Le Maroc offre d’énormes potentialités d’investissement dans les secteurs liés à l’économie verte et constitue, de par ses atouts, notamment la stabilité, une porte d’accès au marché africain, a indiqué, le 24 janvier à Rabat, le ministre finlandais de l’Environnement, de l’Énergie et du Logement, Kimmo Tiilikainen.

Lors d’une rencontre de travail avec le ministre de l’Énergie, des Mines et du Développement durable, Aziz Rabbah, M. Tiilikainen, en visite au Royaume à la tête d’une importante délégation composée de 19 représentants d’entreprises s’activant dans les secteurs de l’eau, de la gestion des déchets, de l’énergie et de la bio-économie, a rappelé que la Finlande se classe parmi les pays les plus verts dans le monde et partage avec le Maroc la volonté d’augmenter « dans un avenir très proche » l’utilisation de l’énergie issue de sources renouvelables.

M. Tiilikainen a souligné, à ce propos, l’engagement ferme de son pays en matière de tri, de valorisation des déchets et de traitement des eaux usées qui sont au cœur de la politique environnementale finlandaise, ajoutant que la promotion du secteur des technologies propres constitue un moyen efficace et intelligent pour l’ouverture de nouvelles voies vers la croissance verte et l’économie circulaire.

Il a aussi salué l’excellence des relations maroco-finlandaises ainsi que le grand progrès enregistré par le Royaume dans le cadre de sa transition vers une « société verte et écologique ».

« Le Maroc a l’assurance de bénéficier de notre expertise et de nos solutions dans le domaine des énergies renouvelables », a assuré le ministre finlandais, se disant convaincu que cette visite apportera de nouvelles idées pour l’approfondissement des relations bilatérales et l’ouverture de nouvelles perspectives de coopération entre les deux pays.

Pour sa part, M. Rabbah s’est félicité de l’excellence des relations entre les deux pays, qui sont appelés à renforcer leur la coopération dans le domaine énergétique, évoquant les grandes réformes entreprises par le Royaume sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI et dans le cadre de sa stratégie environnementale et énergétique, ainsi que les opportunités d’investissement qu’offre ce secteur à tous les niveaux. M. Rabbah a appelé, à ce propos, à la création de sociétés maroco-finlandaises mixtes et de tirer profit de l’expérience énergétique finlandaise réussie, « qui a donné beaucoup de résultats en termes d’économie circulaire et d’énergies renouvelables ».

« La Finlande constitue également pour le Maroc un bel exemple d’expérience réussie en matière de bio-énergie et de gestion des eaux usées », a de même noté M. Rabbah, invitant les sociétés finlandaises à s’ouvrir à travers le Maroc sur le marché africain qui représente d’énormes potentialités. Cette rencontre offre également une occasion pour partager les expériences des deux pays et pour examiner les énormes possibilités de coopération, a indiqué M. Rabbah, invitant l’ensemble des parties à construire et développer conjointement et bilatéralement le secteur des énergies. M. Rabbah a, aussi, plaidé pour la poursuite des discussions en vue d’élaborer une feuille de route déclinée en « accords de partenariats et en mémorandums d’entente » dans les domaines prioritaires précités. Le ministre finlandais rencontrera, à l’occasion de sa visite au Maroc, de nombreux hauts responsables gouvernementaux marocains dans le cadre de la promotion des exportations et des entreprises finlandaises.

La part des énergies renouvelables dans le mix électrique national a atteint 34% à fin 2017, a affirmé vendredi 26 janvier le président du directoire de l’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN), M. Mustapha Bakkoury, rappelant que le Maroc s’était fixé comme objectif de porter la contribution de ces énergies à 42% du mix énergétique national en 2020 et à 52% en 2030.

« A fin 2017, nous sommes à 34% de capacités installées de sources renouvelables en ce qui concerne le mix électrique », a indiqué M. Bakkoury à l’issue de la séance de travail présidée par SM le Roi Mohammed VI au Palais Royal de Casablanca et consacrée à l’examen de l’état d’avancement de la mise en œuvre par MASEN des plans de développement des énergies renouvelables du Royaume, ainsi qu’à l’évaluation de leurs différentes phases de réalisation.

