La pertinence de la nouvelle stratégie énergétique du Maroc a été mise en avant le 8 novembre à Fès, lors d’une conférence sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Pour le doyen de la Faculté des sciences et techniques (FST) de Fès, Mustapha Ijjaali, la nouvelle stratégie énergétique du Royaume vise à renforcer la sécurité d’approvisionnement et la disponibilité de l’énergie, ainsi que son accessibilité généralisée à des coûts raisonnables. M. Ijjaali, qui intervenant à l’ouverture de cette rencontre, a fait savoir que le Maroc, à travers son plan de développement des énergies renouvelables, projette de renforcer ses capacités de production pour atteindre les 42 % de la puissance électrique installée en 2020 et 52 % à l’horizon 2030.

Il a aussi mis l’accent sur les chantiers énergétiques initiés par le Maroc, dont le plan solaire dédié à l’installation de 2 Gigawatts à l’horizon 2020 sur 5 sites (Noor Midelt, Noor Ouarzazate, Noor Tata, Noor Laâyoune et Noor Boujdour) et le plan éolien visant l’installation de 2 Gigawatts à l’horizon 2020 (parcs de Tarfya, Taza et Tanger ), outre le programme national d’efficacité énergétique destiné à la réduction de la consommation énergétique du royaume de 12 pc en 2020 et de 15 en 2030. L’universitaire a de même souligné que l’université Sidi Mohammed Ben Abdellah de Fès et la FST œuvrent à accompagner cette stratégie nationale, à travers l’orientation des formations et des recherches vers les besoins des acteurs socio-économiques, notant que les formations dispensées et les travaux réalisés au sein de la FST versent dans ce registre. D’autres participants ont mis en avant l’importance de cette thématique aussi bien au niveau national qu’international, soulignant l’importance du choix du Maroc d’investir dans les énergies renouvelables.

Rappelant que le Royaume, grâce notamment à son plan solaire, fait partie des pays précurseurs dans l’économie verte, ils ont appelé les universitaires à accompagner cette dynamique tournée vers le futur. Organisées par la FST, cette rencontre de deux jours traitera de plusieurs axes, dont « l’étude numérique de rendement d’un capteur solaire à matériau léger », « l’étude numérique des transferts thermiques couplées dans une cavité allongée : effet de l’émissivité » et « l’étude expérimentale du microclimat d’une serre agricole équipée de panneaux photovoltaïques souples sur le toit ».

La promotion de l’investissement et de l’intégration régionale constituent les principaux défis à relever pour réussir une transition énergétique durable en Afrique, ont souligné, le 10 novembre à Tanger, des experts en énergie. Intervenant lors d’une séance plénière sur les « Perspectives énergétiques globales: quels modèles de transition énergétique durable, abordable et accessible ? », organisée dans le cadre de la 10e édition du MEDays, ils ont mis en avant la nécessité de mobiliser les financements nécessaires pour le développement des projets énergétiques et de se doter d’une volonté politique pour promouvoir la coopération régionale en la matière. Dans ce cadre, Charlotte Aubin, entrepreneur et membre fondateur de la société GreenWish Partners, a souligné que le coût de l’énergie constitue l’obstacle majeur en matière d’accès du secteur privé au domaine énergétique, notant que les pays émergents sont appelés à recourir aux sources d’énergies propres, développer leurs économies sociales et à renforcer l’utilisation des solutions innovantes, et ce à même de réussir le pari de la transition énergétique.

Pour sa part, la directrice de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Amina Benkhadra, a souligné que le déploiement des politiques de l’efficacité énergétique doit être considéré comme une base essentielle de toute politique énergétique, visant à réduire et à optimiser la consommation énergétique dans les domaines du transport, de l’habitat et de l’industrie. Au niveau national, Mme Benkhadra a assuré que le Maroc a pris conscience de ces enjeux depuis des années, grâce à la vision éclairée de SM le Roi Mohammed VI, notant que le Royaume s’est engagé dès 2009 dans une vision de développement de ce secteur et mis en place une politique axés notamment sur la sécurité d’approvisionnement, la disponibilité de l’énergie au meilleur coût, le développement durable et surtout l’intégration régionale du Maroc à son environnement. « Cette dynamique des énergies solaire et éolienne au Maroc est en droite ligne avec le respect des engagements du Royaume et son intégration dans le développement des énergies renouvelables et du développement durable », a-t-elle fait savoir.

