Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, président de la prochaine Conférence des Nations unies sur le climat (COP 22), M. Salaheddine Mezouar, a tenu, dernièrement à Paris, une réunion de coordination avec la présidente de la COP21, Ségolène Royal, dans le cadre des préparatifs pour l’organisation de la COP22 en novembre prochain à Marrakech.
Les discussions entre M. Mezouar, accompagné d’une délégation de membres du comité de pilotage de la COP22, et Mme Royal ont été axés sur l’examen de l’état d’avancement de la coordination entre les deux parties et la mise en place de l’agenda pour la période précédant la COP22.

Dans une déclaration à la presse à l’issue de cette rencontre, M. Mezouar a mis en exergue la « bonne symbiose et la bonne synergie » entre les deux équipes, qui s’entendent parfaitement sur les rôles des uns et des autres, ainsi que leur détermination à « travailler ensemble pour faire en sorte que les outputs de la COP 21 coïncident avec ceux prévus pour la COP22 ».
Les priorités des deux parties sont bien identifiées, de même que la répartition des rôles, a-t-il souligné, notant que les deux présidences continueront à travailler ensemble sur un certain nombre de sujets, en particulier en lien avec la ratification de l’Accord de Paris, les engagements des Etats et les questions du financement et de la concrétisation des projets déjà identifiés.
Il s’agit de « donner encore plus de corps et plus de crédibilité à toute cette dynamique autour des questions du climat », a indiqué M. Mezouar.
La délégation marocaine compte notamment Mme Hakima El Haité, ministre déléguée chargée de l’Environnement, envoyée spéciale pour la mobilisation pour la COP22, M. Abdeladim Lhafi, Haut Commissaire aux Eaux et Forets, commissaire de la COP22, M. Aziz Mekouar, ambassadeur pour la négociation multilatérale, M. Chakib Benmoussa, ambassadeur du Maroc France et M. Mohammed Saïd Benryane, conseiller du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.

Le Comité de Pilotage chargé de l’organisation de la COP22 vient de dévoiler l’identité visuelle de la 22e Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (COP22), prévue du 7 au 18 novembre prochain à Marrakech.
« L’identité visuelle choisie repose sur le capital civilisationnel et historique du Royaume, particulièrement celui de la ville emblématique de Marrakech », a souligné M. Salaheddine Mezouar, président de la COP22, à l’occasion de la présentation au public de l’identité visuelle de la COP22, cité dans un communiqué du Comité de pilotage.
Cette identité visuelle a été « conçue de sorte à ce que tous les Marocains puissent se l’approprier », a-t-il ajouté.
Le célèbre pavillon de la Menara a été choisi pour être au cœur d’un rayonnement de Zellige. L’authentique mosaïque décorative marocaine est revisitée par un traité dynamique que l’on peut associer à une forme solaire.
La Menara, symbole de Marrakech, est le vestige d’un système hydraulique vieux de plus de 700 ans, témoignage du savoir-faire ancestral du Maroc, au service de la gestion d’une ressource rare et précieuse : l’eau.
Ce choix renforce l’ancrage local de l’évènement en reprenant également la couleur ocre, caractéristique de la ville hôte. Cette identité à la forte charge symbolique se veut profondément marocaine tout en étant parfaitement compréhensible à l’international.
Ses couleurs – bleu, vert, rouge et jaune – sont inspirées des quatre éléments écologiques primaires que sont l’eau, la terre, l’air et le feu, note le communiqué, ajoutant que ce sont là des couleurs chatoyantes et chaleureuses qui reflètent l’identité marocaine et africaine de la COP22.
Dans son utilisation officielle, le logotype COP22 est associé à celui de la Convention Cadre des Nations Unis sur les Changements Climatiques (CCNUCC) et à Marrakech « COP22/CMP12 ». Le sigle « COP » signifiant « Conference of Parties ». Il s’agit de l’ensemble des parties prenantes, pays et communauté de pays, à la convention. « 22 » pour la 22e conférence.
« CMP 12 » constitue l’acronyme de la 12e réunion des parties au protocole de Kyoto, « Meeting of the Parties to the Protocol ».
La mention en sous-titre « United Nations Climate Change Conférence 2016 » est susceptible de se décliner dans les différentes langues dont le Maroc a fait le choix pour communiquer auprès du plus grand nombre : l’arabe, l’anglais, l’espagnol et le français.
Cette identité constituera le visage et la marque de cet évènement international qui réunira plus de 25.000 participants à Marrakech venus de 196 pays plus l’Union Européenne ainsi que des milliers de journalistes, d’ONG et d’observateurs internationaux.
Cette identité visuelle accompagnera la dynamique diplomatique engagée par le Maroc, pays hôte et présidence montante de la COP.
« Le Royaume a une approche ambitieuse et volontariste en matière de lutte contre le réchauffement climatique et elle est portée au plus haut niveau de l’Etat par sa Majesté le Roi Mohammed VI », relève Salaheddine Mezouar.
Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération souligne également que « Nous devons saisir cette opportunité de la COP pour porter la voix des pays les plus vulnérables face aux changements climatiques, en particulier celle des pays africains et des états insulaires. Il est urgent d’agir devant ces enjeux. Aussi, la COP22 se veut être celle de l’action ».
Et Président de la COP22 d’ajouter que « le choix du Maroc pour accueillir cette manifestation aux enjeux planétaires n’est pas le fruit du hasard. Le rôle précurseur du Royaume et ses politiques volontaristes lui donnent toute la légitimité pour accueillir cet évènement et agir dans le sens de l’histoire ».