L’année 2018 connaîtra la mise en exploitation des centrales NOOR Ouarzazate II, NOOR Ouarzazate III, et NOOR Ouarzazate IV, ainsi que Noor Laâyoune I et Noor Boujdour I, a-t-il précisé, notant que l’année en cours sera également marquée par l’extension des centrales Noor Laâyoune I et Noor Boujdour I, pour les porter aux capacités initialement identifiées à l’horizon 2020.

Le président du directoire de MASEN a, en outre, fait savoir que le « grand projet de Midelt » avance dans de très bonnes conditions, et que la construction des centrales solaires devra démarrer au plus tard début 2019. En ce qui concerne l’énergie éolienne, il a affirmé que l’année 2018 connaîtra la mise en exploitation de centrales développées dans le cadre de la loi 13-09 pour des capacités qui avoisinent les 300 mégawatts, ainsi que le lancement de nouveaux projets, notamment ceux de Midelt (éolien) et Taza (éolien) « qui viendront renforcer la dynamique pour atteindre l’objectif de 42% à l’horizon 2020 ».

Au sujet des relations de coopération entretenues par l’Agence avec des pays du continent africain, M. Bakkoury a noté que plusieurs accords, signés avec des pays frères, vont être concrétisés au cours de l’année 2018, renforçant ainsi la dynamique du partenariat Sud-Sud. Ces accords permettront, outre l’échange d’expertises, le co-développement de projets et la participation, de manière effective, à l’effort de l’électrification en Afrique et, par conséquent, au renforcement du potentiel de développement économique du continent.

La réunion annuelle des trois plateformes énergétiques de l’Union pour la Méditerranée (UpM) se tiendra du 31 janvier au 1 er février prochain à Barcelone.
Cette réunion sera l’occasion de présenter les résultats attendus et la mise en œuvre des activités incluses dans le programme de travail 2017 ainsi que de présenter les activités prévues pour 2018, souligne l’UpM.
Conçues pour fonctionner comme des mécanismes flexibles et rapides d’échanges et de coopération, ces plateformes sur l’énergie visent à faciliter les partenariats basés sur la confiance mutuelle et la transparence entre les états membres de l’UpM et entre les acteurs concernés par l’énergie dans la région.
Le secrétariat général de l’UpM travaille activement avec l’ensemble de ses partenaires au sein de la région pour stimuler le développement durable grâce à des initiatives et à des projets concrets.
Parmi ces initiatives, figure le projet SPREF (Cadre des énergies renouvelables privées–Région SEMed) qui vise à surmonter les obstacles entravant le développement des marchés privés des énergies renouvelables au Maroc, en Tunisie, en Égypte et en Jordanie.
Développé par la BERD (Banque européenne pour la reconstruction et le développement), ce projet fournit des mécanismes de financement efficaces et un soutien technique de coopération ciblé pour la mise en œuvre de projets d’énergies renouvelables dans la région.
Le SPREF permettra aux pays concernés d’atteindre leurs objectifs en termes d’énergies renouvelables et de réduire leurs émissions de CO2.
Le projet « Tafila Wind Farm » qui ouvre de nouveaux horizons aux projets d’énergies renouvelables dans la région méditerranéenne. Ce projet jordanien couvrira 3% de la demande en électricité nationale et créera de nouveaux emplois substantiels pour des travailleurs qualifiés.
Le projet « Energy University de Schneider Electric », soutenu par l’UpM, fournira des programmes d’éducation spécialisée gratuits pour les professionnels de l’énergie par le biais d’une plateforme en ligne.
Les objectifs du projet sont le développement des compétences en efficacité énergétique et en énergies renouvelables grâce à des cours en ligne gratuits et à une mise en réseau améliorée entre les experts régionaux en efficacité énergétique et en énergies renouvelables.

 

