La ministre de la transition énergétique et du développement durable, Leila Benali a affirmé, le 20 mars à Rabat, que les Assises régionales sur le développement durable (ARDD) représentent une occasion pour les citoyens de participer à l’élaboration des politiques publiques et de contribuer de manière agissante à la construction d’un avenir commun.
Dans une allocution à l’ouverture des travaux des Assises régionales sur le développement durable dans la région de Rabat-Salé-Kénitra, qui se tiennent au même moment que celles de la région de Casablanca-Settat, elle a indiqué qu’il s’agit aujourd’hui de la 12e étape des consultations régionales élargies sur le sujet, notant le rôle crucial de cette initiative dans la mobilisation de tous les acteurs de la région en faveur de la consécration des fondamentaux d’un développement régional plus durable, sachant que le Maroc s’est engagé depuis bien des années dans le processus de mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement Durable (SNDD).

Mme Benali a rappelé, à ce propos, les mesures prises en vue d’améliorer les conditions de vie des citoyens, préserver l’environnement, promouvoir une économie responsable et plus durable, relevant, cependant, que malgré les efforts consentis, il s’agit de passer à la vitesse supérieure et aussi de faire montre d’une détermination à toute épreuve pour ainsi atteindre les objectifs espérés.

Tout en saluant les efforts déployés au niveau régional qui ont permis d’associer toutes les potentialités dans la discussion des enjeux du développement durable régional, elle a fait savoir que les conclusions et constats de ce débat seront pris en ligne de compte dans la nouvelle version actualisée de la SNDD, actuellement en phase d’élaboration.

D’où, pour elle, l’importance des Assises régionales sur le développement durable qui reflètent une prise de conscience accrue quant au rôle prépondérant des citoyens dans la définition des enjeux et priorités nationales stratégiques en matière de développement durable et ce, aux fins de permettre à tous de participer au débat, de suggérer des propositions et ainsi pouvoir contribuer à l’élaboration des politiques publiques. L’objectif, selon elle, est de promouvoir un développement régional durable.

Pour assurer une implication de tous dans ce chantier, Mme Benali a fait état du lancement d’une plateforme de consultation citoyenne interactive destinée à recueillir les avis et les attentes des Marocains d’ici et d’ailleurs ainsi que les associatifs, soulignant qu’une participation massive des Marocains donnera lieu à des décisions judicieuses à même de répondre au mieux aux besoins de tous.

Et d’ajouter en assurant que le succès de ces Assises régionales permettra de mieux définir les mesures qui s’imposent pour promouvoir un développement régional en faveur de la consécration de la justice sociale et la promotion du développement humain, la réduction des disparités sociales et territoriales, outre sa contribution à l’amélioration de la situation de la femme, de l’enfant et de la famille ainsi que la préservation du droit au développement pour les générations actuelles et futures.

De même, le président du Conseil de la région de Rabat-Salé-Kénitra, Rachid Abdi, a mis en avant l’importance des Assises régionales dans la promotion d’un débat régional sur le développement durable, prélude, selon lui, à l’actualisation de la Stratégie Nationale de Développement Durable, laquelle stratégie devrait être, à ses yeux, globale et en phase avec les défis posés.

Il a indiqué, sur ce registre, que depuis l’adoption en 2017 de la SNDD, les régions, aux côtés des départements ministériels et des collectivités territoriales, se sont résolument engagées à répondre aux besoins pressants et à favoriser les opportunités de prospérité pour les générations futures, conformément aux prérogatives des régions énoncées dans la Constitution ainsi que les réglementations en vigueur.

« Les régions jouent un rôle prépondérant dans la promotion du développement durable, notamment sur les plans de l’amélioration de l’attractivité territoriale de la région et le renforcement de sa compétitivité économique et ce, tout en veillant à une exploitation judicieuse des ressources naturelle, leur valorisation et leur préservation, outre la prise d’une batterie de mesures favorisant l’essor des entreprises et l’implantation des activités génératrices de richesse et d’emploi, sans oublier l’effort consenti au niveau de l’amélioration des compétences des ressources humaines et leur qualification », a-t-il fait savoir.

