatiques, souligne le communiqué.
Le Souverain a, aussi, donné ses Hautes Directives en vue de réaffirmer les différents engagements du Royaume en matière de protection de l’environnement, de promotion des énergies renouvelables et de lutte contre les changements climatiques, de promouvoir et défendre les préoccupations des pays en développement, notamment, africains et insulaires, ajoute-t-on.
SM le Roi a enfin donné ses Hautes Directives en vue de coordonner les différentes actions avec la présidence française de la COP21 et les Nations Unies, conformément à l’appel de Tanger, conclut le communiqué.

Electricité : Un accord en 5 points pour l’UAE à Marrakech

La 5ème édition du Congrès de l’Union Arabe de l’Electricité, qui s’est déroulé les 27 et 28 janvier à Marrakech, a rassemblé 250 leaders des secteurs électriques de 22 pays arabes et pays invités d’Afrique et d’Europe.

Une centaine d’entreprises a aussi fait le déplacement pour profiter d’un espace B2B et d’une plate-forme de partage autour des stratégies énergétiques dans la région et le monde.

A noter que, à l’issue des travaux du Congrès, une série de recommandations a été adoptée, sous le titre « Recommandations du Congrès de Marrakech », afin de dresser la feuille de route de l’UAE pour les années à venir.

Celle-ci comprend 5 axes majeurs : augmentation des échanges électriques et des interconnexions entre les pays arabes, renforcement du cadre réglementaire dans le domaine des énergies renouvelables, amélioration de l’investissement dans les moyens de production accompagnant l’intégration et la montée en charge des énergies renouvelables, coopération accrue en matière de formation des ressources humaines et adaptation aux contraintes environnementales de la production d’électricité à partir d’énergies fossiles.