L’expérience marocaine dans le domaine des énergies renouvelables a été mise en lumière, mardi 16 janvier, dans le cadre de la « Semaine de la durabilité d’Abou Dhabi ».
Intervenant lors d’un séminaire axé sur « La réalisation des objectifs de l’énergie renouvelable en Afrique du Nord », le ministre de l’Energie, des Mines et du Développement durable, Aziz Rabbah a indiqué que le Maroc a fait de la transition vers les énergies renouvelables une priorité avec l’adoption, depuis 2009, d’une stratégie énergétique fondée principalement sur le développement de ces énergies, l’efficacité énergétique et la promotion des activités économiques respectueuses de l’environnement.
M. Rabbah a souligné que le Maroc met son expérience pionnière en la matière à la disposition des pays africains pour en bénéficier, expliquant que le Royaume aspire devenir un centre régional pour l’énergie et le développement durable compte tenu de ses réalisations dans ce domaine et de sa position stratégique en tant que passerelle entre l’Afrique et l’Europe.
Le ministre s’est aussi attardé sur la vision de l’efficacité énergétique que le Maroc a mis en place dans le but de parvenir à l’équilibre financier et à l’économie de la consommation, notamment dans les secteurs du transport, de l’industrie, de l’agriculture et de l’éclairage public.
De son côté, le secrétaire général de l’instance arabe des énergies renouvelables, Mohammed Al Taani s’est félicité des pas franchis par le Maroc dans ce domaine, soulignant que le succès réalisé par le Royaume en la matière est le fruit de la mise en place d’une vision bien définie qui a accordé la priorité aux énergies renouvelables et aux investissements importants alloués pour leur mise en oeuvre.
Il a également appelé à une coopération régionale arabe dans le domaine de l’énergie, notamment renouvelable, et à la consolidation des efforts des secteurs public et privé à travers des partenariats solides, transparents et bénéfiques ainsi qu’à la promotion d’une économie verte et la rationalisation de la consommation.
Pour sa part, le directeur exécutif de l’énergie propre au sein d’« Abu Dhabi Future Energy Company » (Masdar), Badr Allamki a qualifié de modèle l’expérience marocaine dans le domaine des énergies renouvelables, tout en saluant la coopération constructive entre « Masdar » et l’Office National de l’Electricité et de l’Eau potable (ONEE).
Il a, dans ce sens, rappelé l’annonce récemment de l’achèvement d’un projet de coopération entre l’ONEE et « Masdar », portant sur l’approvisionnement de 19.438 foyers en énergie solaire dans environ 1.000 villages au Maroc.
Abondant dans le même sens, M. Abid Omrane, membre du bureau dirigeant de l’Agence marocaine pour l’Energie durable (MASEN) a noté que le Maroc a fait du développement durable un choix stratégique qu’il a mis en oeuvre dans plusieurs secteurs, notamment du transport et de l’infrastructure, mettant en exergue le succès des projets d’énergie renouvelable réalisés dans le Royaume à la faveur des efforts des secteurs public et privé.
Dans le même sillage, le directeur général par intérim de l’ONEE, Abderrahim Hafidi, qui intervenait lors d’une deuxième rencontre sur « Les infrastructures en Afrique », a souligné l’importance stratégique du secteur de l’énergie pour le Maroc en vue de booster le développement dans divers domaines, notant que le Royaume mise sur l’investissement d’environ 42 milliards dollars dans ce secteur, dont 30 milliards réservés aux énergies renouvelables, à l’horizon 2030.
M. Hafidi a, d’autre part, appelé à la transformation des défis auxquels fait face l’Afrique en des opportunités d’investissement, en particulier dans le domaine des énergies alternatives, eu égard au potentiel important dont dispose le continent.
En marge de cette « Semaine de la durabilité d’Abou Dhabi », M. Rabbah a eu des entretiens avec le ministre émirati de l’Energie et de l’Industrie, Suhail Bin Mohammed Faraj Al Mazroui, axés notamment sur les moyens de promouvoir la coopération entre le Maroc et les Emirats Arabes Unis, en particulier dans le domaine de l’énergie.

La finalisation d’un projet de coopération entre l’Office National de l’Electricité et de l’Eau potable (ONEE) et la société émiratie de l’énergie du futur « Masdar », portant sur le raccordement de 19 438 foyers en énergie solaire dans environ 1 000 villages au Maroc a été annoncée, le 14 janvier à Abou Dhabi. S’exprimant lors d’une rencontre organisée à cette occasion, le ministre de l’Energie, des Mines et du Développement durable, Aziz Rabbah, a indiqué que ce projet d’envergure, lancé en 2015, est un modèle à suivre pour plusieurs pays qui pâtissent de la difficulté d’accès à l’électricité, notamment en Afrique.

Masen (Agence marocaine pour l’énergie durable) et la société suédoise de technologie solaire, Cleanergy, ont signé, le 10 janvier un accord de coopération pour développer conjointement un système de stockage d’énergie thermique (TES) utilisant la technologie d’électricité solaire Cleanergy CSP-Stirling.