Total Maroc, filiale distribution du groupe français, comptant parmi les trois premiers opérateurs du marché marocain des carburants modernise son réseau de station-service. Et veut notamment les équiper en panneaux photovoltaîques avec une première réalisation à Marrakech.

En effet, M. Arnaud Le Foll, directeur général de Total Maroc a inauguré récemment à Marrakech la première station-service du groupe équipée de panneaux solaires photovoltaÏques au Maroc.

Une installation réalisée par des techniciens de Total Maroc, en collaboration avec la société Temasol, filiale du groupe pétrolier français spécialisée dans le solaire et présente aussi au Maroc

Le Conseil de gouvernement a adopté, vendredi 15 avril, un projet de loi portant approbation d’un mémorandum d’entente de coopération dans le domaine de l’eau, signé en février 2015 à Rabat entre les gouvernements du Maroc et d’Arabie Saoudite. Ce projet de loi, présenté par la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, porte sur la coordination des efforts entre les 2 pays en matière de développement des ressources hydriques, le renforcement des capacités et l’échange des expériences scientifiques et techniques dans le domaine de l’eau au service des 2 pays. L’accord stipule l’élargissement de la coopération entre les 2 parties dans tous les domaines en relation avec l’eau comme la formation, le développement des capacités pour l’utilisation des eaux souterraines et les projets de dessalement des eaux de mer, l’échange d’expertises et l’exécution des études et des recherches dans le domaine des ressources hydriques.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), en collaboration avec le Centre national de l’énergie, des sciences et des techniques nucléaires (CNESTEN), organise jusqu’au 27 avril courant, un cours régional sur la modélisation et l’évaluation des systèmes d’énergie électronucléaire utilisant la méthodologie INPRO. Selon les organisateurs, ce cours, qui se tient au Centre d’études nucléaires de Maâmora à Rabat, profite à 23 participants en provenance de 15 pays, dont le Burundi, le Tchad, le Congo, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo et l’Égypte. Connu au niveau mondial sous le nom INPRO, le projet international sur les réacteurs nucléaires innovants et cycles du combustible a été initié en 2000 par l’AIEA dans l’objectif d’aider les Etats membres à s’assurer de la durabilité de l’énergie nucléaire au 21ème siècle.

Des acteurs et institutionnels Américains opérant dans le secteur énergétique ont salué, le 13 avril, lors d’une visite à la centrale solaire « Noor I » à Ouarzazate, le leadership du Royaume dans le domaine des énergies renouvelables, appelant à s’inspirer du modèle marocain en la matière. « Les projets d’énergies renouvelables au Maroc donnent toute la mesure de l’ambition de ce pays, de même qu’ils renseignent sans équivoque sur son leadership régional dans ce segment énergétique », a notamment souligné Catherine Kate, de l’initiative gouvernementale américaine « Power Africa ». La responsable américaine a ajouté que le Maroc a éloquemment prouvé la capacité des énergies renouvelables à satisfaire les besoins énergétiques, appelant à tirer les enseignements de la démarche marocaine en vue de la généraliser sur les autres pays africains. La visite à « Noor I » a permis aux opérateurs publics et privés Américains de prendre connaissance, in situ, des avancées qu’a accomplies le Maroc dans le domaine des énergies propres, a dit Kate.

La concrétisation de l’ensemble des projets énergétiques amorcés par le Maroc devrait lui permettre de réduire d’environ 14% sa facture et sa dépendance quasi-totale vis-à-vis de l’extérieur pour s’établir à 84% à l’horizon 2025, a souligné le ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, Abdelkader Amara. Le Royaume a été « parmi les premiers pays à adhérer à la prise de conscience universelle, en ratifiant les conventions internationales et adoptant des programmes d’action nationaux en la matière, visant, dans leur ensemble, à allier croissance économique constante, changements climatiques, développement durable et solidarité sociale », a indiqué Amara, dans une allocution, lue en son nom par son conseiller, Adil Diani, le 13 avril lors de la cérémonie d’ouverture à Rabat de la 17e édition du Forum « Mines-Rabat Entreprises ».

Un accord relatif à la réalisation d’une étude de faisabilité du projet d’interconnexion électrique entre le Maroc et le Portugal a été signé le 14 avril à Lisbonne. Signé par le directeur de l’Electricité au ministère de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, Mohamed Hajroun, et le directeur général de l’Energie et de la Géologie au ministère portugais de l’Energie, Carlos Almeida, cet accord vise à lancer un appel d’offres en vue de la réalisation d’une étude de faisabilité technique et économique de l’interconnexion entre les deux pays.

Le groupe Banque islamique pour le développement (BID) vient de signer à Rabat, une convention de partenariat avec la Société d’investissements énergétiques (SIE) pour la création d’un fonds d’investissement spécialisé dans les énergies renouvelables. Ce fonds sera lancé officiellement en novembre prochain lors de la COP 22 à Marrakech. « A travers ce fonds, nous allons pouvoir lancer des projets dans les énergies renouvelables au Maroc mais aussi dans certains pays de l’Afrique et les autres pays membres de la BID », a déclaré à cette occasion, le directeur des investissements au sein de la BID, Mohamed Hadi. A noter que les partenaires n’ont pas encore convenu du montant à injecter dans ce fonds.

La Chambre des Représentants a adopté, à l’unanimité en séance plénière, le projet de loi relatif à la régulation du secteur de l’électricité. Ce projet de loi vise l’accompagnement des évolutions futures du secteur, au regard notamment de l’ouverture du marché de l’électricité et des mutations que connaîtront les différentes activités liées aux secteurs de l’énergie électrique et des énergies renouvelables.