La consommation de l’énergie électrique a affiché une hausse de 1,4% en variation annuelle, à fin janvier 2016, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF).

Cette évolution est en lien avec la bonne dynamique des ventes de l’énergie de très haute, haute et moyenne tension (HMT), utilisée, essentiellement, par le secteur manufacturier (+6,2 % après +0,9 % un an plus tôt), atténuée par la baisse de celles destinées aux distributeurs de 1,4 %, explique la DEPF dans sa note de conjoncture du mois de mars 2016.
Pour ce qui est de la consommation de l’énergie de basse tension, son volume est resté quasiment inchangé comparativement à la même période de l’année passée, précise la note.
Par ailleurs, la production de l’énergie électrique a connu un léger recul de 0,6 pc au terme du premier mois de 2016, porté par le retrait de la production privée de 3,9 %, contre une hausse de celle de l’ONEE de 11,1 %.
Cette baisse a été compensée par la bonne dynamique des échanges de l’énergie électrique avec l’Espagne et l’Algérie, dont le volume des importations a augmenté de 18,6 % après une baisse de 20,4 % un an plus tôt.
Compte-tenu de ces évolutions, l’énergie nette a progressé de 1,5 % en glissement annuel, en janvier 2016, souligne la DEPF.

 

L’Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ADEREE), dirigée par Said Mouline, organise un Road Show de formation à l’Efficacité Energétique dans l’industrie, et ce à travers des ateliers destinés à l’ensemble des acteurs du secteur de l’industrie. Rabat, Casablanca, Marrakech, Agadir, Meknès, Oujda et Beni Mellal accueilleront ainsi l’équipe ADEREE pour des séminaires techniques sur les mesures d’efficacité énergétique dans le secteur de l’industrie.

Ces séminaires cibleront les industriels de ces régions et porteront sur la présentation des outils et méthodes d’économie d’énergie, les principales mesures d’efficacité énergétique et les mécanismes de financements recommandés par l’ADEREE. Ils permettront en outre d’apporter des solutions probantes à la lutte contre les changements climatiques et l’amélioration de la compétitivité industrielle.

Le Maroc avance avec sérénité dans sa transition énergétique pour porter la part des énergies renouvelables de 42% de puissance installée prévue en 2020 à 52% à l’horizon 2030, a affirmé, jeudi 17 mars à Berlin, le ministre de l’énergie, des mines, de l’eau et de l’environnement, Abdelkader Amara qui intervenait à l’ouverture de la 2ème Conférence internationale « Berlin Energy Transition Dialogue 2016 ». Il a souligné que ce nouveau défi sera largement atteint au vu du potentiel considérable en énergie éolienne dont dispose le Maroc, estimé à 25 000 MW en on-shore et 250 000 MW en off-shore, un potentiel solaire estimé à 20 000 MW, avec un ensoleillement de plus de 3 000 heures par an et une irradiation moyenne de près de 6,5 kwh/m2/jour. Et à l’horizon 2030, les programmes du Maroc porteront sur une capacité additionnelle de production d’électricité d’environ 10 100 MW, dont 4 560 MW de source solaire, 4 200 MW de source éolienne et 1 330 MW de source hydrique, a-t-il indiqué, notant que cela permettra de réduire la dépendance énergétique du Royaume qui dépassait les 98% en 2009 à moins de 82% en 2030.

Le Maroc et la Russie ont procédé, le 15 mars à Moscou, à la signature d’un mémorandum d’entente sur la coopération dans le domaine de l’énergie notamment en matière de gaz naturel liquéfié, de gaz de pétrole liquéfié, d’électricité, d’énergies renouvelables et d’exploration d’hydrocarbures.
En vertu de ce mémorandum d’entente, conclu à l’occasion de la visite officielle de SM le Roi Mohammed VI en Fédération de Russie, les deux parties conviennent de l’échange de données, d’expertises, d’expériences et d’informations sur les législations et les lois régissant les domaines inclus dans le présent mémorandum.
L’accord, signé entre le ministère de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, et le ministère de l’énergie de Russie, prévoit également l’organisation de stages, de sessions de formation, de forums, de conférences et de colloques, ainsi que l’encouragement de la concertation entre les spécialistes, les entreprises et les organisations des deux pays en vue d’établir des partenariats pour la réalisation de projets d’intérêt commun, de former des compétences et de promouvoir la recherche et le développement.
Les deux parties conviennent, aussi, de la création d’un groupe de travail bilatéral chargé de coordonner les actions et de présenter des propositions pratiques pour la mise en œuvre de ce mémorandum.