De son côté, l’ancien ministre de l’Environnement de la France, Brice Lalonde, a estimé que l’intégration énergétique en Afrique fait face à de nombreux défis liés notamment à la divergence des systèmes juridiques et économiques des pays africains, plaidant pour le renforcement de la coopération régionale dans ce domaine, à même d’accélérer la transition énergétique du continent. A cet égard, M. Lalonde a tenu à saluer l’expérience marocaine remarquable dans le domaine des énergies renouvelables, notant qu’elle peut servir de « modèle » pour de nombreux pays africains, qui sont appelés à se doter d’une volonté politique solide, à renforcer leur cadre législatif et à développer leurs infrastructures. Sur le plan technique, il a préconisé de se passer des combustibles fossiles et d’opter pour une production dé-carbonée de l’électricité, et ce à travers le recours aux énergies renouvelables, notant que de nos jours le stockage de l’énergie devient un élément essentiel pour parvenir à résoudre la problématique de disponibilité de l’énergie.

Quant au secrétaire général de l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OPAEP), Abbas Ali Al Naqi, a souligné que les énergies renouvelables jouent un rôle de plus en plus important dans la création d’emplois et le développement des économies, notant que ces énergies constituent l’avenir de la planète.

Le ministre de l’énergie, des mines et du développement durable, M. Aziz Rabbah a participé, les 7 et 8 novembre à Paris à une réunion ministérielle de l’Agence internationale de l’Energie (AIE) qui réunit une quarantaine de ministres en charge de l’énergie des pays membres et associés de cette agence. La réunion, qui se tient sous le thème «Renforcer la sécurité énergétique pour une croissance mondiale durable», est consacrée à l’examen des problématiques énergétiques les plus urgentes. Elle offre également l’occasion d’aborder plusieurs thèmes ayant trait à l’intérêt de la numérisation dans le secteur énergétique ainsi qu’à la sécurité énergétique au XXIe siècle et à l’importance des technologies et des investissements dans les énergies propres. La réunion se tient avec la participation de plus de 30 présidents et directeurs généraux de grandes sociétés énergétiques représentées au Conseil de l’Energie de l’AIE. En plus des sessions plénières, une série d’événements parallèles au niveau ministériel seront organisés sur plusieurs questions dont le programme de transition de l’énergie propre de l’AIE. Le Maroc, qui est devenu en novembre 2016 le premier pays africain à bénéficier du statut de membre associé de l’AIE, a signé en juin dernier avec l’Agence un programme d’action pour une durée de trois ans dans le but d’approfondir la coopération bilatérale dans les domaines de la sécurité énergétique, des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, du renforcement des capacités et des données et statistiques.

M. Saïd Mouline le Directeur Général de l’AMEE a reçu, le 01 Novembre 2017, au siège de l’Agence à Raba, Son Excellence M. Götz Schmidt-Bremme, Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne, en vue de prospecter les opportunités de coopération entre les deux pays dans le domaine de l’efficacité énergétique.

Lors de cette rencontre M. Mouline a présenté à M. Götz Schmidt-Bremme un aperçu sur le rôle de l’AMEE dans la mise en œuvre de la stratégie énergétique au Maroc et a précisé que l’AMEE est une institution publique intervenant sur l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur de l’efficacité énergétique. Après avoir rappelé l’historique de la coopération Maroco-Allemand dans ce domaine, il a détaillé les différents projets menés dans les secteurs de l’industrie, le bâtiment, l’agriculture, le transport et l’éclairage public. M. Mouline a ajouté, que l’AMEE, qui collabore également depuis quelques années avec diverses agences européennes est très sollicitée par les organismes de plusieurs pays notamment pour des actions de formation à la Green plateforme de l’AMEE à Marrakech qui est désigné aujourd’hui, sous l’égide de l’Unesco, un centre régional d’excellence de catégorie II pour l’efficacité énergétique, qui a pour mission de renforcer la coopération internationale et régionale pour le développement des ressources humaines et institutionnelles dans le domaine de l’efficacité énergétique et du développement durable.

Le puits KSR-14 situé sur le permis Sebou Central dans le Bassin du Rharb, à proximité de Mechra Bel Ksiri a démarré le 18 septembre 2017 et a pris fin le 10 octobre 2017 à la profondeur totale mesurée de 1830 m.

Les diagraphies, enregistrées dans ce puits, ont confirmé l’existence de gaz. Il s’agit d’une petite découverte ; la zone du Gharb est connue pour ses petits gisements de gaz biogénique. Le puits sera équipé pour une production future, étant à proximité des infrastructures de transport, ce qui permettra de renforcer la production de gaz déjà existante dans ce bassin.