Et d’estimer que le schéma régional d’aménagement du territoire est le cadre idéal de la mise en œuvre territoriale des stratégies de l’État et des politiques publiques à la faveur d’une démarche de coordination en phase avec les exigences et les attentes en matière de développement régional durable, notant que ce schéma vise tout justement à favoriser une action efficiente du tandem État-Région dans les domaines de la gestion et l’aménagement de l’espace ainsi que sa réhabilitation, à l’appui d’une vision stratégique et proactive favorisant la définition des orientations et des choix en matière de développement régional durable.

Pour atteindre ces objectifs, M. Abdi a relevé que le schéma d’aménagement du territoire concernant la région de Rabat-Salé, élaboré dans le cadre d’une démarche participative associant l’ensemble des acteurs régionaux, repose sur des choix stratégiques en phase avec les objectifs de développement durable, entre autres, la promotion de la production agricole et du monde rural, le renforcement du tissu industriel, un tourisme régional intégré et une offre touristique exhaustive, la mise à niveau des infrastructures dédiées au transport, la préservation des ressources naturelles ou encore la consolidation du système de l’éducation et de la formation, levier déterminant en matière de développement régional global.

Après avoir indiqué que le plan régional de développement a été conçu à l’appui de nombreux axes importants, entre autres, l’accès équitable à toutes les prestations dans les provinces et les préfectures, l’amélioration de l’inclusion sociale et professionnelle des jeunes et de la femme ainsi que le renforcement de la résilience de la région et son adaptation avec les changements climatiques et le défi de préserver l’environnement, il a assuré que les projets portés par la région répondent à des objectifs et des indicateurs englobant tous les domaines et qui plus est, ils ont été conçus de manière à favoriser leur évaluation en permanence par rapport aux objectifs fixés tout en permettant de prendre les mesures correctives qui s’imposent au regard de chaque étape et de chaque espace territorial.

Cette séance inaugurale des Assises régionales sur le développement durable dans la région de Rabat-Salé-Kénitra a été marquée par la projection d’une capsule sur la vision nationale et les priorités en matière de développement durable, réalisée par le ministère de la transition énergétique et du développement durable.

Parmi les thèmes qui seront abordés dans le cadre d’ateliers thématiques, il y a lieu de citer, entre autres, « Des ressources naturelles valorisées et préservées », « Une économie compétitive et des espaces territoriaux durables » ou encore  »les prestations publiques et le patrimoine culturel ».

Le partenariat énergétique entre le Maroc et l’Europe œuvre à préserver nos sécurités énergétiques et tenir les promesses à long terme en matière de lutte contre le changement climatique, a souligné, le 18 mars à l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) à Benguérir, la ministre de la transition énergétique et du développement durable, Leila Benali.

« L’Europe constitue par évidence l’espace naturel de projection du Maroc à l’international. Cette longue tradition de coopération régionale, entre partenaires aux valeurs similaires, œuvre à préserver nos sécurités énergétiques et tenir les promesses à long terme en matière de lutte contre le changement climatique », a affirmé la ministre dans une allocution en visioconférence, lors d’une session organisée dans le cadre de la réunion du Réseau des parlementaires de référence pour un environnement sain relevant de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE).

Mme Benali a relevé que ce partenariat stratégique « est souvent réaffirmé, notamment par la récente signature du Pacte Vert avec l’Union Européenne en octobre dernier, ou encore lors des entretiens avec les hauts responsables de l’UE à Bruxelles ».

« Il nous est alors nécessaire de renforcer notre dynamique de coopération et collaboration, à travers un dialogue multilatéral efficace, pour faire face à des défis communs, mais aussi pour promouvoir des opportunités communes ».