Source TelQuel.ma  Par Imane Azmi

 

Le français Akuo Energy affiche la volonté, à travers l’ouverture d’une antenne au Maroc, d’investir le secteur de l’énergie verte en Afrique.

Soleil, eau et vent. Le triptyque des énergies renouvelables a de beaux jours devant lui. Le secteur que le Maroc lance comme prioritaire attise les convoitises. Cette fois-ci, c’est au tour de l’entreprise française Akuo Energy, productrice indépendante  d’énergie renouvelable, de jeter l’ancre au Maroc en créant une filiale dénommée : « La compagnie marocaine du soleil et du vent ».

Contacté par Telquel.ma, Akuo Energy tempère, en expliquant que l’opération en est encore à ses débuts, « très  amont », comme nous le précise Axelle Vuillermet du département de la communication de Akuo Energy.

 

Si le management de l’entreprise française ne donne pas de détails pour le moment, il affirme néanmoins que « cette filiale marocaine représentera notre plateforme pour rayonner sur l’ensemble de l’Afrique ». Elle poursuit, exposant les projets lancés sur le continent africain: «A ce jour, nous avons un projet en cours de financement, à  Kita, au Mali, d’une capacité de production en photovoltaïque de 50 mégawatts. Et d’autres sont en cours de développement dans d’autres pays africains ».

 

Fondée en 2007, la société Akuo Energy construit et exploite ses propres unités de production. A fin 2014, elle affiche 560 mégawatts en exploitation ou en construction. La même année, l’opérateur a vendu pour 112 millions d’euros d’énergie électrique et thermique.

L’allemand Siemens compte construire une usine de pales pour éoliennes à Tanger. Il s’agit-là d’un investissement total de 100 millions d’euros. L’usine desservira les marchés éoliens d’Afrique du Nord, du Moyen Orient et d’Europe.

 

Siemens va construire une usine de pales pour éoliennes à Tanger. C’est dans ce cadre que l’entreprise et le gouvernement marocain viennent de conclure un accord majeur, mercredi 9 mars. Le projet prévoit un investissement total de 100 millions d’euro créant  près de 700 emplois. Cet investissement vient à la suite de l’octroi par l’ONEE du marché éolien de 850MW au groupement Nareva Siemens Enel.

 

L’usine, dont la construction est prévue pour le 2e trimestre 2016, entrera en exploitation selon les prévisions au printemps 2017. La production marocaine est destinée aux marchés éoliens d’Afrique du Nord, du Moyen Orient et d’Europe. Slim Kchouk, directeur général de Siemens Maroc a déclaré à cette occasion que: « la volonté du gouvernement marocain d’exploiter des sources d’énergie propres et renouvelables, la position stratégique de la ville de Tanger et la proximité d’un port aux normes internationales comme Tanger-Med, sont autant de facteurs qui font de Tanger le lieu d’implantation idéal de notre nouvelle usine ultramoderne».

 

Le futur site de production devrait s’étendre sur une superficie de 37 500 mètres carrés sur la zone industrielle tangéroise Automotive City, à 35 kilomètres environ du port de Tanger-Med. L’usine produira dans un premier temps des pâles de 63 mètres de long en composites. « Des pièces parmi les plus volumineuses produites actuellement dans le monde avec ce matériau », affirme les responsables de Siemens.

 

Ce n’est pas le premier projet de Siemens au Maroc. Le groupe y est présent depuis plus d’un demi-siècle. Il compte déjà à son actif plusieurs projets importants dans le domaine des énergies renouvelables, tel que le parc éolien de Tarfaya, d’une capacité de 300 mégawatts ainsi que celui de Haouma de 50 mégawatts, réalisés avec le partenaire marocain Nareva. De plus, le groupe peut se targuer d’une longue présence historique dans le pays.