Cleanergy et Masen vont également, dans le cadre de cet accord, développer un système de stockage pour la production d’énergie solaire.

Cette solution permettra de produire une électricité renouvelable distribuable à un coût très compétitif.

Rappelons que Masen est le groupe chargé de piloter les énergies renouvelables au Maroc. Les programmes de développement de projets intégrés portés par Masen visent notamment à développer une puissance de production électrique propre additionnelle de 3.000 MW à l’horizon 2020 et de 6.000 MW à l’horizon 2030. Et ce, dans le but de contribuer à l’objectif national, à l’horizon 2030, d’un mix énergétique dont 52% est d’origine renouvelable.

L’Agence marocaine des énergies renouvelables (MASEN) participe à la 11e édition du World Future Energy Summit (WFES), l’un des plus grands salons internationaux consacré aux énergies renouvelables, qui se tient du 15 au 18 courant à Abu Dhabi, aux Emirats Arabes Unis. Cet événement sera l’occasion pour MASEN de faire le point sur les

principaux défis du secteur, rappeler ses ambitions de développement des énergies renouvelables dans la région MENA et affiner sa vision du marché et de son évolution, tout en renforçant ses liens avec les acteurs-clés des énergies renouvelables au niveau mondial. MASEN est présente au WFES à travers un pavillon dans le Hall 5 (stand n° 5421), aux côtés de sa filiale Alsolen (détenue à 50% par Masen). Alsolen développe et commercialise des centrales solaires thermiques à miroirs de Fresnel, dotées de systèmes novateurs qui intègrent le stockage thermique. L’Agence organisera à cette occasion le 16 janvier un petit déjeuner sur le rôle du rapport coût-efficacité des technologies de stockage de l’énergie dans la planification des futurs besoins en énergie durant lequel le conseiller du Président de MASEN, Tarik Hamane, reviendra sur les impacts de la réduction des coûts de stockage sur les prévisions de demande d’électricité et les stratégies d’approvisionnement. Le pavillon de MASEN abritera aussi le même jour une conférence sur le thème « Atteindre les objectifs d’énergies renouvelables en Afrique du Nord » en présence de Obaid Amrane, membre du Directoire de MASEN, qui fera le point sur les projets, les échéances et les objectifs des stratégies énergétiques d’Algérie, du Maroc, de Tunisie et d’Egypte, ayant tous adopté des stratégies ambitieuses pour le développement des énergies renouvelables, ajoute-t-on. Le salon sera également l’occasion pour MASEN de présenter la dynamique de développement de ses projets solaires, éoliens et hydrauliques et de promouvoir son modèle unique de développement durable par les énergies renouvelables, ancré au Maroc et ouvert à l’international. La présence de MASEN au WFES lui permettra aussi de sonder le marché mondial du photovoltaïque et rencontrer ses principaux opérateurs mondiaux, dans la perspective du lancement prochain de la deuxième phase du projet Noor PV. Le WFES est le plus grand événement dédié aux acteurs des énergies renouvelables dans la région MENA et l’un des plus importants dans le monde avec 175 pays représentés, 639 entreprises et plus de 30 000 participants, parmi lesquels des représentants de gouvernements, des institutionnels, des entrepreneurs et des leaders d’opinion. Désormais un rendez-vous international incontournable pour les opérateurs et décideurs du secteur, le WFES est un espace de networking et d’affaires offrant également une vitrine pour les dernières tendances et innovations en matière d’énergies renouvelables, d’efficacité énergétique et de technologies propres.

L’agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE) a tenu, le 21 décembre à Rabat, la première réunion du comité de pilotage du projet GEF-Pompage solaire dédiée entre autres à la présentation du programme et du plan de travail pour l’année 2018.

Cette réunion qui a été présidée par le Directeur général de l’AMEE, M. Saïd Mouline, a connu la participation du Représentant Résident Assistant Programme PNUD, Yassir Benabdallaoui, et de la directrice des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique au ministère de l’Energie, des Mines, Zohra Ettaik.

Cette réunion tenue sous le thème « pompage solaire pour l’irrigation agricole », a connu également la participation des représentants du ministère de l’Agriculture et la Pêche Maritime et du Groupe crédit agricole du Maroc.