Dans ce sens, la ministre a affirmé que le Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, « a fait le pari de concilier sécurité à court terme et engagement de durabilité ».

« Le Maroc travaille au développement d’une infrastructure gazière durable, notamment pour relier l’offre aux centres de demande et pour garantir une énergie compétitive et propre », a-t-elle expliqué, rappelant que le Royaume a redoublé d’ambition en fixant l’objectif de dépasser 52% de sources renouvelables dans le mix électrique national à l’horizon 2030 et a développé une « Offre Maroc » opérationnelle et incitative pour la filière de l’hydrogène vert.

Une ambition vivement saluée par le président du Réseau des parlementaires de référence pour un environnement sain relevant de l’APCE, M. Rik Daems, qui a souligné que le potentiel énergétique marocain en énergies renouvelables est « formidable ».

Dans ce cadre, le président de ce réseau qui rassemble 55 parlementaires de 32 parlements nationaux des États membres et observateurs du Conseil de l’Europe, comme le parlement du Maroc qui bénéficie du statut de partenaire pour la démocratie depuis 2011, s’est dit impressionné par les projets initiés par le Maroc dans le domaine de la transition énergétique et l’intégration de l’énergie dans le système énergétique national, se félicitant des progrès réalisés dans les programmes d’énergies renouvelables, qui ont permis d’augmenter la part de l’éolien et du solaire dans le mix énergétique marocain.

Et de relever que la rencontre du Réseau des parlementaires de référence pour un environnement sain relevant de l’APCE, qui a permis de s’arrêter sur l’expérience marocaine en matière d’accès à l’eau potable et des énergies propres, s’inscrit dans le cadre la mission du Réseau visant à ancrer le droit à un environnement sûr, propre, sain et durable, en s’appuyant sur les orientations des Nations Unies en la matière.

Pour sa part, le Président de l’UM6P, M. Hicham El Habti, a indiqué que la visite des parlementaires du Réseau des parlementaires de référence pour un environnement sain relevant de l’APCE à l’UM6P leur a permis de rencontrer des jeunes doctorants et chercheurs qui travaillent sur des thématiques d’intérêt dans le domaine de l’hydrogène vert et des énergies renouvelable, ainsi que de visiter les installations de recherche au niveau de l’Université.

« Ces rencontres et ces visites ont ainsi permis aux parlementaires européens de constater de visu les projets initiés par le Maroc dans le domaine des énergies renouvelables, qui s’inscrivent dans le cadre des efforts initié dans notre pays en matière de transition énergétique pour une économie décarbonée », a souligné M. El Habti.

Lors de cette visite, les parlementaires du Réseau ont participé à l’atelier collaboratif « Fresque du climat », avec la contribution d’expertes de la « Fresque du climat – Maroc », qui a pour objectif de mettre en exergue l’essentiel des enjeux climatiques pour passer à l’action.
Ils ont également tenu une session d’échange avec les enseignants et les étudiants sur « L’accès à l’énergie propre : Donner la parole aux générations futures », l’occasion d’échanger sur l’importance d’accélérer les transitions nécessaires pour affronter les défis de demain.

A cette occasion, les membres du Réseau ont effectué une visite de certaines entités de l’écosystème, notamment le Green Energy Park et la ferme expérimentale.

Tenue en marge de la réunion de la Commission des questions sociales, de la santé et du développement durable relevant de l’APCE, cette rencontre de deux jours a été marquée par la présentation de l’expérience marocaine en matière d’accès à l’eau potable et l’échange de points de vue sur les énergies propres et l’évolution du Royaume dans ce domaine.

L’Université Privée de Fès (UpF) a annoncé avoir obtenu la certification EDGE Advanced pour son campus vert et son économie d’énergie de plus de 40%.

L’université s’est dite « fière d’annoncer qu’elle est la première et la seule université marocaine à date à obtenir la certification EDGE Advanced pour la construction de ses nouveaux bâtiments bas carbone ».