Le puits KSR-14 est le premier d’une campagne de forages de neuf puits, prévue par SDX Energy Morocco dans le bassin du Rharb fin 2017 – début 2018.

Le Maroc constitue un exemple en matière de développement des énergies renouvelables, a indiqué, jeudi 26 octobre à Dakar, le Directeur général de l’Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER) du Sénégal, Djiby Ndiaye. « Le Maroc est aujourd’hui le premier pays africain qui s’est le plus investi dans le développement des énergies renouvelables, aussi bien à travers l’installation de grandes centrales solaires, de centrales éoliennes, dans la formation en plus de la mise en place de nombre d’institutions, comme MASEN (l’Agence marocaine pour les énergies renouvelables), l’AMEE (Agence marocaine pour l’efficacité énergétique) ou l’ADERE (Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) », a-t-il déclaré en marge du premier Salon de l’économie verte des Etats membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) qui s’est tenu, du 26 au 29 courant à Dakar, avec le Maroc comme invité d’honneur. « Le Maroc est un partenaire stratégique du Sénégal, un pays ami et frère. Mais au-delà de ces considérations, le Maroc est un pays sur lequel nous comptons beaucoup dans de nombreux domaines, notamment celui du développement des énergies renouvelables », a-t-il lancé, rappelant que son agence est liée par des conventions de partenariat avec MASEN et l’AMEE. L’organisation de ces deux grands évènements, en l’occurrence le premier salon de l’économie verte et le 7è salon international des énergies renouvelables et de l’environnement en Afrique vise à réunir tous les acteurs des secteurs des énergies renouvelables et du développement durable, pour présenter leurs produits, les exposer mais également débattre de tous les sujets relatifs aux énergies renouvelables, à l’économie verte et au développement durable. « Le potentiel est là, mais le seul obstacle à l’essor des énergies renouvelables en Afrique est le financement des grands projets, en particulier ceux étatiques, visant à accompagner le petit secteur privé, les maraichers, les ménages, la petite et moyenne industrie et le secteur tertiaire », a-t-il souligné. Ces deux salons ont été organisé par l’ANER en collaboration avec le Centre islamique pour le développement du commerce (CIDC). Un colloque scientifique sur le thème « Vers l’économie verte : énergies renouvelables et développement durable », s’est tenu en marge de l’exposition qui couvre 2000m2. Des B to B et des visites de sites dédiés aux énergies renouvelables figuraient également au programme de ce Salon.

Platinum Power a lancé, le 10 avril 2017, le processus qui lui permettrait de présélectionner les consortiums pour la réalisation de deux aménagements hydroélectriques en Côte d’Ivoire :

– L’aménagement hydroélectrique de Gao, d’une capacité prévisionnelle de 150 MW, situé sur le fleuve Bafing ;

– L’aménagement hydroélectrique de Tayaboui, d’une capacité prévisionnelle de 150 MW, situé sur le fleuve Sassandra.

Pour rappel, Platinum Power développe les deux projets dans le cadre du Protocole d’Accord signé en février 2014 avec le Gouvernement de Côte d’Ivoire sous un schéma BOOT (Build, Own, Operate & Transfer) comprenant la conception, le financement, la construction, l’exploitation et la maintenance des centrales.

Platinum Power SA est un opérateur indépendant d’électricité panafricain spécialisé dans le développement, le financement, la construction et l’exploitation de projets de production d’énergie à partir de sources renouvelables. Véritable pionnier dans son secteur, Platinum Power est présent au Maroc, en Côte d’Ivoire et au Cameroun. 
Platinum Power est une société de portefeuille du fonds d’investissement américain Brookstone Partners. Parmi les actionnaires de Platinum Power figure également le fonds institutionnel PMEC qui compte parmi ses investisseurs l’État marocain à travers la Caisse Centrale de Garantie, la KfW, la Banque Européenne d’Investissements, l’Agence Française de Développement ainsi que d’autres investisseurs institutionnels marocains et du Moyen- Orient.

L’Agence marocaine de l’efficacité énergétique (AMEE) a remporté, mardi 24 octobre à Dubai, le premier Prix des Emirats pour l’Energie, dans la catégorie de l’efficacité énergétique, pour ses actions et ses initiatives dans le domaine de la promotion de l’efficacité. Ce prix, décerné en marge de la 4è édition du Sommet mondial sur l’économie verte (WGES) 2017, qui a réuni plus de 3.000 participants, dont des experts et des investisseurs, a été lancé en 2012 afin de promouvoir l’efficacité énergétique et jeter la lumière sur les meilleures pratiques de consommation d’énergie.