Source TelQuel.ma

Bon cru pour Taqa Morocco. La société dirigée par Abdelmajid Iraqui Houssaini clôture l’exercice 2015 sur des réalisations qui dépassent les prévisions de son business plan. La centrale thermique de Jorf Lasfar affiche un chiffre d’affaires en hausse de 20% pour atteindre les 8,8 milliards de dirhams.

Les bénéfices ont suivi la même tendance haussière. Ils ressortent à 966 millions de dirhams en progression de 21% en comparaison avec 2014. Cette embellie est due notamment, selon la société, à la réalisation d’une bonne performance opérationnelle des unités de production d’électricité. Aussi, l’exploitation des deux unités de production les plus récentes (5 et 6) sur une période de 12 mois consécutifs a fortement contribué à l’amélioration des indicateurs financiers de Taqa Morocco. S’y ajoutent, la poursuite de la politique de maîtrise des coûts et l’appréciation du dollar face au dirham.

Le directoire de la société entend proposer la distribution d’un dividende de 30 dirhams par action lors de la prochaine Assemblée générale ordinaire. En 2014, le dividende par action n’était que de 22 dirhams.

Le Maroc va lancer un important véhicule financier pour fournir une électricité ‘‘propre’’ pour éclairer les milieux ruraux africains. En effet, selon le journal moyen-oriental basé à Londres, Alhayat, qui cite des sources informées, le Royaume soumettra ce projet de fonds de financement énergétique, en novembre prochain, lors de la tenue à Marrakech du sommet de la COP 22. La même source ajoute que le Maroc entend, par cet ambitieux projet, d’abord fournir du concret lors de ce sommet mondial qui devrait plancher sur les mesures à prendre pour mettre à exécution les engagements pris à Paris lors de la COP21, et puis donner corps à une possibilité économique considérable pour les investisseurs Marocains et internationaux, surtout que le marché africain d’électricité représente ‘‘une très bonne opportunité avec des potentiels de gains tout simplement gigantesques’’…

 

L’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) vient de déclarer le groupement ‘‘Nareva Holding/Enel Green Power/Siemens Wind Power’’ adjudicataire provisoire au terme de l’appel d’offres international relatif au Projet Eolien Intégré de 850 MW.

La réalisation du projet démarrera dès finalisation de la documentation contractuelle. Pour rappel, le projet d’envergure comprend 5 parcs éoliens : Midelt (150 MW), Tiskrad (300 MW), Tanger (100 MW), Jbel Lahdid (200 MW) et Boujdour (100 MW). Moyennant un coût d’investissement d’environ 12 milliards de dirhams, le Projet Eolien Intégré de 850 MW constitue un jalon majeur dans le plan de développement de la filière éolienne du Royaume qui vise à développer une capacité de 2000 MW éolien en 2020. A noter que la réalisation de ce projet se fera de manière progressive avec une mise en service intégrale de l’ensemble des 5 parcs éoliens prévue pour 2020.

L’Association panafricaine de l’industrie pétrolière aval (ARA) se réunit à Marrakech, du 14 au 16 mars prochain, pour envisager les moyens d’atteindre son objectif : ‘‘dresser une feuille de route définissant comment produire et distribuer l’énergie nécessaire à l’Afrique au cours des décennies à venir – énergie qui, selon l’Agence Internationale de l’Energie, restera constituée en grande partie d’hydrocarbures dans les années à venir’’. A un moment où l’on prend progressivement conscience du fait qu’un approvisionnement en carburant inefficace et de mauvaise qualité est de nature à limiter la croissance économique rapide de l’Afrique, cette conférence rassemble des dirigeants importants impliqués dans l’avenir de l’industrie, indique un communiqué parvenu à Infomédiaire Maroc. A noter que l’ARA est devenue la référence des nations africaines en matière de nécessité de travailler ensemble à construire une chaîne d’approvisionnement en carburant efficace, économique et sûre, et à constituer un bassin de main d’œuvre africaine qualifiée pour y parvenir.