Rappelons que le projet GEF-Pompage Solaire financé par un don du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM-GEF) vise à soutenir la mise en œuvre du Programme national pour la promotion du pompage solaire pour l’irrigation agricole.

Conscient de l’importance des certifications de qualité dans le secteur du carburant, le groupe OiLibya s’est associé à l’organisme SGS Maroc, leader mondial de la certification des hydrocarbures, dans le but de mettre ses produits carburant à l’épreuve, en les soumettant à un contrôle rigoureux au sein de toutes ses stations-service.

OiLibya, acteur incontournable dans la distribution de produits pétroliers en Afrique, affiche depuis toujours sa rigueur et son sérieux dans la production de carburant. Sa force de proposition, sa capacité d’innovation et son respect des normes de qualité internationales ont fait de son offre l’une des meilleures du marché africain.

C’est donc naturellement que le groupe a choisi SGS Maroc, leader mondial de l’inspection, du contrôle, de l’analyse et de la certification, comme partenaire, afin de tester, contrôler et certifier la qualité des carburants OiLibya.

Ce partenariat a déjà porté ses fruits, grâce à la mise en service d’un laboratoire mobile, destiné à contrôler la qualité des carburants dans les stations-service OiLibya. Des experts se sont donc mis en route pour tester les pompes à essence et délivrer les certifications relatives au contrôle de

qualité des carburants et sensibiliser le public présent quant à l’importance du choix de carburant pour le bon fonctionnement du moteur et donc la longévité du véhicule.

Les premiers résultats de cette tournée ont déjà permis à de nombreuses stations-service de garantir la qualité supérieure des produits mis à disposition des automobilistes, et ainsi réaffirmer son positionnement d’acteur incontournable sur le marché des hydrocarbures au Maroc, en faisant de ses carburants une référence de qualité certifiée.

Vinci construction, acteur mondial des métiers des concessions et de la construction, a annoncé le 9 janvier avoir remporté un contrat pour la réalisation de la station de transfert d’énergie par pompage (Step) Abdelmoumen, à 70 km au nord-est d’Agadir, dans la province de Taroudant. Cette Step vient renforcer celle existante d’Afourer (460 MW).

D’un montant de 284 millions d’euros, ce projet, consistant à stocker l’énergie sous forme hydraulique, s’inscrit dans le plan de développement et d’intégration des énergies renouvelables au Maroc. Il comprend les études d’exécution, la réalisation du génie civil, la fourniture de matériel et des équipements de transfert, le montage, les essais et la mise en service de la station. Les travaux de génie civil réalisés par Vinci construction incluent le terrassement de deux bassins, le creusement de l’usine de production installée à flanc de colline et enterrée, l’installation de la conduite de transfert sur 3 km, dont 1 km enterré. L’accès aux installations pour le chantier et pour l’opération future du site nécessite par ailleurs la création de nouvelles routes et la réhabilitation de plusieurs autres. L’équipement électromécanique, pris en charge par Andritz Hydro, comprend entre autres deux turbines Francis de 175 MW mises au point spécialement dans le laboratoire de l’entreprise et l’installation d’un poste à haute tension.

D’une durée de 48 mois, le chantier mobilisera 840 personnes, dont 780 recrutées localement. Un programme de formation sera mis en place pour garantir la sécurité et la qualité du chantier.

Les objectifs de ce projet sont multiples. Il vise à optimiser l’exploitation des moyens de production; à participer à la satisfaction de la demande en électricité du pays en période de pointe; à participer également au stockage

de l’énergie renouvelable, objet du programme national solaire (2000 MW) et eolien (2000 MW) à l’horizon 2020, et en particulier celle d’origine éolienne et valoriser cette énergie propre via un placement optimal; et à atténuer l’impact de l’intermittence des moyens de production éoliens et solaires avec les possibilités de stockage qu’offre l’utilisation d’une Step. Le projet vise aussi à améliorer la stabilité du réseau électrique de transport d’énergie du sud, et permettra de développer la région sur le plan social et économique, de réduire les émissions de CO2 et des gaz à effet de serre et de préserver les ressources en eau puisque la Step fonctionne en circuit fermé et ne consomme pratiquement pas d’eau. Rappelons que Vinci est principalement présent au Maroc via ses filiales Sogea-Satom et Vinci Energies. Sogea Maroc et Dumez Maroc, filiales de Sogea-Satom, sont implantées dans le pays depuis 90 ans.