Cette certification est la preuve de l’effort et de l’investissement que l’UPF a déployé pour atteindre ses objectifs de développement durable et une illustration des réalisations remarquables de l’université en matière de durabilité environnementale et énergétique, notamment une économie d’énergie de plus de 40% par rapport aux normes du marché, a fait savoir l’UpF.

La certification EDGE est un système de certification reconnu à l’échelle internationale pour les bâtiments verts et durables, qui garantit une construction résiliente, plus efficiente et plus économe en eau et en énergie.

Le campus vert de l’Université Privée de Fès a été conçu pour minimiser son impact environnemental tout en maximisant l’efficacité énergétique, et en optant pour des énergies renouvelables.

Les caractéristiques clés du campus certifié EDGE Advanced incluent l’utilisation de matériaux de construction durables, une isolation thermique renforcée, des systèmes de ventilation naturelle, des équipements économes en eau et en énergie, et des installations de production d’énergie propre (Photovoltaïque).

Et de souligner qu’en obtenant la certification EDGE Advanced, l’Université Privée de Fès « prouve son leadership dans la promotion de la durabilité environnementale et énergétique ».

Cette réussite démontre également l’engagement de l’UPF à fournir un environnement d’apprentissage sain et durable pour ses étudiants, tout en répondant aux défis urgents du changement climatique.

L’UPF encourage les autres établissements à adopter des pratiques durables et à travailler ensemble pour créer un écosystème plus durable pour tous.

Vivo Energy Maroc a soutenu, à travers Shell Advance, sa marque d’huiles pour moto, la motarde Afaf Hamdoune pour une tournée de 6 600 kilomètres autour du Maroc afin de sensibiliser à l’émancipation des femmes marocaines. 

Cette tournée, qui a démarré le 18 février, est une première en son genre pour une femme marocaine. Elle a été ponctuée par des actions caritatives en faveur des femmes vivant dans des zones reculées et a permis de montrer que la femme marocaine est capable de relever tous types de défis et que les horizons s’ouvrent à celles qui osent les franchir. 

Sa tournée s’est achevée de manière symbolique à Bouskoura, le 8 mars, journée internationale des droits des femmes. 

Afaf Hamdoune a parcouru un itinéraire de plusieurs villes, en démarrant de Casablanca en passant par Rabat, Fès, Oujda, Merzouga, Errachidia, Essaouira, Agadir, Laâyoune, Dakhla, jusqu’à El Guergarat. Tout au long de sa tournée, elle a organisé des événements caritatifs en faveur des femmes vivant dans des zones reculées. Elle a également rencontré des femmes et des communautés pour discuter des défis auxquels les femmes marocaines sont confrontées dans leur lutte quotidienne.

Vivo Energy Maroc à travers Shell Advance est engagée à soutenir des initiatives inspirantes en faveur de l’égalité des sexes. Des initiatives qui mettent en avant les valeurs de fiabilité et de performance, tout en aidant les femmes à réaliser leur potentiel dans un monde où l’égalité des sexes est encore trop souvent un combat quotidien.

L’ONHYM a participé au congrès et salon d’exposition de l’Association des Prospecteurs et Développeurs du Canada (PDAC) qui s’est tenu, du 5 au 8 mars 2023 à Toronto au Canada.

Cette manifestation regroupe plusieurs compagnies minières, sociétés d’investissement, sociétés de services ainsi que des fournisseurs d’équipements et de services miniers.

La délégation de l’ONHYM a assuré le long de cet évènement, la promotion des projets miniers de l’Office ainsi que la présentation des opportunités d’investissements dans le secteur minier (hors phosphate) au Maroc.

L’évènement a été marqué par la visite, au stand de l’ONHYM, de M. Rachid Zein, Consul Général du Maroc à Toronto.