Cette récompense qui a eu un impact positif au niveau de la région MENA a contribué à la sensibilisation sur l’importance de la rationalisation de la consommation d’énergie. « Ce prix est la résultante de la vision stratégique de SM le Roi Mohammed VI

relative à la promotion des énergies renouvelables et de la transition énergétique, lancée en 2009 », a indiqué le directeur général de l’AMEE, Said Mouline. Il a noté que l’Agence a été primée pour ses actions liées à la mise en place de programmes ambitieux dans le domaine de l’efficacité énergétique et d’initiatives relatives à la formation et à la sensibilisation touchant tous les secteurs, notamment l’industrie, le BTP et l’agriculture.

Les moyens de développer le partenariat et la coopération entre le Maroc et l’Agence française de développement (AFD) en matière d’environnement et de développement durable ont été au centre d’entretiens, le 19 octobre à Rabat, entre la Secrétaire d’Etat chargée du développement durable, Nezha El Ouafi, et le Directeur de l’Agence, Eric Bolard. Lors de cette entrevue, les deux parties ont également examiné les moyens de déterminer les projets qui pourraient être financés par l’AFD. A cet égard, Mme El Ouafi a mis en avant les programmes et les priorités du Secrétariat d’Etat relatifs notamment à la mise en œuvre de la Stratégie nationale du développement durable, sur les plans institutionnel et sectoriel, outre la nécessité d’accompagnement des régions dans l’intégration des plans de développement régionaux. Elle a, par ailleurs, passé en revue les grands axes du Programme national de l’amélioration de la qualité de l’air et de l’orientation du ministère pour le renforcement du programme lié à la valorisation des déchets en vue d’en faire un chantier économique générateur de revenus, outre le programme national d’assainissement liquide en milieu rural. De son côté, M. Bolard a exprimé sa disposition à accompagner le Secrétariat d’Etat pour la réalisation des objectifs millénaires du développement durable et l’accompagnement du Royaume dans la mise en œuvre de la stratégie nationale du développement durable au niveau régional, outre la consolidation des compétences et la réhabilitation du capital humain dans ce domaine. L’AFD est une institution financière publique qui intervient dans le financement de nombreux secteurs de développement, notamment en matière d’environnement, d’infrastructures, d’énergies renouvelables et des transports.

La secrétaire d’Etat chargée du développement durable, Nezha El Ouafi a présidé, le 24 octobre à Casablanca, la cérémonie de remise des prix du programme Cleantech, mené par ce département avec l’appui du Fonds de l’Environnement Mondiale (FEM) et l’Organisation des Nations unies de Développement Industriel (ONUDI).

Cette cérémonie est organisée dans le cadre de la 9e édition du Salon International des Equipements, des Technologies et des Services de l’Environnement « Pollutec Maroc 2017 », qui s’est tenu du 24 au 27 octobre à Casablanca sous le Haut Patronage de SM le Roi, avec la participation de plus de 200 exposants venus du monde entier. Le Programme Cleantech permet la promotion des innovations en technologies propres et entrepreneuriat vert à travers l’organisation de compétitions annuelles visant à récompenser les projets les plus innovants, et à mettre en place un programme important d’accélération et d’accompagnement personnalisé des projets. Ainsi, le projet Biodrive (valorisation des déchets) porté par Youness Faiz a remporté le grand prix (200.000 DH), alors que le prix dédié à l’énergie renouvelable a été décerné au projet SHEMS de Zakaria Rai. Le prix portant sur l’efficacité énergétique a été attribué au projet Visuel Metrics présenté par Mohammed Morabet. Mohammed Ait Lhadj était le destinataire du prix dédié à la gestion rationnelle des ressources en eau pour son projet Wudumatic, alors que le prix Bâtiment Vert est revenu au projet Serre Inno. Le prix « Women Lead Team », réservé aux femmes entrepreneurs a été décerné à Fatimazahra Bendahmane (Projet Shape). Les cinq derniers prix sont dotés chacun de 150.000 dhs. Auparavant, Mme EL Ouafi a inauguré « Pollutec Maroc 2017 », événement qui rassemble les professionnels de l’environnement, et constitue indicateur du développement du marché de l’environnement et du développement durable au Maroc. s’exprimant à cette occasion, Mme El Ouafi a indiqué que cet événement coïncide cette année avec l’adoption de la Stratégie Nationale de Développement Durable (SNDD), qui vise la mise en cohérence et la synergie des politiques et des programmes sectoriels dans la perspective de réussir la transition de notre pays vers une économie verte et inclusive d’ici 2020.