L’ONHYM et la société pétrolière GENEL ENERGY MOROCCO LIMITED ont scellé un accord pétrolier portant sur la zone nommée « Lagzira Offshore » située au large des villes d’Agadir et de Sidi Ifni.

La signature de ce nouvel accord pétrolier s’inscrit dans la continuité des travaux de prospection menés par GENEL dans le cadre d’une autorisation de reconnaissance sur la même zone en 2020 et 2021.

L’Afrique dispose de tous les ingrédients pour relever les défis de la dépendance énergétique et favoriser une énergie très bon marché et compétitive, comme facteur et une composante majeure du développement économique, a indiqué, samedi à Dakhla, le directeur général de l’Office national de l’Électricité et de l’Eau potable (ONEE), président du Conseil d’Administration du Global Sustainable Electricity Partnership (GSEP), Abderrahim El Hafidi.

Intervenant lors d’un panel tenu dans le cadre de la deuxième édition du Forum MD Sahara, organisée sous le thème « Le Maroc en Afrique, un choix Royal pour un Continent global et intégré », M. El Hafidi a mis en avant les ressources énormes dont regorgent les pays africains, notamment en matière énergétique et hydrique, notant que l’incapacité de l’Afrique à valoriser cette richesse entrave le développement du continent. A cet égard, il a relevé que l’Afrique dispose de plus de 12% des réserves mondiales en pétrole, plus de 8% de gaz naturel et plus de 6% de charbon, appelant à transformer ces ressources énergétiques fossiles en électricité, en énergie thermique et en infrastructure de base.

Pour sa part, l’administrateur directeur général délégué de Bank of Africa, Brahim Benjelloun Touimi, s’est félicité des choix extrêmement visionnaires du Maroc en faveur de l’Afrique qui constitue « notre présent et notre avenir », appelant à faire preuve d’un « afroptimisme raisonné » pour mieux exploiter les cinq formes de capital disponibles en Afrique (naturel, immatériel, environnemental, humain et social).

Dans cette perspective, il a plaidé pour la formation, l’empowerment, le suivi et le renforcement de la présence des acteurs économiques sur le continent afin d’assurer une meilleure implantation et une gestion optimale des ressources.

De son côté, le directeur général de la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG), Khalid Safir, a fait observer que l’Afrique est un continent qui émerge et qui place le développement économique au sommet de ses priorités, ajoutant que de par sa diversité et de ses ressources humaines et naturelles, le continent dispose d’atouts considérables pour parvenir à générer une croissance inclusive et éradiquer la pauvreté.

Il a, par ailleurs, mis l’accent sur la nécessité de transformer ce potentiel en richesse, à travers une approche de politique intégrée et globale et l’efficience des moyens, dans le but d’accélérer la reconstruction dans une logique de partenariat Sud-Sud, de rattraper les retards constatés et de renforcer le commerce intrarégional.

Pour le directeur général de la Convergence et de l’Évaluation des Politiques publiques au ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des Politiques publiques, Brahim Benmoussa, l’ancrage du Maroc en Afrique s’est davantage enraciné avec SM le Roi Mohammed VI qui lui a donné une forme grâce à une vision Royale altruiste et déterminée de l’Afrique, notant que cette diplomatie porte très haut les valeurs de paix, de dialogue, de coexistence, de respect mutuel, de non-ingérence dans les affaires intérieures et du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États.

Il a, en ce sens, appelé les gouvernements et les acteurs de tous bords à redoubler d’effort afin de sortir le continent africain de la dépendance, par le truchement de la consolidation des liens économiques et des échanges commerciaux.

La deuxième édition du MD Sahara a réuni des experts, diplomates et décideurs des secteurs privé et public, du Maroc et d’autres pays d’Afrique, en vue de partager leurs expériences et d’échanger autour de multiples thématiques dont la diplomatie classique, le renforcement des relations bilatérales, les diplomaties sécuritaire, alimentaire et énergétique, outre le codéveloppement et la solidarité Sud-Sud.

L’Institut de Recherche en Energie Solaire et Énergies Nouvelles (IRESEN) en partenariat avec l’Agence Allemande de Coopération Internationale (GIZ) et Viridian, ont lancé, le 6 mars à Dakar, le programme Hubs GoGreentech (HUGG) pour le renforcement des capacités des hubs d’innovation destinés aux startups spécialisés dans les technologies vertes en Afrique Francophone.

Ce programme d’un an s’adresse aux incubateurs, accélérateurs et hubs d’innovation souhaitant développer une expertise et un réseau dans le secteur des technologies vertes. Grâce à un bootcamp conçu sur mesure et à des activités de suivi tout au long de l’année, les hubs auront accès à des outils, des ressources, un guide de fonctionnement ainsi qu’un soutien pour développer leur stratégie.

Dans une déclaration en marge de lancement de ce programme, la directrice des Programmes R&D et Innovation, Sarah Diouri a souligné que le programme HUGG s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Make-IT in Africa » de la GIZ, notant que le bootcamp de lancement qui va durer une semaine regroupe dix hubs venus de différents pays de l’Afrique notamment le Sénégal, le Togo, la Côte d’Ivoire, le Bénin et le Burkina Faso.

L’IRESEN et Viridian s’occupent du déploiement de ce programme jusqu’à la fin de cette année pour renforcer la capacité de ces différents hubs d’innovations, les aider à mieux se spécialiser dans leur accompagnement de startups et à développer des programmes spécialisés pour les startups dans le domaine de greentech.

Au cours de ce bootcamp chaque journée a des thématiques bien définies, notamment le greentech, le positionnement, le marketing stratégique, la construction d’une communauté d’un réseau et la rédaction d’un plan d’action, a-t-elle fait savoir, ajoutant que des rencontres avec des bailleurs de fonds sur place pour renforcer les liens avec la communauté de financement de climat et la communauté de soutien au programme d’innovation dans les Greentech, sont également prévues.

Ce bootcamp a pour objectif de permettre aux participants de mieux se positionner par rapport aux opportunités d’accompagnement de greentech en Afrique, a-t-elle fait savoir, soulignant qu’il s’agit d’enjeu de souveraineté pour avoir des startups africaines qui répondent aux changements climatiques et qui peuvent accompagner les projets de startups greentech.

Grâce à sa stratégie en matière de transition énergétique mise en place depuis 2009, le Maroc a pu construire un écosystème et a développé des infrastructures de recherche et d’innovation qui peuvent inspirer d’autres pays africains, a-t-elle indiqué, ajoutant que le rôle de l’IRESEN est de partager cette expérience notamment en matière d’innovation dans les greentech et de s’intégrer dans le réseau africain.

Pour sa part, le représentant du GIZ pour l’initiative « Make-IT in Africa », Alex Gbetie, a indiqué que cette initiative entrepreneuriale vise à supporter les écosystèmes d’innovation en Afrique, afin de les rendre plus dynamiques et résilients.

« Aujourd’hui nous avons entamé le démarrage de notre programme HUGG qui vise à accompagner les hubs et les incubateurs à se spécialiser dans la greentech », a-t-il dit, précisant qu’il s’agit d’une thématique qui suscite beaucoup d’intérêt.

« Nous avons des startups qui réfléchissent à des innovations liées aux problématiques du climat et du gaz à effet de serre d’où la nécessité de les accompagner, de les encadrer et de les aider à grandir », a-t-il insisté, affirmant que « le but est d’outiller ces hubs pour qu’ils puissent encadrer les startups chez eux sur les problèmes qu’ils rencontrent ».

Les participants à ce bootcamp représentent notamment l’Agence de Développement de Sèmè City (Bénin), le Burkina Business Incubator (Burkina Faso) , le Zixtech HUB (Cameroun), l’ActivSpaces (Cameroun), l’Incub’Ivoir (Côte d’Ivoire), l’JATROPHAHUB (Guinée), le DoniLab (Mali), le Hadina RIMTIC (Mauritanie), le CIPMEN (Niger), le CTIC Dakar et Yeessal Hub (Sénégal) et Energy Generation (Togo).

Le Salon régional de l’eau qui s’est tenu, les 13 et 14 mars à Khénifra sous le thème « l’eau, levier de solidarité territoriale », a été l’occasion de braquer les projecteurs sur le patrimoine hydrique de la région de Béni Mellal-Khénifra.

Cette manifestation mettra en lumière la pression croissante sur les ressources en eau dans le bassin de l’Oum Er-rbia et les enjeux liés à la préservation de cette matière vitale avec un focus sur l’impératif de la solidarité hydrique inter et intra régionale.
La thématique choisie pour cette édition traduit la particularité du bassin de l’Oum Er-rbia qui satisfait non seulement les besoins en eau de la région Béni Mellal-Khénifra mais transfère également une partie de ses ressources à d’autres régions comme Casablanca et Marrakech.
Le Salon se veut ainsi une opportunité pour les différents acteurs du secteur de l’eau de coordonner et converger leurs actions pour promouvoir une gestion efficiente et durable des ressources hydriques basée sur la solidarité territoriale.

L’objectif visé à travers l’organisation de ce Salon est de renforcer la prise de conscience quant à l’importance d’une gestion efficace de l’eau pour assurer le développement durable, et de consolider les partenariats locaux et régionaux pour relever les défis qui se posent dans ce domaine crucial.

Il est également question de sensibiliser à la nécessité de recourir au transfert d’eau interbassins en cette conjoncture marquée par l’accentuation du phénomène de la pénurie d’eau.
Le Salon se fixe ainsi trois objectifs principaux. D’abord la mobilisation de toutes les parties prenantes à l’échelle régionale et locale afin de promouvoir la solidarité de l’eau entre les territoires et développer une gestion efficiente et durable des ressources hydriques. Ensuite la coordination et la convergence des actions entre l’ensemble des acteurs du développement territorial. Et enfin la célébration de l’eau en tant que don divin essentiel à la vie.

Une quarantaine de partenaires de l’agence du bassin hydraulique de l’Oum Er-rbia ont participé à cet événement qui se veut un catalyseur de réflexion et un initiateur de débats entre collectivités territoriales, experts, acteurs de développement, universités, organismes de la coopération internationale et ONG œuvrant dans le domaine de l’eau et de l’environnement.

Les échanges et les débats ont porté d’une part sur les moyens de susciter l’implication des organisations des usagers pour un meilleur accès à l’eau, et de favoriser la sensibilisation à la protection et à la préservation des ressources en eau, d’autre part.

Les participants au Salon ont engagé également la réflexion sur l’élaboration et la conception de programmes innovants favorisant la solidarité hydrique territoriale et la promotion de la coopération dans le domaine de l’eau auprès des instances de décisions et du grand public à l’échelle régionale et locale outre l’adoption par les différents usagers de gestes éco-responsables pour préserver l’eau.

Le bassin hydraulique de l’Oum Er-rbia dispose de potentialités et d’infrastructures hydrauliques considérables. Les apports moyens d’eau de surface au niveau de bassin s’élèvent à 2,9 milliards de mètres cubes par an alors que le potentiel mobilisable en eau souterraine est d’environ 300 millions de mètres cubes par an.

Le bassin hydraulique de l’Oum Er-rbia est doté de 15 grands barrages d’une capacité totale de stockage de l’ordre de 5,3 milliards de mètres cubes, soit 33% de la capacité de stockage en eau au niveau national.

Malgré le potentiel en eau relativement important, le bassin est très sollicité en tant que l’un des bassins les plus aménagés du Royaume. Le taux de mobilisation des ressources hydriques dépasse en fait les 85%.

De même, la demande en eau va crescendo. En 2030, la demande d’alimentation en eau potable passera à 385 millions de mètres cubes et celle d’irrigation à 3,2 milliards de mètres cubes. Les nappes d’eau souterraines en tant que ressources stratégiques connaissent aussi une forte pression notamment pour l’irrigation et enregistrent des baisses de niveau importantes suite à la surexploitation avec un déstockage moyen annuel de 300 millions de mètres cubes par an.

Le Coup d’envoi du Salon régional de l’eau de Souss-Massa, placé sous le thème « Les ressources en eau non conventionnelles : une solution alternative et une contribution au développement durable du bassin de Souss-Massa« , a été donné, le 8 mars à Tiznit, en présence du ministre de l’Equipement et de l’Eau, Nizar Baraka.

L’ouverture de cet événement de deux jours s’est déroulée en présence également du wali de la région de Souss-Massa, gouverneur de la préfecture d’Agadir Ida Outanane, Ahmed Hajji, du président du Conseil de la région, Karim Achengli, ainsi que des gouverneurs des provinces de Tiznit et d’Inezgane-Ait Melloul.

Organisé par l’Agence du bassin hydraulique du Souss-Massa, sous l’égide du ministère de l’Equipement et de l’Eau, ce salon a pour objet de contribuer à la mise en œuvre de la vision royale plaçant la problématique de l’eau au cœur des politiques publiques.

Il s’agit d’un événement qui ambitionne également de mettre l’accent sur la nécessité du recours aux ressources hydriques non conventionnelles, en tant que solution alternative pour faire face à la rareté des ressources en eau conventionnelles.

Intervenant à cette occasion, M. Baraka a rappelé les principaux objectifs de l’organisation des salons régionaux de l’eau, précisant qu’il s’agit d’espaces dédiés à la sensibilisation des citoyens et des différents usagers quant à l’importance des ressources en eau, de leur préservation et de la rationalisation de leur utilisation.

Il a ajouté que cette manifestation constitue une occasion d’exposer les plus importantes initiatives régionales entreprises dans le domaine de l’eau et qui prennent en considération les conditions climatiques de ce bassin hydraulique.

M.Baraka a relevé que ce salon constitue, en outre, un rendez-vous pour l’échange entre les experts et les acteurs dans le domaine de l’eau, ainsi que la société civile et les associations des usagers de l’eau.

Concernant le slogan choisi pour cet évènement, M. Baraka a expliqué que ce choix est naturel vu que « la région est devenue, aujourd’hui, pionnière au niveau national en matière de recours aux ressources en eau non conventionnelles en tant que choix stratégique pour le développement de l’approvisionnement en eau, en particulier compte tenu de la conjoncture climatique actuelle caractérisée par la rareté des ressources conventionnelles en eau« .

Après avoir passé en revue les caractéristiques climatiques de la région, ses activités économiques, ainsi que ses importantes qualifications agricoles, industrielles et touristiques, le ministre a souligné que la région Souss-Massa est au cœur des préoccupations liées au développement durable, l’eau et la sécurité alimentaire.

D’après le responsable, ces préoccupations exigent des efforts concertés en vue de mobiliser les ressources en eau nécessaires pour répondre aux besoins de tous les secteurs.

Dans ce contexte, M. Baraka a fait savoir que le recours à l’exploitation des ressources en eau non conventionnelles au niveau de la région Souss-Massa sera renforcé à travers la programmation de nouveaux projets de dessalement d’eau de mer, citant la deuxième phase de l’usine de dessalement d’Agadir et l’agrandissement de celle de Tiznit.

Le ministre a ajouté que les eaux usées traitées constituent une ressource en eau non conventionnelle et durable, soulignant que les projets de réutilisation des eaux usées traitées, au niveau du bassin permettront d’atteindre un volume estimé à 85,13 millions de mètres cubes par an.